D’une économie réelle à une économie irréelle !

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https://leseveilles.info/2016/08/26/economie-reelle-economie-irreelle/
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L’économie réelle se trouve de plus en plus déconnectée de la sphère financière et boursière, on retrouve une économie qui devient de plus en plus insaisissable, incompréhensible et contradictoire, en somme une économie irréelle !

 

Les bases de l’économie réelle

 

L’économie réelle qui est caractérisée par l’économie brute, plus précisément par des échanges concrets sur des marchés bien définis. Quand un ménage va faire ses courses, il va favoriser en grande partie l’économie réelle, ou lorsqu’une entreprise va acheter un outil de production ou payer ses salariés, elle sera majoritairement dans l’économie réelle. Cette notion caractérise nos gestes du quotidien, qui caractérisent à leurs tours une économie dite réelle puisqu’elle rentre dans la réalité des personnes. Cette notion largement expliquée en économie est néanmoins plus difficile à distinguer qu’on le pense.

 

Les bases d’une économie saine, passe par une économie réelle, puisqu’elle profite directement aux acteurs qui y participent (les ménages qui consomment, les entreprises qui vendent et les salariés qui produisent ses biens et services vendus en échange d’un salaire qui sera dépensé par le ménage). Ce circuit permet une activité économique qui est la base du fonctionnement de l’économie en général.

 

L’économie irréelle, qu’est-ce que c’est ?

 

Caractérisée généralement par la spéculation, l’économie irréelle revêt néanmoins plus que la simple notion de spéculation. En effet, la spéculation qui peut être définie comme un pari sur la hausse ou la baisse d’un cours, d’un produit, d’une matière ou d’une simple notion, afin de pouvoir en tirer un profit plus important à court, moyen ou long terme. Cette spéculation omniprésente dans nos marchés financiers permet de créer les crises économiques qu’on a connues dernièrement. Ce phénomène ne se base sur presque aucun élément réel, mais plutôt sur une tendance, qu’un berger soufflerait à ses moutons !

 

La spéculation existe pourtant depuis l’avènement de l’homme. De tout temps les hommes ont spéculé que ce soit durant : la guerre, comme durant la guerre de la ligue d’Augsbourg, ou la France a misé sur la Prusse protestante, plutôt que l’Autriche catholique, ou encore en finance, comme ce fut le cas avec la tulipomanie à Amsterdam ! Cette spéculation, promesse de gain futur reste, néanmoins déconnecté à la réalité, puisqu’elle est possible qu’en suivant le phénomène de masse. En sommes, si vous possédez une grande majorité de titres d’une société, vous pouvez aisément spéculer sur sa valeur, par exemple en la voyant à la baisse, en vendant une grande partie de votre position de manière à ce que les autres actionnaires suivent votre mouvement par crainte d’une baisse trop importante du titre. Et ainsi racheter à un prix plus bas encore !

 

La propagation de l’irrationalité dans l’économie

 

Aujourd’hui, avec internet, l’économie se virtualise de plus en plus, agrandissant le phénomène d’économie irréelle. Pour cause, il est possible d’avoir accès à un flot d’information en continu, de pouvoir émettre des échanges à la seconde près et donc de pouvoir spéculer encore plus aisément en touchant encore plus de monde ! Cette économie irréelle est dangereuse, puisqu’elle ne permet pas de nous rendre compte des problèmes réels et à venir.

Le budget d’un état est par exemple en grande partie irrationnel, on ne comprend pas comment un état comme la France, endetté de 2 148 milliards d’euros puisse fonctionner, sans qu’il n’y ait de grandes répercussions pour sa population. Ce phénomène est édifiant, pour comprendre cette économie irréelle. À ce juste titre, on ne comprend pas les profits records des banques durant les crises économiques. Si ce genre de phénomènes existe, c’est parce qu’une économie irrationnelle et irréelle est mise en place au détriment de l’économie réelle. Car quand les banques connaissent des profits records et que l’économie réelle est au ralenti, parce qu’il n’y a plus d’investissement et plus de consommation, alors qu’il n’y a jamais eu autant de liquidité en circulation, l’économie est faussée.

