Propositions, pour l’agriculture française

l'agriculture française les éveillés

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https://leseveilles.info/2016/11/26/propositions-lagriculture-francaise/
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A l’approche des élections présidentielles de 2017, l’enjeu de l’agriculture française est des plus importants. Comment sauver le monde agricole français? Les éveillés reviennent sur des propositions tout aussi simple qu’efficaces. 

 

L’enjeu de l’agriculture pour un état

 

Lorsque le Japon fut découvert par les Portugais dans les années 1540, le Japon était alors le pays le plus développé au monde. Il possédait la plus forte population, grâce aux techniques agraires et à l’optimisation de ses sols. Un agriculteur japonais réussissait à très bien vivre sa vie avec moins d’un hectare de terrain.

La France aussi possède un important patrimoine agricole, qui lui a permis dans le passé de rayonner. En effet, la grandeur de la France a pu être possible grâce à sa démographie surprenante. Jusqu’en 1795 la France était le pays le plus peuplé d’Europe (Russie comprise), elle restera longtemps le deuxième pays le plus peuplé d’Europe derrière la Russie. Si la France était le pays le plus peuplé d’Europe dans le passé, c’est qu’elle possède un patrimoine agricole important et une culture agricole prédominante. Dès la création de l’Union européenne, l’agriculture française était la plus avancée et la plus moderne d’Europe. Même si la France reste la première puissance agricole d’Europe, elle tend à décliner de façon permanente, de quoi inquiéter l’avenir de notre pays. Pourquoi ce déclin ? Qu’elles peuvent en être les conséquences ?

 

Le déclin de l’agriculture française

 

L’agriculture française est mise à mal depuis près de trente ans. Et pour cause la politique agricole française ne cesse d’aller dans le sens contraire des fondamentaux du pays. La France a tort de penser qu’elle doit concurrencer le monde! Elle est avant tout un exemple que le monde devrait suivre dans sa démarche agricole en perpétuelle recherche de la qualité ! Mais pour ce faire, les politiques agricoles n’ont pas cessé d’oublier ce fait primordial. La France devait donc devenir plus compétitive et commencer à concurrencer des pays comme le Brésil, l’Espagne ou les États-Unis sur les marchés agricoles mondiaux. Outre l’absurdité de cette politique mondialiste, la France avec l’Union européenne a cassé son atout agricole essentiel : la qualité.

Notre agriculture est passée d’une agriculture de qualité, qui profitait alors de son terroir et de ses spécificités, qui lui son propre à une agriculture de standardisation ou la recherche d’économie d’échelle est le seul levier de croissance. Cette politique s’avère désastreuse pour notre agriculture, car pour vivre, les agriculteurs doivent s’agrandir afin de produire plus et moins cher. Cette industrialisation de l’agriculture n’est pas sans conséquence, pour nos sols, notre environnement, nos méthodes de production et notre qualité qui se voit être standardisée par un cahier des charges qui ne comprend rien aux spécificités du terroir français.

Afin de survivre, nos agriculteurs ont deux choix : s’endetter pour s’industrialiser afin de miser sur les économies d’échelles ou d’obtenir des subventions. Ce modèle n’est pas viable en plusieurs points.

 

  • Premièrement, aucune entreprise ne peut survivre que par des éléments à caractère exceptionnel (subventions). Il en va de la dignité de nos agriculteurs qui veulent vivre du fruit de leur travail et non produire à perte comme c’est déjà si souvent le cas.

 

  • Deuxièmement, l’industrialisation des pratiques agricoles pose des problèmes d’ordre éthique (surtout dans l’élevage où la question de la dignité des animaux doit être respectée et soulevée), social (avec la mécanisation à outrance l’emploi agricole tend de plus en plus à diminuer), environnemental (les pratiques industrielles sont souvent bien plus pollueuse et dévastatrice pour notre faune et notre flore que ne l’est de petites exploitations), économique et culturel (la perte de savoir-faire français serait une conséquence désastreuse pour notre économie et notre culture puisqu’à se jour les produits français qui se vendent le mieux sont les produits de terroirs qui ne sont nullement standardisés. Il en résulterait une perte de notre patrimoine culturel qui serait préjudiciable dans l’économie agricole, mais à terme aussi dans l’économie du tourisme).

