Le coût de la liberté occidentale !

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https://leseveilles.info/2016/11/22/cout-de-la-liberte-occidentale/
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Le coût de la liberté reste une notion peu appréciée par les peuples. À chaque conflit perpétré dans le monde, qu’il soit économique, militaire ou idéologique voir même les trois ! On voit la naissance d’une domination qui s’avérera coûteuse pour les belligérants impliqués. Les éveillés, reviennent sur le coût de la liberté imposé par « ces libérateurs » !

 

L’origine du mal !

 

Avant que tous conflits n’explosent, il est une source d’opportunité pour différents acteurs (Etats, firmes multinationales, peuples ou ethnies). Un conflit n’est jamais endigué par hasard, il répond à des objectifs précis. Par exemple, la Seconde Guerre mondiale fut une réponse apportée à la grande dépression qui fut pour l’époque la plus grande crise économique mondiale. L’apparition d’Hitler au pouvoir et de la mise en place de l’Allemagne nazie est ainsi due à plusieurs facteurs.

 

Lors du traité de Versailles de 1919, les vainqueurs (La France, Le Royaume-Uni et les USA) ont fait payer le coût de la Première Guerre mondiale à l’Allemagne et ses alliés, les jugeant seuls responsables des dégâts causés.

La grande dépression ne laissait pas beaucoup d’options aux industrielles et aux banques européennes et américaines. Ainsi, la mise en place de régimes fascistes qui avaient alors de gros besoins économiques pour armer leurs pays apparaissait comme une aubaine pour les états et les conglomérats d’entreprises industrielles et financières comme IGFarben, Général Motors, la Standard Oil, Ford Motor, Alcoa, Texaco, Shell Oil, JP Morgan et Chase… Les conglomérats d’entreprises américaines, britanniques et allemandes ont ainsi collaboré jusqu’en 1941 et l’Allemagne nazie fut une opportunité de profit colossale pour les entreprises américaines, comme JP Morgan qui faisait de l’échange de devise (marks en dollar) sur les biens confisqués aux juifs de l’Allemagne nazie, ou encore comme Ford Motor qui avec son partenariat avec IGFarben fournissait des moteurs et faisait un partage étroit de propriété industrielle dans la recherche notamment d’essence synthétique.

 

Aujourd’hui c’est encore le cas ! L’État Islamique est une création occidentale qui fait des ravages en orient et pour cause l’état islamique tire son origine d’Al Qaida ! Al Qaida qui est une organisation terroriste crée en 1987 et qui vient elle même de Maktab al Khadmat qui est une organisation financée et en partie formée par les États-Unis lors de la Première Guerre d’Afghanistan pour lutter contre l’invasion de l’URSS. Alors qu’aujourd’hui Al Qaida est un organisme qui est en partie soutenu par les USA notamment sa branche Al Nosra dans la guerre de Syrie. Cependant, l’État Islamique a commencé à émerger du fait de l’invasion de l’Irak en 2003 par les États-Unis. En effet, la chute du dictateur Sadam Houssein a permis la prolifération des idées répandue par Al Qaida et donc aussi par l’EI. L’instabilité offerte en Irak par les États-Unis tout au long des années 2000 et le soulèvement populaire en Syrie de 2011 a permis la mise en place de l’Etat islamique. Sachant que l’occident et l’orient n’a pas souhaité soutenir le soulèvement en Syrie en 2011, voyant cette opportunité comme la possibilité pour les pays orientaux de supprimer un concurrent pétrolier chiite et pour l’occident de pouvoir faire diminuer les cours du baril.

 

Le coût de la liberté occidentale

 