 

Une économie complexe et dangereuse

 

L’économie actuelle est de plus en plus déconnectée de la réalité, le niveau de richesse n’a jamais été aussi important et pourtant les économies mondiales tournent aux ralentis. On se retrouve dans une vague déflationniste, du fait de l’excédent de monnaie créé et donc de la perte de la valeur de cette dernière. On nous annonce des crises économiques plus importantes que les précédentes, cependant nous n’avons à ces jours encore connus de croissance économique plus importante que les précédentes. Le cycle économique qui caractérise l’économie réelle n’est plus en phase du fait de ce phénomène.

 

Grâce aux médias et à internet, un accès à l’information est garanti, mais cette dernière ne favorise-t-elle pas cette économie irréelle? L’information devient spéculative du fait d’un système lui-même spéculatif. Car, de nos jours tout est prétexte à spéculation : par exemple à la bourse, il n’est pas rare de voir le cours d’une entreprise chuter du fait qu’elle améliore ses résultats! C’est assez paradoxal, mais quand les spéculateurs ont fait d’autres prévisions ou décider d’attaquer un titre, tout est prétexte à spéculer. Ou encore on remarque que les banques ne soutiennent pas assez l’activité économique par crainte de crise, du fait d’une spéculation sur une éventuelle crise…

 

L’économie réelle, notre seul salut !

 

Et pourtant, l’économie réelle tourne toujours ! Les éléments mêmes de la financiarisation et des marchés devraient pouvoir être bénéfiques pour l’économie réelle. Que se soit par des liquidités directement injectées dans les circuits économiques réels, par l’investissement dans de petites structures qui créeront réellement de la valeur ajoutée dans le territoire, plutôt que dans des structures qui sont elles-mêmes instigatrice de spéculations !

 

Il est important de favoriser l’économie réelle, car c’est elle qui créer nos emplois, permettent au système de tenir. Comme il est important de favoriser les économies de proximités qui sont plus rationnelles, car plus respectueuses : de l’environnement, de l’étiques (pas de travail infantile, de conditions inhumaines…) et du territoire, car l’économie de proximité profite directement à votre localité et donc en somme à votre région, département, ville, village. Le seul remède contre une crise extérieur est d’être autonome de l’intérieur.

15 Comments

  1. Bel exemple de l’ Économie irréelle, la politique dite de Q/E des banques centrales. Le problème est qu’on les a laissées grossir sous prétexte de concurrence, aux dépens déjà de leurs clients, l’ ÉTAT leur laissant la bride sur le cou.
    Elles en ont profité pour spéculer et ont créé la crise des subprime. L’ ÉTAT a volé à leur secours sous prétexte qu’elles étaient trop grosses pour faire faillite.
    Il faudrait interdire achat et vente à découvert.
    Une autre solution est d’obliger les banques comme toutes les entreprises à indexer la masse salariale sur la valeur ajoutée grâce à une taxe de 50 % sur la valeur ajoutée d’où il serait possible de déduire 2 fois le SMIC, ainsi que de remplacer les cotisations par la TVA. Embaucher ou augmenter les salaires coûterait 2 fois moins. Robotiser ou numériser – la tarte à la mode – rapporterait 2 fois moins, les charges actuelles étant égales aux salaires nets.
    Ces 2 mesures mettraient hors jeu les concurrences déloyales que sont travail au noir, bricolage, robotisation et délocalisations.
    Les banques ne spéculeraient plus, la masse salariale payée et limitée devenant la source principale de la valeur ajoutée possible. Elles retrouveraient, au contraire, de nombreux clients dont les salaires seraient en augmentation et du fait d’une diminution de la concurrence par le remplacement des cotisations – ou système du chacun pour soi – par la TVA payée par tous, donc augmentation de la solidarité.
    Un partage partiel et forfaitaire de la valeur ajoutée rendrait la TVA non seulement juste mais progressive. Le même traitement devrait s’appliquer à la TIPP sur les carburants : actuellement, cette taxe est assez lourde – mais il faudrait encore l’augmenter nettement pour lutter contre l’effet de serre qui s’annonce catastrophique. Est-il normal, est-il dissuasif pour les gros revenus, que la TIPP soit la même pour tous ? Avec une redistribution partielle on obtient un prix variant avec les revenus.
    Pour en revenir à la politique de Q/E elle est en train d’échouer du fait des excédents allemands en commerce extérieur et donc de l’ Europe en général. La peur de la déflation n’existerait pas si on appliquait les 3 mesures citée plus haut. Mais elle ne peut ni marcher et n’est pas souhaitable en plus.
    Elle ne peut pas marcher car les intermédiaires se gardent des grosses marges et préféreraient les diminuer que de risquer une baisse de leurs parts de marchés, celles-ci étant déterminantes pour obtenir des rabais.
    Elle n’est pas souhaitable non plus, car seules les entreprises exportatrices en profitent, au détriment de l’ensemble des consommateurs. « Un pays qui dévalue, s’appauvrit » déclara A. Juppé en Novembre 1995 à Séguin et Giscard qui demandaient une dévaluation du Franc