 

Cette perte d’une partie de notre identité ne doit pas être une fatalité, heureusement aujourd’hui, il y a en moyenne 21 fermes biologiques qui se montent chaque jour en France. L’intérêt de cette agriculture responsable : biologiques et plus généralement paysannes est qu’elle entraîne de nombreuses externalités positives. En effet, selon l’INRA elle permettrait d’économiser 20 à 40 € par hectare de coût de traitement de l’eau en moins, 37 € par hectare de coût de chômage en moins… Cependant, il faut les aider pour qu’elles puissent devenir pérennes et préserver notre patrimoine agricole. Le programme agricole qui vous est proposé est simple, mais efficace pour redonner à la France son autonomie alimentaire, sa culture agricole pour retrouver des produits de qualités qui ne seront pas standardisés par des cahiers des charges qui nuisent à l’image même de la France.

 

Favoriser l’économie locale

 

  • Favoriser fiscalement les circuits courts, en appliquant notamment un taux de TVA réduit pour les produits vendus à moins de 100 km de leurs lieux de productions.

 

  • Établir un site internet par département qui référence les différents circuits courts et exploitations qui existent dans le département et rendre ainsi une meilleure visibilité pour chaque acteur qui n’en aurait pas les moyens.

 

  • Rendre systématique et obligatoire l’utilisation de produits locaux dans toutes les cantines et restaurants des administrations et des établissements scolaires.

 

  • Instaurer une priorité nationale en terme d’achat de denrées agricoles par les consommateurs. Cela peut passer par une incitation fiscale (taux de TVA réduit par rapport aux produits importés ou par des règles de quotas appliquées directement par les distributeurs (grande distribution).

 

  • Réformer les centrales d’achat de la grande distribution, pour annuler leurs pouvoirs de force et d’abus de position dominante. Les centrales d’achats devront être régionalisées en fonction des spécificités de produits et laisser leurs points de vente libre dans le choix de fournisseurs locaux pour les produits agricoles provenant de la région.

 

Favoriser l’agriculture responsable

 

  • Favoriser les conversions et les installations d’exploitations agricoles en agriculture biologique ou paysanne par des déductions fiscales (soit par une baisse des impôts locaux et de l’IR ou IS, soit par un taux de TVA réduit sur les produits vendus de ces exploitations).

 

  • Retrouver une atomicité des acteurs agricoles en appliquant un taux de TVA plus important pour les industrielles afin de rétablir la libre concurrence (en effet, cette mesure peut passer par l’application systématique d’un taux de TVA supérieur pour les exploitations de plus de 15 hectares pour les viticulteurs, un taux de TVA supérieur pour les exploitations de plus de 20 hectares pour les maraîchers, un taux de TVA supérieur pour les exploitations laitières de plus de 100 vaches…) Cela permettra d’annuler la recherche systématique d’économie d’échelle et de rendre compétitif un agriculteur qui recherchera la qualité vis-à-vis des pratiques industrielles.

 

 

Favoriser la recherche de la qualité et du savoir-faire français

 

  • Retrouver le vrai goût des produits français en formant et sensibilisant nos jeunes étudiants agricoles aux anciennes pratiques et à l’élaboration de nos produits de terroirs.

 

  • Développer une filière du goût sur des produits reconnus par leurs qualités gustatif et développer cette filière par des débouchés internationaux.

 

 

Favoriser l’économie agricole

 

  • Favoriser les exportations françaises en modifiant le rôle des divers acteurs institutionnels. Les syndicats interprofessionnels et les chambres de l’agriculture devront avoir un rôle plus commercial en cherchant des débouchés internationaux pour nos produits agricoles. Ils devront par ailleurs prendre en compte les différents aspects du terroir qu’ils représentent afin d’être la vitrine de chaque exploitant agricole de son territoire.

 

  • Favoriser la mise en place des coopératives et redéfinir leurs rôles. La coopérative n’aura plus le rôle de transformateur ou de négociant. La coopérative devra permettre un partage de savoir-faire et mettre à disposition de ses membres le matériel nécessaire et aider les exploitants dans leurs processus d’export ou de vente.

 

  • Rechercher la compétitivité contenue plutôt qu’une compétitivité prix. Les agriculteurs qui s’en sortent bien sont ceux qui ont fait le choix de la qualité et de la vente en circuit court. De la qualité de nos produits dépend d’autres filières comme la filière de la restauration qui est alors directement impactée. La gastronomie et l’art de la table français seront remis au goût du jour notamment à l’international, par de la communication, des salons et expositions…

 

  • Atomiser les acteurs agricoles (cf favoriser une agriculture responsable) en instaurant une concurrence plus loyale, portée sur la qualité. Cela créera des débouchés, de l’emploi, permettra l’innovation et des recettes fiscales plus importantes pour l’état et les collectivités locales. Cette mesure permettra aussi de lutter contre la désertification des campagnes et de recréer la vie dans les villages en créant de nouvelles opportunités, notamment avec les circuits courts pour les commerces de proximité. Enfin, cela permettra de multiplier la présence à l’export de nos produits, si le système coopératif et les institutions agricoles françaises jouent un vrai rôle commercial.

