La consommation, notre crime contre l’humanité ?

consommation les éveillés

Alors que nous tous, citoyens du monde sommes confrontés aux enjeux dramatiques et primordiaux pour la survie de notre planète, l’éthique mondiale et le grandissement de la condition humaine, nous nous sommes retrouvés asservis contre ces enjeux, pris dans le cercle vertueux du capitalisme et de la consommation ou vicieux de ces conséquences, notre responsabilité, si infime soit-elle est pourtant si lourde de conséquences. Les éveillés reviennent sur l’asservissement de nos actes sur fond d’idéaux bafoués par une défaite de la conscience et de la pensée.

 

Des enjeux si dérisoires, comparer à notre bonheur !

 

La course au confort

 

Ah las que nous soyons de discuter de sujet aussi fâcheux, le temps est aux vacances et au confort ! Oui, le confort, c’est le maître mot qui dicte notre mode de vie. Ce confort qu’on a assimilé au bonheur, vous faisant croire que la poursuite d’une chimère pouvait être aussi facile à obtenir, et ce sans effort ! On en est pourtant là, une fausse assimilation d’un sentiment à l’objectif de toutes vies. Loin d’assimiler le bonheur à une succession de plaisir, il est pourtant important de comprendre l’implication de notre bonheur assimilé à la notion de confort qu’on nous a inculquée.

 

Après tout, si les hommes se retrouvent déconnectés des faits qui nous entourent, c’est avant tout, car il est plus aisé de les diviser en leurs donnant un semblant de bonheur avec un confort illusoire, car il nous détourne des vraies réalités, visible sous nos yeux. Et lorsqu’on sent que des faits pourraient les unir, on préfère le faire sous forme de marches blanches, minutes de silence et autres manifestations qui seront oubliées aussi rapidement qu’elles se seront déroulées ! De notre inconscience ou de notre fausse conscience nous sommes responsables de toutes les conséquences qui nuisent à notre planète et au grandissement humain. Mais le plus surprenant c’est que nous sommes les premiers acteurs des malheurs de notre civilisation, car avant d’être des êtres humains, nous sommes avant tout des consommateurs.

 

Être consommateur quelles implications ?

 

La consommation reste un acte anodin de la vie courante, mais qui implique des conséquences réelles pour notre société. En consommant, on adhère à une politique éthique et économique, ce qui a d’ailleurs poussé l’arrivée d’une multitude de nouvelles tendances de consommation (équitable, bio…). La consommation est donc une façon d’encourager des normes et valeurs sociétales qui peuvent avoir des conséquences dramatiques pour la population mondiale. La consommation se révèle être une cause et origine impliquant les catastrophes industrielles, naturelles ou encore humaines. Vous me direz en quoi suis-je responsable du désastre de Fukushima ? Je vous répondrais que vous n’avez en effet, pas commis les erreurs de malveillance, n’êtes pas responsable du séisme qui a engendré une défaillance. Mais je vous répondrais que vous-mêmes avez été acteurs d’une politique visant à développer l’industrie nucléaire sans se soucier de ces conséquences. En consommant de l’électricité qui provient de cette énergie, vous l’avez encouragé. Car si tous les japonais avaient refusé d’acheter et de consommer de l’électricité en provenance du nucléaire, le désastre de Fukushima n’aurait jamais existé.

Il faut arrêter de penser que notre consommation n’a aucune implication et que nous pouvons consommer sans nous soucier des conséquences de nos actes. Nous ne pouvons fermer les yeux plus longtemps, sur des sujets qui nous semble être des fatalités, mais qui résultent, des conséquences de nos choix de consommation.

 

La consommation un acte égoïste ?

 

Plus jamais Bhopal !