  2. Autre conséquence très importante de l’indexation de la masse salariale sur la valeur ajoutée : les entreprises préféreraient diminuer le temps de travail pour tous au lieu d’en licencier une partie. Voilà une bonne façon d’utiliser le progrès, qu’on n’arrête pas, paraît-il.
    Le droit au travail existe, mais pas l’obligation d’embaucher quand on en a les moyens. Actuellement on met des freins aux licenciements, qui sont aussi des freins à l’embauche. Avec l’indexation on remplace un droit théorique par un intérêt réel.
    Les freins aux licenciements seraient remplacés par l’intérêt d’employer.
    L’intérêt d’embaucher au lieu de la sanction de licencier, quel progrès !
    Tout cela est parfaitement logique, l’ Économie doit s’y adapter pour mériter le nom de science un jour !

    • Vous avez parfaitement raison! Sur tous les points, l’indexation de la masse salariale sur la valeur ajoutée permettrait une représentation plus réaliste et équitable de l’embauche. Toujours est-il qu’on ne soigne que les symptômes et non la maladie en France! Les QE n’ont pas marché au Japon, ils appliquent une politique monétaire accommodante et ont mis en place les QE de manières successives dans les années 90 et 2000 pour en arriver à un constat d’échec et pour l’Europe se sera la même chose, car nous avons beaucoup en commun avec nos voisins nippons!

  3. J’écrivais au journal Le Monde le 13 Avril 1984, à propos de la crise de la sidérurgie de Lorraine une lettre ouverte que je leur demandais de publier tout étant d’accord pour payer le tarif de la publicité intitulée « Vive l’ émulation, à bas la concurrence » et je terminais en affirmant que le Progrès nous oblige à être généreux ou il se retournerait contre nous.
    Depuis nous avons assisté sous les coups des concurrences déloyales qu’étaient déjà le travail au noir, le bricolage, la robotisation et les délocalisations, tous dispensés de charges, au développement insensé de la dette.
    En éliminant beaucoup de travailleurs, en les privant d’emplois par suite de ces concurrences déloyales, nous nous sommes privés de demande, alors que c’était de cela qu’on manquait.
    C’est comme si pour avoir le droit de consommer plus que ce permet l’assistanat on leur demandait de franchir une barre trop haute et qu’on préférait jeter une partie de la production, alors que l’on donne à d’autres la possibilité de franchir une barre moins haute tout en les privant aussi de contreparties pour leur travail, ces contreparties étant confisquées par des intermédiaires type Zara dont les médias célébraient ces jours ci la fortune.
    Il faut donc abaisser la barre et exclure les concurrences déloyales par le moyen de la TVA à la place des cotisations et par l’indexation légale de la masse salariale à hauteur de 50 %.
    Donc en remplaçant les cotisations – ou système du chacun pour soi – par la TVA = solidarité .
    Les entreprises seraient obligées de faire ce qu’elles souhaitent toutes voir faire les autres – leurs salariés étant des clients potentiels – augmenter les salaires et embaucher !
    A valeur ajoutée constante cela coûterait 2 fois moins cher aux petites entreprises, celles qui embauchent, les charges dépendant de la valeur ajoutée, les grosses entreprises qui emploient moins payant plus !