 

  • Développer un fonds commun agricole, financé par les agriculteurs et les différents autres acteurs agricoles, permettant notamment : d’aider les jeunes agriculteurs à s’implanter et à développer les produits agricoles made in France à valeur ajoutée. Cela passera par l’ouverture de franchises commerciales dans différents pays du monde, qui revendront directement les produits français, effectuer une promotion générale sur l’agriculture française et plus particulièrement son excellence.

 

Protéger notre patrimoine agricole

 

  • Interdire la vente de nos terroirs et savoir-faire aux investisseurs étrangers, ces derniers ne pourront avoir plus de 49% de parts dans des entreprises agricoles françaises.

 

  • Favoriser la recherche de produits agricoles innovants, la redécouverte des produits ancestraux et le partage de savoir-faire entre agriculteurs notamment dans la redécouverte des techniques agricoles ancestrales.

 

  • Mettre en place des écoles d’excellences, internationalement reconnues dans les procédés agricoles.

 

 

5 Comments

  1. Ci-dessous l’exemple de l’ Agriculture est envisagé aussi, même si, dans toute l’ Économie comme en tout domaine, tout est relatif et en même temps, se tient !

    Impact de mes idées sur des problèmes d’actualité – 6 Septembre 2012.

    Débat Free – Bouyghes – « Avec Free, l’amélioration du pouvoir d’achat va être passagère ; pour l’emploi, c’est un désastre et l’ ETAT va y perdre en recettes fiscales autour d’un milliard d’€ par an » Mr Bouyghes lors de la présentation des résultats le 29/08/2012 ( Le Monde.fr du 31/08/12)
    Pierre Diot – Tomates de France ( La Croix du 29/08/12 ) : «  Il faut regarder du coté des habitudes des Français. Les dépenses pour Internet et la téléphonie sont désormais considérées comme indispensables, ce qui pousse les consommateurs à délaisser les fruits et légumes, jugés moins nécessaires au quotidien » .
    Conclusion – Le problème est donc réglé ! ( sauf que les emplois ne sont pas interchangeables ! )
    Plus sérieusement – Une meilleure solution consisterait en un système de rémunération mixte : d’une part une retenue légale d’une sorte de fixe par emploi sur une taxe générale sur la Valeur ajoutée de 20 %, d’autre part une participation à la masse salariale elle-même indexée sur la valeur ajoutée de l’entreprise à hauteur de 50 %. Des taux d’intérêt faibles favoriseraient les investissements au lieu d’un auto-financement important au départ nécessitant des marges élevées et par la suite des bénéfices excessifs, donc fragiles face à une concurrence agressive.
    Cela permettrait d’éviter les licenciements, la partie fixe faisant l’objet d’un crédit d’impôt éventuel et la partie variable des salaires s’adaptant à la hausse comme à la baisse des ventes de l’entreprise. D’ailleurs ce contrôle de la valeur ajoutée brute des entreprises qu’il ne faut pas confondre avec la TVA, qui elle rapporte à l’ ETAT, limiterait drastiquement l’intérêt des licenciements boursiers, comme les excès de marges bénéficiaires.
    Création d’emplois en Agriculture – De même ces mesures pourraient permettre aux paysans de travailler moins en créant des emplois, pour un revenu inchangé et même amélioré, sans augmentation des prix pour les consommateurs, donc de recréer aussi des emplois de proximité et un véritable aménagement du territoire, grâce à un meilleur partage de la valeur ajoutée.
    Par un fixe par emploi consistant, représentant une partie de la production nationale, comme dit plus haut, et du fait de l’absence de charges sociales supplémentaires, à production égale, les charges étant assises sur les volumes produits par une taxe sur la valeur ajoutée : employer plus ne coûterait rien ! Le marché étant partagé en fonction de l’emploi, vendre plus et produire plus ne pourrait se faire sans partager et donc se ferait sans remises quantitatives favorisant en aval la grande distribution.
    En cas d’ accident climatique localisé le crédit d’impôt amortirait la baisse des revenus automatiquement et la diminution des charges accompagnerait celle des volumes produits et inversement pour les secteurs épargnés. Le malheur des uns ne ferait plus le bonheur des autres, changement historique. En cas de surproduction accidentelle les prix baisseraient mais moins. La « distribution » pour reprendre les termes anciens d’ Edouard Leclerc, répercuterait les baisses ce qu’elle ne fait pas aujourd’hui. Ce qui est vrai pour l’agriculture est vrai pour toute l’ Économie.
    Création artistique et littéraire. – Comme pour l’agriculture et l’ économie en général, et même plus pour ce secteur, les mesures que je suggère auraient un impact énorme et positif. Un fixe par emploi est d’autant plus logique que le revenu sert à se procurer des biens que l’on ne produit pas soi-même, dont le volume ne dépend pas de notre propre production, qui peut être abondante si la nôtre est faible. Mais mieux vaut une production faible – et de qualité, c’est le cas de l’artiste – que le chômage ! Du fait du crédit d’impôt attaché à la taxe de contrôle de la valeur ajoutée, l’impact, à la baisse, sur les prix serait d’autant plus fort que la production est faible, donc celle-ci le serait de moins en moins, créant un véritable cercle vertueux. On ne verrait plus des artistes mourant dans la misère et des spéculateurs s’enrichissant avec leurs œuvres !
    Ces mesures seraient très profitables pour tous les secteurs où le coût marginal est faible et les coûts fixes élevés comme la presse et la restauration hors domicile etc… Par contre les rémunérations dépendant de la publicité, comme celles des footballeurs, dont le rôle diminuerait automatiquement, comme les salaires élevés en général – les mesures proposées organisant fortement le partage du marché en fonction de l’emploi – diminueraient.