Chaque conflit est donc endigué par des acteurs qui voient dans le conflit une opportunité économique importante. Toutes les guerres se retrouvent donc être des guerres économiques ! Durant la Seconde Guerre mondiale, l’Allemagne nazie a créé l’étonnement en contrôlant la majorité de l’Europe tout en laissant seuls le Royaume-Uni puis l’URSS, faire face au rouleau compresseur nazi ! Cependant pour inverser cette tendance la nécessité d’un nouvel allié est devenue une opportunité pour les États-Unis. En effet, faisant le commerce avec l’Allemagne, qui n’aurait pu envahir l’URSS sans les produits pétroliers vendus par l’industrie pétrolière américaine, les États-Unis signent la chartre de l’atlantique avec le Royaume-Uni. Pour les libéraux, il s’agit d’un vent de liberté, pour l’Empire britannique cela signifie son coup de grâce ! L’Empire britannique ayant subi des revers notamment en Asie face aux forces japonaises a vu une perte de son influence dans ses colonies. La chartre de l’atlantique prévoit notamment que tous les peuples ont le droit de choisir leurs types de gouvernements, ce qui incite une indépendance des colonies britanniques. De plus les « lend-lease » ou le programme de prêt-bail, mis en place par les États-Unis pour armer l’Europe, a déjà été conclu au détriment des intérêts britanniques. En effet, le transfert de technologie, et l’ouverture du marché britannique et de ses colonies aux produits américains sont des conditions sine qua non.

 

La fin de la guerre et la libération de l’Europe, verra la mise en place du plan Marshall et de la guerre froide. Ce «vent libéral» essayera de donner des leçons aux Soviétiques, comme ce fut le cas pour le bombardement inutile de Dresde, qui visait à ralentir les troupes de Staline afin que les États-Unis disposent de la partie la plus industrialisée d’Allemagne. Enfin, le coût de la liberté passe par le coût de la reconstruction européenne. C’est l’avènement du Plan Marchall qui a permis d’américaniser l’Europe et la mise en place des deux blocs (soviétique et américain).

 

Aujourd’hui, rien ne change…

 

Aujourd’hui, ce n’est pas aussi différent que dans le passé. L’intervention de la coalition occidentale contre l’État Islamique revêt un caractère étrangement similaire ! Cette intervention qui démarre principalement après la Seconde Guerre civile irakienne et notamment du fait de la menace de la part de l’État Islamique des intérêts américains se trouvant au Kurdistan ou au sud du pays. En effet, les États-Unis étant partis d’Irak fin des années 2010 pour faire place au gouvernement provisoire. Cependant, le monstre Daesh crée par les Occidentaux va coûter cher à l’Irak et à la Syrie. Comme toutes interventions armées de la part de l’occident, la note pour le coût de la liberté risque d’être salée ! En Europe ce coût fut désastreux notamment pour la France qui subit les pires attentats de son histoire.

 

Au-delà des conflits armés, les conflits économiques sont de plus en plus propagés par le bien-fondé du libéralisme économique. Telle une chimère, le mécanisme d’endettement proposé lors du consensus de Washington et dénoncé par Maurice Allais semble en être une preuve. En effet, pour développer l’Amérique latine et lui offrir la liberté, les États-Unis, comme tout bon opportuniste n’ont pas hésité à proposer des prêts à ces pays, afin qu’ils s’endettent pour se développer. Si, certains d’entre eux ont réussi à tirer leur épingle du jeu, ce n’est pas le cas de la majorité qui connurent différentes crises et une récession importante. En somme le même mécanisme imposé aux états membres de l’Union européenne ! On les aide à s’endetter, en leur promettant un développement futur, mais en réalité on ne propose qu’une austérité économique. C’est le coût de la liberté européenne, qui a pour conséquence un ralentissement fort de notre économie. Mais à force de jouer le même jeu, le chien risque bien de se mordre la queue ! Et pour cause la majorité de la dette américaine est tenue par la Chine, serait-ce le nouveau coût de la liberté pour les Américains ?

 

8 Comments

  1. Le voilà tout est dit! Dommage que cet article sera bien moins lu que les crottes postées par la dechetrie mediatique tels que Le figaro, le monde et companie..