  4. Il est certains, que les charges doit être indexé sur la richesse qu’elle créer plutôt que sur ce qui permettrait cette richesse! La TVA, qui est une invention francaise, est un impôt juste car indirect. Si elle est bien gérée et coordonnée avec l’activité économique, elle se révèle un outils efficace. n’oublions pas que l’impôt est outil !

  5. Jean-Paul Bachy, au nom de la Délégation Nationale Travail Emploi du Parti Socialiste, le 21 Avril 1981, ajoutait : » Une telle mesure – le remplacement des cotisations par une taxe sur la valeur ajoutée – ainsi que vous le suggérez vous-même, favoriserait beaucoup la création d’emplois. »
    Mais il est important de préciser, pour enlever son caractère injuste à la TVA, qu’une redistribution partielle et forfaitaire est indispensable, effaçant tout effet de seuil et la rendant même progressive, donc extrêmement juste, chacun contribuant selon son revenu, euro par euro.
    Je n’avais pas eu l’idée de cette redistribution à l’ époque et le Parti Communiste combattait la TVA en la caricaturant en Tout Va Augmenter !
    On comprend pourquoi Mitterrand y a renoncé !

  6. VIVE L’ ÉMULATION, A BAS LA CONCURENCE !

    NON ! La croissance n’est pas nécessaire pour le plein emploi. Le Chômage résulte de la conjonction du progrès technique et de la Concurrence. Il faut tout donner au consommateur, pourquoi ne diminuerait-on pas la durée du travail ? ( pour tous ). Mais on ne peut le faire et laisser jouer intégralement la Concurrence.
    Car le Progrès technique permet ou de produire plus avec les mêmes emplois ou de produire autant avec moins d’emplois ou autant avec les mêmes emplois et une durée du travail moindre. Quand déciderons nous que nous produisons assez ? Demain ? Mais de quoi ne produisons nous pas déjà de trop ? Mettrons nous le Progrès au service de l’homme ou l’homme sera-t-il toujours écrasé par le progrès ? L’ Économie est-elle faite pour l’homme ou l’homme pour l’ Économie ?
    Si la concurrence fait trop baisser les prix, en cas de surproduction, l’ ÉTAT a le devoir d’y mettre un frein. J’ai calculé que maintenir 25.000 emplois en Lorraine coûterait 15 centimes de plus le Kg de fer ( 25.000 fois 100.000 Frs, soit 2,5 milliards de Frs pour 17 millions de tonnes d’acier par an en France), soit 10 centimes environ pour un fer à repasser et 50 Frs pour une voiture. Si l’ ÉTAT taxait l’acier de 15 centimes par Kg pour sauver 25.000 emplois et l’ Économie de toute une région, qui y trouverait à redire ?
    Cela a-t-il un sens de demander à 25.000 adultes de se reconvertir, quand les jeunes qui sont plus aptes à des emplois nouveaux ne trouvent pas de travail ?