 

De notre consommation, nous sommes tombés dans un cercle vicieux tendu par les grands magnats du capitalisme, nous avons pensé qu’en consommant pour notre confort nous serons heureux ! Nous avons pensé à ce pseudo bonheur sans se soucier des conséquences qu’il impliquait. Nous avons préféré ignorer la souffrance qu’impliquait ce choix si anodin et qui peut nous en vouloir ? À coût de spot publicitaire, de lobbying et de politique, on nous fait croire que des entreprises comme Total s’engage pour notre planète et notre futur, alors que Total est dans le top 10 des entreprises qui polluent le plus notre planète. Qui n’a jamais consommé de l’essence Total ? Qui n’a jamais consommé de l’essence de chez BP ? Cette même entreprise qui est pourtant responsable d’un des plus grands désastres écologiques qu’ait connu notre terre dans le golfe du Mexique.

 

Nous sommes tous responsables, si petite soit notre implication, au final c’est elle qui motive des capitalistes dénuées de sens moral et d’humanité à nous détruire à petit feu et le tout en vous laissant vous complaire dans des mensonges qui vous permettes de vous regarder dans une glace ! La majorité de nos vêtements sont produits au Bangladesh ou en Chine, ou des usines s’écroulent sur des salariés payés à coût de lance-pierre, quand il ne s’agit pas d’enfant dans des conditions inhumaines comme le Rana Plaza de Dacca. C’est une des conséquences de notre mode de consommation, pour des vêtements abordables de chez Camaïeu, Mangot ou H&M, après tout le sang des morts a-t-il toujours un coût ? C’est de notre consommation toujours plus intensive, de produits de l’industrie agroalimentaire que nous assistons à la destruction de nos terres fertiles par les pesticides, quand elle n’est pas responsable de l’empoisonnement de toute une ville comme à Bhopal. Plus de trente mille victimes ne peuvent nous ouvrir les yeux ?  C’est de ce même mode de consommation, qui nous pousse à remplacer ce liquide indispensable, qui est pourtant la plus grande partie de ce dont nous sommes constitués, en une boisson gazeuse, qui détruit et appauvrit une population tout entière d’Amérique Latine. À ne soyons pas las de ces égéries, qui sont comparées à des génies, ces capitalistes qui sont le symbole de réussite et des exemples à suivre !

 

Nos enfants nous accuserons

 

Nous avons fait de notre mode de vie occidental, un modèle de développement pour toutes les civilisations de notre planète, sans nous soucier que ce dernier était possible par l’asservissement d’une partie de ces autres civilisations. Nous avons trahi notre recherche d’une grandeur humaine, qui par la conscience pourrait sauvegarder notre habitat et toutes les espèces vivantes qui partagent notre quotidien. Nous avons préféré fermer les yeux sur ce monde, en choisissant de nous asservir et de nous complaire dans un système qui ne reconnaît que l’accumulation comme vertu, au nom de notre confort ! C’est de ce réquisitoire sévère et pourtant mérité que nos enfants nous accuseront d’avoir détruit leurs futurs, en nous prostituant sur une illusion du bonheur, car elle était plus facile à atteindre. C’est de cette inconscience qui nous a poussés à laisser notre destin aux mains des politiques, qui ont su nous dire ce qu’on voulait entendre, car il nous était trop effrayant de regarder notre culpabilité en face. On a su nous caresser dans le sens du poil, par des pseudo politiques capitalistiques de connivences, qui se sont servi de la consommation comme une vertu économique. Qui à coup de pouvoir d’achat ont cherchés à augmenter les inégalités et la division pour passer un système corrompu et destructeur comme étant une vertu de liberté et d’égalité, en détournant nos problèmes sur des faits d’une société éphémère et gangrenée, alors même que nous sommes responsables de la défaite de notre pensée, troquée pour une illusion d’un bonheur crée sur fond de malheur et de destructions. De notre délit de connivence nous détruisons le futur des générations, qui souffriront des conséquences de notre inconscience. Liberté, Egalité, Fraternité, Paix, Harmonie, Humanité, Beauté, Savoir, Connaissance, Conscience, Penser, sont autant de valeurs que nous perdons pour assurer l’avidité de quelques puissants et c’est pour cette raison que nos enfants nous accuseront.

 

 

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