  2. C’est vrai que le travail est indispensable pour la dignité, mais sans exploitation, ce qui reste à démontrer avec Fillon, qui a, en effet, bifurqué par rapport à Séguin, plus soucieux de social.
    C’est vrai qu’il est sérieux, mais peut-être pas à la hauteur, non pas de la fonction, et c’est déjà appréciable, mais de la situation. Il n’a pas l’air d’avoir compris que nous sommes dans une société de consommation et que c’est de demande que nous manquons, pas d’investissements .
    Il n’a pas compris qu’il s’agit d’un milieu à trouver entre dictature du prolétariat – et queues des consommateurs – et règne du client-roi, roi mais nu et que la solution , la victoire, n’est pas dans le système libéral, bien représenté par la pensée unique ou terrorisme intellectuel, père de tous les autres, mais dans un juste milieu passant par le partage de la valeur ajoutée, ce que confirmait 63 ans après Jacques Duboin, Francis Mer, ex-PDG d’ USINOR-SACILOR en 1999 à Ouest-France :  » La machine à produire de la richesse est en train de s’emballer positivement. Elle pose, par contre, la question de savoir comment répartir cette richesse. »
    Pour mon 80 ème anniversaire mon fils aîné m’a offert « l’ Illustration  » du 6 Juin 1936 où la moitié des pages étaient consacrées à la publicité !
    Dans une lettre à Michel Rocard du 10 Mai 2014 je lui rappelais qu’il avait dit en 1990 au Forum de l’ Expansion « La hausse de la consommation ne saurait sans danger dépasser l’accroissement de notre propre capacité de production », ce à quoi je lui avais répondu : « Nous achetons des camions Mercédès alors que Renault cherche à nous en vendre  » !
    En fait nous n’avons pas encore compris – ou faisons-nous semblant de ne pas comprendre ? que nous sommes en société de consommation, plus que jamais !
    En fait ce sont les concurrences déloyales – dont les délocalisation – et la pensée unique
    pratiquée par Bruxelles, qui nous empêchent , depuis 1936, 1990 et 1999 d’admettre que le mensonge règne aux plus hauts niveaux !

    Pierre Calame , polytechnicien et haut fonctionnaire, Président de la Fondation pour le Progrès de l’homme, disait à Ouest-France le 9 octobre 1993  » « Nos dirigeants ne sont que les porte-serviettes de leurs firmes dominantes ».
    En fait, nous sommes tributaires de cette erreur dominante consistant à croire que nous avons besoin de ces grandes entreprises pour équilibrer nos échanges avec l’extérieur, alors même que ces exportations sont les responsables de ces déficits, du fait qu’il est impossible de compenser les pertes d’emplois et de cotisations subies par les importations inévitables issues de masses sous payées et sans charges sociales par des emplois de luxe ou technologiques représentant peu d’emplois mais bien payés.
    Le bilan ne peut qu’être négatif, comme bien vu par Maurice Allais !

  3. Je n’ai connu Maurice Allais qu’en 2009 par un article du Monde « Le Prophète Maudit » de Pierre-Antoine Delhommais. Mais j’avais tiré les mêmes conclusions dès 1972 où j’écrivais au journal La Croix mon désaccord avec la déclaration de Jean Boissonnat, directeur de l’ Expansion qui déclara à propos de la grève du Joint Français qui voulait délocaliser à Malte – c’était le début de la mondialisation :  » Il faut savoir ce que l’on veut, être solidaires ou pas, industrialiser le Tiers Monde ou pas ! ».
    24 ans plus tard,J’avais bouclé la boucle de ma réflexion, le 8 décembre 1994 , grâce à une déclaration de Jacques Delors critiquant Philippe De Villiers :  » Lorsqu’il apparaît avec une paire de sandales de Chine qui coûte 10 Frs et une d’ Europe qui vaut 50 Frs, il ne vient pas avec les TGV, les autos et les centrales atomiques que nous vendons aux Chinois. Si on écoutait ces mauvais bergers, demain notre niveau de vie se réduirait de 30 % et nous perdrions un emploi sur trois car un Français sur trois travaille pour l’exportation  »
    J’écrivis à Pierre Bauchet économiste et Président de Paris I Sorbonne, dont je lisais et gardais les articles dans La Croix, et alors qu’il se plaignait de la baisse de l’aide aux pays pauvres, de faire le rapprochement entre le développement de ce commerce, dont il se réjouissait et le développement parallèle de notre dette publique. Il ne me répondit pas – ce dont j’ai l’habitude – mais changea complètement d’avis quelque temps plus tard, comme je le constatai dans le journal.
    Malheureusement ce changement d’avis passa inaperçu et nous sommes toujours dans une très profonde erreur, embourbés avec l’aide des médias avides de publicité et en dépendant tellement qu’ils n’ont pas vraiment le choix  » Consomme et tais-toi » est la règle !