    La Concurrence est utile quand il s’agit d’empêcher les profits abusifs, elle est nuisible quand elle ne respecte pas les producteurs. Augmenter le pouvoir d’achat du consommateur, d’accord, mais priorité à des salaires corrects et à des emplois pour tous. L’emploi et les salaires ne doivent pas dépendre des prix, c’est l’inverse qui est juste ! LA CONCURRENCE QUAND ELLE VA TROP LOIN RUINE L’ÉCONOMIE !
    L’ ÉTAT doit prendre ses responsabilités, promouvoir la justice et non faire du social, fixer des règles à l’ Économie et non s’y soumettre ! Non, pas tout faire bureaucratiquement, mais décider un minimum de mesures vraiment radicales, faciles à mettre en œuvre et à contrôler.
    Ne mettons pas la charrue devant les bœufs. Ce qui est vrai des sidérurgistes l’est aussi des paysans, des chantiers navals, de la construction automobile, etc…etc… On peut estimer que les rémunérations sont insuffisantes quand l’offre dépasse la demande, et, si c’est le contraire, ce sont les consommateurs qui en sont les victimes. Il faut assurer à tous un revenu minimum décent, indépendamment de la loi de l’offre et de la demande, aux travailleurs salariés ou indépendants. Ce minimum doit être pour chacun indépendant de sa propre production, car constituant sa part de la production des autres.
    Le problème principal qui se pose à nous n’est pas de rater ou pas le train du progrès, c’est de l’aiguiller dans la bonne direction, c’est-à-dire mettre enfin l’ ÉCONOMIE AU SERVICE DE L’ HOMME, DE TOUS LES HOMMES ! Il n’est pas nécessaire de se prosterner devant une nouvelle idole, d’accroître les moyens de produire toujours plus, nous produisons déjà assez pour tous. Il faut surtout empêcher certains de produire à la place des autres, chez nous et à l’ extérieur : il faut protéger le droit des plus pauvres au travail et à la dignité. Il faut les aider à produire pour eux. ( et chez eux ! )
    NE REFUSONS PAS AUX PAUVRES D’ICI ET D’AILLEURS CE QUE NOUS SOMMES CAPABLES DE LEUR DONNER AUJOURD’HUI. LES PROGRÈS DÉJÀ RÉALISÉS NOUS ACCULENT À ÊTRE GÉNÉREUX. ET SI LA CONCURRENCE, EN PESANT SUR LEURS SALAIRES, DIMINUE EXCESSIVEMENT LEURS DROITS À CE PARTAGE, NOUS DEVONS L’EN EMPÊCHER, NOUS, C’EST-À-DIRE L’ ÉTAT !

    Un commerçant performant .

    Lettre au Journal Le Monde du 16 Avril 1984

  7. Le journal Le Monde ne m’a pas répondu et n’a pas publié cette lettre ouverte, un peu trop en avance sur son temps, sans doute.
    Maintenant les 4 ou 5 mesures que je propose répondent tout à fait aux problèmes évoqués dans cette profession de foi prophétique.