  2. Un exemple concret : à un ingénieur des Mines en retraite :
    Cher Ami, le 23 Avril 2014 à 21 H 17
     
    Je voyais les choses de façon trop simpliste.
    Je crains que vos idées ne soient pas faciles à traduire dans des textes plus clairs que ceux qui existent actuellement, tellement clairs que, quand il y a litige, une demi-douzaine de juridictions successives vous donnent alternativement raison ou tort jusqu’à ce qu’il y ait prescription sans que rien n’ait été définitivement établi.
    Pour vos livraisons d’autrefois, je comprends bien que le coût pour vous variait en fonction du temps (températures et intempéries), de l’accessibilité des cuves, et de l’état de la circulation (embouteillages), mais tout cela devait être assez difficile à prendre en compte dans un système de tarification.
    Au lieu d’avoir comme métier de remplir des cuves de fuel, ayant travaillé pour plusieurs chaudronniers de tailles diverses, je sais que cela rapportait davantage de fabriquer les cuves, une fabrication toute bête et en grande série. J’ai connu dans les débuts du chauffage au fuel un industriel qui y a fait fortune, d’autant plus qu’il a bouffé quelques-uns de ses confrères techniquement beaucoup plus doués que lui et qui faisaient à l’unité de la chaudronnerie beaucoup plus difficile ( pour les raffineries et l’industrie chimique) mais qui avaient du mal à alimenter en continu leur carnet de commandes.
    Bon courage pour vos tentatives d’évangélisation des politiques et des économistes.
    Bien cordialement.
    Cher Paul, le 25 Avril 2014 à 10 H 44