  4. Lorient, le 14 Juin 2013.

    Monsieur Jacques Delors,

    Ce Mardi, je vois sur Internet qu’un professeur de Mathématiques a été suspendu pour avoir permis la projection d’un film d’horreur dénommé Saw, qui a justement servi de film-test dans un article de Science et Avenir de septembre 2009 que je venais de redécouvrir il y a 8 jours.
    Didier Courbet, professeur à l’ IRSIC, avait fait visionner, individuellement, à un groupe d’ étudiants d’Aix-Marseille, dans le cadre d’une expérience tendant à montrer l’influence des programmes de Télévision sur les comportements, un extrait de Saw et à un autre groupe un film mettant en valeur les comportements d’entraide. Croyant l’expérience terminée, les étudiants croisaient alors dans le couloir un complice du laboratoire qui faisait tomber à leurs pieds une pile de documents. Aucun des étudiants ayant visionné le film d’horreur ne s’est arrêté, contrairement aux autres qui ont tous apporté leur aide.
    « Aujourd’hui, nous démontrons clairement que les programmes qui mettent en scène la violence, l’égoïsme, l’individualisme ou la compétition produisent une influence négative sur les personnes qui les regardent. » déclarait Didier Courbet. Conclusion de Jean-Léon Beauvois, professeur de psychologie sociale : « on pourrait réduire sensiblement les chiffres de la délinquance en diminuant de 50 % la quantité d’hémoglobine à la télévision. Mais est-ce que les créateurs seraient d’accord ? »
    En fait ce n’est pas le problème des créateurs qui répondent à la demande des chaînes, celles-ci répondant à la demande des annonceurs via l’ Audimat ! C’est pour cela que la fin de la publicité à la télévision sur les chaînes publiques était une très bonne chose, même si cela n’était pas l’intention réelle de Nicolas Sarkozy !
    Ci-joint copie d’un article sur la souffrance au travail qui montre bien le rôle de la Concurrence dans la vie de tous les jours, tout à fait en phase avec la violence à la télévision. Diminuer cette concurrence qui est l’exact opposé de la solidarité par l’intervention de la fiscalité dans le jeu économique comme l’expliquait mon texte de 1973 « Le rôle de l’ ETAT dans l’ Économie ou le procès du libéralisme » (ci-joint) est absolument nécessaire au contraire d’ idées reçues comme « Le progrès ne crée pas de chômage ».Alors la violence dans les médias choquerait .
    Je disais dans ma deuxième déclaration à la presse, en 1993, « si tout se tient, ou on résout tout ou on ne résout rien » Même si c’est un peu plus compliqué dans l’exécution, il suffit et Il faut diminuer la dépendance vis à vis du consommateur en privilégiant l’emploi et les salaires par les moyens que je suggère, un fixe avec crédit d’impôt à retenir sur une taxe sur la valeur ajoutée et une indexation de la masse salariale sur cette même valeur ajoutée, plus le remplacement des charges sociales par la TVA ou un droit d’accise basé sur les volumes produits, comme je l’explique ci-joint.
    C’est d’une logique totale à laquelle personne n’a jamais trouvé à redire ! 2000 milliards de dette que la réduction des déficits annoncée n’empêchera pas d’augmenter montre l’urgence absolue de la situation. Pour donner une idée de son caractère vertigineux cela correspond à 4 à 500 porte-avions nucléaires alors qu’on n’a pas les moyens d’en construire un deuxième ! Vous trouverez ci-joints des textes en contradiction totale avec vos prises de position passées. Nous allons à la catastrophe et il serait encore temps d’avouer notre erreur générale et de le dire. « Il est d’un bon citoyen ( du ciel aussi) de préférer les paroles qui sauvent aux paroles qui plaisent ! » Démosthène.
    Veuillez agréer, Monsieur Jacques Delors, mes plus sincères salutations.

  5. Forum Économie de Boursier.com le 4 Avril 2014

    L’ objectif de 3 % de déficit encore reporté au nom de la Croissance !

    Croissance, que de crimes en ton nom !
    Les gros voudraient bien partager…le surplus ! Plus tard ! C’est-à-dire jamais! La croissance est partie à l’ Est avant d’aller vers le Sud ! Et on trouvera encore longtemps des pauvres à exploiter ailleurs ! Maurice Faure, le dernier signataire du traité de Rome, qui vient de mourir, avait des raisons d’être pessimiste !
    En attendant, chez nous, des gens désespèrent et se suicident ( 2 dirigeants de PME par jour, 1 agriculteur tous les 2 jours, etc…) sans compter ceux qui se suicident à petit feu par la drogue ou par l’alcool.
    C’est cela la concurrence, à l’abri de laquelle sont les dirigeants, incompétents mais repus et imbus d’eux-mêmes. Ils disent qu’il faut partager mais ne le font pas, qu’il faut être performant pour avoir le droit de vivre dignement, comme si il n’y en avait pas assez pour tout le monde !
    Or, contre le chômage, la Croissance n’est pas nécessaire !