  8. La Grèce au bord du précipice d’après Paul Krugman le 3 juillet 2015 :
    « Je ne suis pas d’accord avec Paul Krugman . Remplacer toutes les cotisations sociales par la TVA est supérieur à une dévaluation car en cas de dévaluation me les prix d’achat hors TVA augmentent et les entreprises qui exportent sont handicapées. En remplaçant les charges par la TVA les produits importés deviennent moins compétitifs sur le marché intérieur, les produits locaux n’augmentent pas et doivent même baisser car l’assise des charges est plus large du fait de la participation des produits importés et de celle aussi de la robotisation.
    A l’export c’est tout bénéfice, supérieur à une dévaluation, pour la compétitivité des produits locaux car désormais hors charges.
    Du fait de l’indexation des masses salariales à hauteur de 50 % sur la valeur ajoutée, 2ème mesure que je préconise, exporter en profitant d’une compétitivité excessive permettrait à l’ État d’en bénéficier par dépassement de la valeur ajoutée permise .
    Le but principal de cette indexation est de favoriser l’embauche et les augmentations de salaires, les charges ne bougeant pas à valeur ajoutée constante et surtout de favoriser emplois et salaires, non les prix. Les entreprises préféreraient même diminuer la durée du travail que de licencier ce qui serait diminuer leur possibilité de bénéfices, 50 % seulement étant contrôlés.
    Il ne serait plus intéressant de remplacer les hommes par des robots, ceux-ci cotisant pour les
    retraites, la santé et le chômage, même les robots étrangers.
    Jacques Duboin ex-HEC, ex-banquier, ex-industriel et ex-secrétaire d’ État au Trésor, annonçait déjà “la misère dans l’abondance” ou société de consommation le 7 juin 1936. Il annonçait la faillite de l’orthodoxie ! La guerre a créé une pause, les soit-disant 30 glorieuses.
    Le 7 Juin 2015 Alain Minc nous donnait en exemple les pays nordiques qui avaient plus de robots que nous, en vertu de la politique de l’offre, comme si c’était un problème de production !
    Francis Mer, PDG d’ Usinor en 1999 déclarait à Ouest-France le 29 Avril :”La machine à produire de la richesse est en train de s’emballer positivement.Elle pose, par contre, la question de savoir comment répartir cette richesse.”
    Il est temps de mettre le hola à cette course stupide à la compétitivité, au détriment de l’emploi : les mesures que j’ai imaginées et perfectionnées y pourvoient. Il y en a 2 autres, moins capitales.
    Désolé Mr Krugman, l’ orthodoxie est morte !

  9. Suite de ma participation à La Grèce est au bord du précipice:

    Lysbethe Levy Le 03 juillet 2015 à 16h24
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    Ah comprenez le quand même, il va être au chômage avec ces innombrables collègues qu’ils soient américains ou européens, asiatiques, bien sur avec une retraite chapeau. Mais là s’arrêterait la fumisterie de la science dite “économique”….Paul Krugman fait peut-être illusion pour certains mais se rappeler la définition de l’économiste vu par un autre économiste :

    “Un grand économiste, c’est quelqu’un qui saura très bien expliquer demain pourquoi ce qu’il a prévu hier ne s’est pas produit aujourd’hui.” Il parait que c’est de Jacques Attali …

    +6
    Alerter

    Theodorum Le 04 juillet 2015 à 11h43
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    Jacques Attali, parlons-en ! Les 300 mesures qu’il avait prévues était le signe que rien d’important ne serait changé, car forcément cosmétiques.
    3 mesures et demie suffisent et on change de société, ce qui serait très sensé. Le communisme ou dictature du prolétariat prenait les consommateurs pour des cons – ce que font tous les rois, comme Hollande.
    Le système capitaliste fait l’inverse, c’est le ” producteur” qui est marginalisé. La solution c’est 50/50 ! En indexant la masse salariale sur la valeur ajoutée avec une retenue maximum par emploi les salaires et l’emploi deviennent vitaux aux yeux de l’entreprise, le consommateur arbitrant.
    Il faut en finir avec le beurre et l’argent du beurre: la commission européenne m’a répondu que la charge sur le travail pouvait être transférée sur la consommation, l’environnement et l’immobilier.
    Si nos différents Prix Nobel n’ont pas trouvé la solution, ni les technocrates genre Attali, c’est en vertu du principe d’ Archimède ” Donnez-moi un point d’appui ,et je soulèverai le Monde !”.
    Ce point d’appui, cette épée de Damoclès c’est la Concurrence !
    On pourrait dire, et je le pense, je n’ai pas raté mes études, ce sont elles qui m’ont raté !
    Depuis une Prix Nobel, Robert Solow, Olivier Blanchard économiste en chef du FMI, Edmond Malinvaud, professeur au Collège de France, etc..ont repris le 31 Mars 1994 dans un rapport au Sénat mon idée de fixe par emploi forfaitaire et non hiérarchisé, que j’ai depuis remplacé par une TVA de 20 % reprenant les rentes de situation d’origine diverse, taxe incluse dans les 50%.
    De même j’ai amené le Pr Bauchet, économiste et Président de Paris I Sorbonne à changer complètement d’avis sur la mondialisation , rejoignant le point de vue de Maurice Allais, notre meilleur Prix Nobel à mes yeux !