    Pour être utile,  je réponds à l’exemple du fabricant de cuves banales qui avalait les entreprises plus douées mais ayant du mal à remplir leur carnet de commandes. C’est aussi le cas de Mittal avalant Usinor-Sacilor. Il se trouve que ces 2 cas n’auraient pas été possibles avec mes 3 mesures.
    Mittal a profité des bas salaires indiens et aussi de l’absence de charges sociales, ce qui n’aurait pu se produire avec une grosse TVA ( 40 % serait suffisant d’après mes calculs ) ou un droit d’accise les incluant. Avec redistribution partielle forfaitaire pour enlever son caractère injuste pour les pauvres.
    Avec une taxe de 20 % sur la valeur ajoutée d’où l’on pourrait déduire l’équivalent du SMIC,  assorti d’un crédit d’impôt , l’entreprise très rentable est obligée d’embaucher ( lutte contre le chômage ) ou de baisser ses prix ( respect du consommateur ) ou d’augmenter ses salariés ( respect du producteur ) ou d’ accepter de payer plus cher ses fournisseurs pour diminuer sa valeur ajoutée. Ou de payer la taxe dont une partie sera reversée à l’entreprise concurrente plus spécialisée et moins rentable.
    Quelle que soit la solution choisie, l’entreprise médiocre n’a plus les moyens de racheter l’entreprise spécialisée. De même les grandes surfaces seraient obligées de partager les marge arrières qu’elles « exigent de leurs fournisseurs » ( et aussi d’accepter leurs augmentations justifiées ). Ces mêmes fournisseurs étant astreints aux mêmes règles bénéficieraient d’une plus grande indépendance financière et ne se laisseraient plus faire.
    L’indexation de la masse salariale sur la valeur ajoutée ( brute ou EBE , comme le recommandaient Maurice Allais, Prix Nobel et René Deveaux, ingénieur Ensia) à  hauteur de 50 % compléterait la panoplie tout en poussant à la diminution du temps de travail plutôt qu’aux licenciements.
    Le but et le résultat de ces mesures serait une protection de la demande  » agrégée » comme disent les spécialistes ! Avec, en plus, une relation étroite et institutionnalisée avec l’ offre !
    Vous pouvez voir ainsi que mes idées sont très réalistes et très concrètes ! Car, aussi, applicables aux banques ! Très souples aussi ! L’ ETAT profiterait encore des 50 % d’excédent de Valeur Ajoutée ! Règles d’autant plus concrètes que elles contourneraient toutes les ententes et même les contrats et les réglementations, la fiscalité ayant le dernier mot ! C’est cela ou périr ! Pour l’ Europe et le monde ! La fin du chômage de masse est à notre portée !
    Bonne Journée !
    PS – Une redistribution partielle de la TVA aurait pour conséquence que le prix de revient de l’ensemble des produits concernés varierait en raison inverse , donc « en douce », des revenus réels !

  3. La part variable de la TVA ne l’est pas forcément dans le sens ou la consommation se fera toujours. Prenons l’exemple de l’agriculture, les grandes surfaces avec leurs abus de positions dominantes ont poussé les agriculteurs à grossir (la recherche d’économie d’échelle), ce qui c’est passé, que contrairement à un libéralisme raisonné, l’atomicité des acteurs c’est estompé. Plusieurs conséquences à cela, la grande distribution c’est regroupé, via les centrales d’achats pour acheter des denrées agricoles à prix bas, elle a abusée de son statut de client ou d’acheteur, de façon à créer que quelques gros acteurs qui leurs fourniront des produits pas cher, car ils profiteront des économies d’échelles. Cela a conduit à ce que l’acheteur définisse son produit et l’ère de la standardisation est créée. Des producteurs exclusifs qui contrôlent la production en fonction du besoin de l’acheteur (a savoir la grande distribution qui veut un produit qui coûte le moins cher possible et qui se garde le plus longtemps possible pour éviter le gaspillage). On a eu tord de penser que ce schéma est une fatalité, en recréent une réelle atomicité on créer de l’emploi et une multiple concurrence entre les producteurs. Dans ce type de réforme qui pourrait être mise en place la TVA à un réel rôle à jouer. En faisant varier le taux de TVA en fonction de la superficie des exploitations (favoriser l’atomicité et limiter la standardisation) et sur la localité (favoriser l’écologie et l’économie responsable).