    On n’arrête pas le progrès, constate le bon sens populaire. Augmenter la productivité permettrait aussi de diminuer le temps de travail. Qu’est-ce qui l’empêche ? La Concurrence ! Dans un texte publié en 1973, intitulé « Le rôle de l’ ÉTAT sans l’ Économie ou le procès du libéralisme  » j’écrivais :
    « Dans ce contexte, l’intérêt de l’argent placé d’un coté, dû de l’autre, la publicité et les investissements encouragés par la fiscalité, les rabais proposés au consommateur, aggravent le mouvement et je ne vois pas comment on pourrait résoudre le problème en poussant la croissance, sinon par le vide, c’est-à-dire le chômage. Inutile d’essayer d’en sortir tant qu’on n’y a rien compris. »
    Concernant les délocalisations j’ai fait changer d’avis le Pr Pierre Bauchet en 1996, Président de l’ Université Paris I Sorbonne à l’époque, rejoignant celui de Maurice Allais , seul Prix Nobel d’ Économie Français .
    La concurrence est utile jusqu’à un certain point. Une part de solidarité aussi ! Entre autres mesures radicales, car peu nombreuses, 3 , une dose de solidarité consisterait en une taxe de 20 % d’où l’on pourrait déduire un SMIC amélioré assorti d’un crédit d’impôt.
    Ce serait un excellent moyen de reprendre et de partager les marge-arrières des entreprises dominantes et bénéficiant de rentes de situation dues à la dépendance excessive de leurs fournisseurs par rapport au marché !
    Rien que cette mesure peut améliorer beaucoup la situation !

  6. D’actualité !

    Pensée unique, pensée inique , tu es perdue !
    Il n’y avait rien censurable dans ce que j’ai écrit hier soir.
    Je répète : Matteo Renzi a perdu son pari parce qu’il n’a pas remis en cause le dogme européen du libre échange, entre pays inégaux, comme le faisait Maurice Allais .
    Ce que la pensée unique  n’a pas compris !

    D’un lecteur de Nouvelle Cité en Février 95 : ( à lire attentivement ! )
    « Si l’on prend en compte le fait que, au cours des 20 dernières années, le Revenu National a augmenté de 50 % et, cependant, le nombre des chômeurs est passé d’un à trois millions et demi, il n’est pas faux de dire que l’ économie de marché est plus destructrice que créatrice d’emplois.
    « En fait, lorsqu’un consommateur cherche à acheter le moins cher possible, il est, de par sa démarche, indirectement destructeur d’emplois. On objectera que l’ économie ainsi réalisée, par exemple dans l’achat de vêtements, lui permettra d’acquérir un ordinateur et donc de faire marcher l’industrie correspondante. Ce raisonnement oublie une partie de la réalité : que l’industrie du vêtement , ou de la chaussure, est de trois fois plus consommatrice de main d’oeuvre ( par millier de Francs de chiffre d’affaires) que ne l’est l’industrie informatique. Cela signifie que, dans ce cas, pour trois emplois détruits, il y a un emploi créé. »
    L’effet de ciseaux démontré ci-dessus est à multiplier par 10 dans les échanges avec les pays pauvres. C’est là-dessus qu’il faudrait revenir au lieu de se résigner au déclin !
    Les effets sont cachés et c’est pour cela que la dette publique Européenne a augmenté de 262 milliards € en 2013 pour atteindre 93,9 % du PIB !
    Keynes avait raison, c’est une politique de la demande qu’il faut faire ! à condition d’exclure ce commerce dévoyé dénoncé par Maurice Allais !