  4. Les mesures que j’ai imaginées, peu nombreuses, répondent bien à cette nécessité de l’atomisation à l’opposé de la domination trustienne (tant pis pour le néologisme!) si nécessaire pour répondre à la capacité de production déjà signalée en 1936 par Jacques Duboin.
    J’ai gardé la photocopie du courrier des lecteurs de La Croix, un agriculteur de Seine et Marne.
    Le 1er écrivait le 14 Mai 1981 :  » Il est grand temps de mettre fin à l’exode rural. En conséquence, il faut faire tout pour défendre et maintenir toutes les exploitations familiales.
    « Voilà ce que déclarent avec un bel ensemble tous les hommes politiques et nos dirigeants professionnels.Mais pour croire à la sincérité de toutes ces déclarations, il faudrait que celles-ci soient accompagnées de propositions destinées à améliorer la situation souvent tragique des petits exploitants.
    « Or ce n’est pas le cas, au contraire ! Voyons ce qui se passe pour les prix agricoles, pour le blé par exemple: les céréaliers ont l’habileté de s’abriter derrière les petits producteurs pour obtenir un prix maximum. C’est ainsi que ce prix favorise inévitablement la très grande exploitation contre les exploitations typiquement familiales, ce qui ne fait qu’accroître les disparités.
    « Cependant, il est incontestable que le prix de revient n’est pas le même pour produire 300 quintaux de blé que pour en produire 10 000. En toute justice, il faudrait donc appliquer des prix différentiels. Alors, pourquoi ne pas établir des indices ? En prenant pour base l’indice 100, on pourrait appliquer l’indice 120 jusqu’à 300 quintaux, 95 jusqu’à 5000 et pourquoi pas 90 au-delà de 5000, ce qui aurait pour résultat de décourager les concentrations excessives.
    « J’ai le souvenir qu’après la création de l’ Office dublé, un règlement de ce genre était en vigueur, on appelait ça « le quantum », et je peux affirmer qu’à l’époque la situation des petits exploitants était bien meilleure que celle d’aujourd’hui »
    « Et pourquoi ne pas demander aux betteraviers, qui sont les plus grands privilégiés, de faire également un geste en faveur des éleveurs qui sont les plus défavorisés; par exemple mettre gratuitement à la disposition de ces derniers leurs pulpes qui ne sont que des sous-produits.
    « Si, en plus de ces quelques mesures indispensables, les petits producteurs étaient exonérés de toutes les taxes de coresponsabilité, alors et alors seulement on pourrait espérer mettre un terme à l’exode rural. »
    Je regardais sur Arte un reportage sur Angela Merkel qui sait écouter tout le monde, encore qu’elle soit aussi entourée de courtisans ayant des EGO à satisfaire.
    On voit bien que le vrai problème est l’humain, de même que j’ai écris à un ancien con-disciple de Philo :
    « Mon père et un de ses clients débitants de boisson se disputaient à Lomener, au Moulin Vert, il y a 50 ans car le commerce ne marchait pas «  A qui la faute ! » chacun accusant l’autre d’être trop gourmand. A ce sujet je crois avoir fini mon enquête ! Techniquement parlant. »

  5. Je citais hier dans «  Propositions pour l’agriculture » 2 courriers des lecteurs de La Croix, comme le laissait entendre la phrase : «  Le 1er écrivait le 14 Mai 1981 ». Le second datait du 26 Octobre 1982 et provenait d’un paysan de l’ Ouest, ex-délégué cantonal à la Mutualité Agricole de son département :
    Avec l’élection de F. Mitterrand, «pour beaucoup l’espoir était revenu. Dans ses réponses écrites, F. Mitterrand écrivait textuellement «  Il faut que cessent l’exode rural et la dégradation du tissu social dans les régions agricoles. Il faut que cesse l’injustice entre les agriculteurs eux-mêmes. Il faut que le revenu agricole soit garanti par une juste rémunération de votre travail, par une réforme de la fiscalité,etc…Par ailleurs, j’entends que mon action politique confirme mes écrits. »
    « Quelle est la situation actuelle résultant de ces lois de 1960-1962 et 1980 et qui n’ont point été abrogées ? L’exode rural se poursuit sans contestation possible, et pourquoi ?
    « Dans les régions normandes, même herbagères, lorsqu’une partie de l’exploitation est labourable, on assiste plus que jamais à l’accaparement des terres par des surenchères d’offres d’achat ou de location. Il est de notoriété publique que des « céréaliers » qui sont aussi producteurs de maïs, de betteraves à sucre, de plants de pomme de terre et pour lesquels les revenus n’ont guère baissé, surtout en 1982, viennent offrir des dessous de table dépassant parfois 10000 F l’hectare pour un droit au bail. Au mépris des lois sur les cumuls, les commissions étant complices, ils n’hésitent pas à dépasser les superficies tolérées et même à accaparer plusieurs exploitations sous formes détournées telles que GAEC ou autres formules (entre père et fils). Quant aux corps de ferme, ils trouvent toujours des citadins amateurs de résidences secondaires ou tertiaires. Dans l’ Eure, sur 3 hectares libérés par le départ des anciens ou par celui des jeunes à la veille de la faillite, 2 hectares vont aux exploitants de plus de 100 hectares. » 
    J’ai moi-même été victime de ces combines en 1965, ayant acheté un terrain de 4 hectares à 4 km de Lorient, qui a été préempté par la Safer et ensuite loti 10 ans plus tard !
    L’avantage de mes mesures étant qu’elles sont peu nombreuses et s’appliquent à toute la société par de là toutes combines et arrangements possibles et préviennent aussi le chaos climatique et social annoncé par la NASA : notre civilisation peut disparaître ! «  Il faudrait que cela aille mal pour qu’on vous écoute ! » m’a-t-on dit parfois. Comme un message ultime !

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