  7. Prémonitoire !
    J’ai devant moi la photo d’un François Hollande très souriant parue dans Ouest-France en Janvier 1996 à l’occasion d’une interview le Dimanche 14 Janvier dans Le Monde et préconisant une politique de la demande.
    Le PS en quête d’une nouvelle politique économique : D’abord les salaires !
     » Le porte-parole du PS , François Hollande, y a encore insisté Dimanche « Si les Français ne consomment pas, ce n’est pas parce qu’ils ont peur, c’est parce qu’ils n’ont pas d’argent. Et d’indiquer que le gouvernement aurait été bien inspiré, pour dégripper la machine, de revaloriser le SMIC et d’augmenter les salaires dans le secteur public. »
    Je lui ai expédié cet article le 18 janvier avec les commentaires suivants:
     » Vous avez tout à fait raison de penser qu’il faut faire une politique de la demande, et de regretter la ponction, injuste en plus, de 100 milliards opérée sur les ménages depuis Mai 1995.
    « Le problème est dans le choix des moyens ! Parler d’augmenter les salaires et de diminuer fortement la durée du travail, sans remettre en cause la Concurrence, le système libéral et libre échangiste dans lequel nous sommes, c’est se fourvoyer et fourvoyer le peuple. L’expérience Mitterrandienne devrait au moins vous avoir appris cela !
    « Des salaires bas et un chômage qui s’ accroît, ne sont pas dus au hasard, ni à la recherche du profit maximum exclusivement. Les entreprises se battent aussi pour leur survie. L’injustice existe, mais encore plus l’incompétence, l’ignorance et l’ irréflexion.
     » Ci-joint quelques textes que je soumets à votre réflexion. »
    Maintenant, devant le gouffre de la dette, c’est une politique de l’offre qu’il préconise, politique qui nous a amenés où nous sommes ! On prend, l’ Europe aussi, les effets, l’augmentation des dépenses de l’ État et des régimes sociaux, pour la cause !
    La cause a été bien précisée par Maurice Allais, le libre échange avec des pays pauvres,
    à laquelle il faut ajouter les autres concurrences déloyales du travail au noir, du bricolage – facilité par les 35 H – et la robotisation qui produit à outrance tout en détruisant la demande de ces mêmes biens !
    La demande diminue et la dette augmente ! C’est ce rapprochement – indispensable en comptabilité ! – qu’on oublie de faire et que le Professeur Bauchet avait aussi oublié de faire !
    Les emplois concurrencés par les robots disparaissent, donc les cotisations retraite, chômage, santé, maladie, pendant que les dépenses de l’ État – mais l’ État, c’est nous ! les contribuables, nos enfants et petits enfants ! – que le chômage et l’assistance entraînent, augmentent !
    On pourrait remplacer les cotisations, qui gonflent les prix et obèrent la compétitivité des entreprises – et s’il y a moins de cotisants, il faut en plus augmenter les taux, et d’autant plus que les dépenses ont augmenté : quelle spirale infernale devant laquelle aussi bien Mr Hollande que Mr Sapin gardent flegme et sourire, quand ils n’accusent pas les entreprises ! Le socialisme n’est qu’une posture ! pour ne pas dire IMPOSTURE ! – par la TVA.
    Je viens de retrouver le livre de Jean Arthuis « SOS Finances publiques » de 2011. Il écrit:
     » J’ai la conviction que dans nombre de cas, pour les biens et services fabriqués en France, les prix TVA incluse seraient moins chers avec une TVA à 25 % qu’avec le taux actuel de 19.6 %., les cotisations maladie et d’allocations familiales étant supprimées – soit 100 milliards € au total . Normalement, les prix hors TVA devraient baisser de 5 % au moins. Avant réforme, un bien mis sur le marché au prix hors TVA au prix de 100 € était proposé au consommateur pour 119.6 €. Après réforme, le prix hors TVA tombe à 95 €, soit 118.75 €, compte tenu d’une TVA au taux de 25 %. »
    Il précise plus loin « Les États sont libres de fixer les taux. L’ Union européenne a seulement fixé un seuil minimal de 15 % pour le taux normal. »
    Cela augmenterait très sensiblement la compétitivité des produits Français vis à vis des produits importés comme à l’export ce qui améliorerait considérablement notre balance commerciale.
    Refuser cette idée parce que c’est la droite qui l’a eue en 1er – il suffirait d’en redistribuer une partie uniformément pour effacer le caractère injuste de cet impôt indirect, comme envisagé pour la taxe carbone – est extrêmement irresponsable et s’apparente à un caprice de roi !

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