    Alerter

    Theodorum Le 03 juillet 2015 à 21h56
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    Mais, à part ça, vous avez raison, les Grecs doivent dire non au référendum. Mais Tsipras devrait comprendre que la TVA peut être très juste par le moyen d’une redistribution partielle forfaitaire et générale d’une partie de son produit, à l’image de la taxe carbone envisagée en France il y a quelques années.
    Car en enlevant son coté injuste on met les gros à découvert et on protège les petits. Tout le monde paie le même taux et reçoit la même quote-part, l’incidence varie constamment, sans rupture par effet de seuil, l’incidence variant avec le niveau de la consommation et est d’autant plus faible que les revenus, donc la consommation, le sont.

  10. Participation forum La Tribune avec Michel Santi : cherche sécurité désespérément du 21 08 2016

    Theodorum a écrit le 27/08/2016 à 14:07 :
    J’ai écrit plus bas « Beaucoup d’assistés voudraient bien travailler mais ils ne sont pas assez compétitifs ». Ils ne sont pas assez performants, mais ils ont des besoins que nous pouvons satisfaire. Or c’est de demande que nous manquons !
    Il y a un moyen facile d’y remédier : remplacer les cotisations par la TVA et il y a un moyen de rendre celle-ci, non seulement juste, mais proportionnelle aux revenus, en en redistribuant une partie de façon égalitaire, l’incidence se faisant par un impact variant avec les revenus, ceux qui gagnent plus payant plus!
    On évite ainsi les effets de seuil stupides et injustes, chaque €uro finançant la taxe, quel que soit son niveau.
    On éviterait aussi la double peine que constitue une mauvaise récolte alors qu’elle est bonne ailleurs, donc une production en baisse et des prix en baisse aussi ! On rencontre aussi cette double injustice en Économie avec l’innovation ou effet de niche, assurant de bonnes parts de marché et aussi de bonnes marges, grâce aux charges économisées avec les emplois supprimés: assises sur la valeur ajoutée elles varieraient en même temps que les chiffres d’affaires, soulageant aussi les petits ou malchanceux producteurs dont les charges seraient diminuées et qui deviendraient du coup rentables,
    réalisant un partage du marché automatique.
    Avec une augmentation globale de la demande utile à l’ Économie capable de la satisfaire.
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    theodorum a écrit le 26/08/2016 à 18:11 :
    Ces mesures mettraient à égalité les consommateurs et les salariés, les 1ers ne pouvant plus vouloir des prix et des emplois, le beurre et l’argent du beurre.
    Ce serait très favorable aux économies d’énergie, on achèterait plus près, les porte-containers iraient à la casse !
    La taxe sur les carburants – elle doit être fortement augmentée pour que les riches aussi restreignent leur consommation et cessent de se cacher derrière le caractère injuste de la TVA.
    L’ ÉTAT pourrait économiser les réductions de charges et aurait les moyens d’un crédit d’impôt à l’aide d’un 3ème mesure garantie par une taxe de 20 à 30 % comprise dans les 50 % mais à calculer en 1er d’ où on pourrait déduire un SMIC, et réservée aux salariés, mais seule la participation de l’entreprise serait déductible des 50 %, évitant le scandale des intermittents du spectacle.
    Ce n’est pas le progrès qui crée le chômage, c’est la concurrence, une concurrence anarchique ! Le Progrès ne crée qu’un gain de temps, on peut en faire ce qu’on veut !
    C’est ce que j’écrivais en 1984 au journal le Monde !
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    theodorum a écrit le 26/08/2016 à 17:52 :
    Nous sommes dans une société de consommation – la preuve: la publicité qui nous harcèle ! – mais pour avoir assez d’argent pour en profiter il faut travailler. Beaucoup d’assistés voudraient bien travailler mais ils ne sont pas assez compétitifs. Il faut donc diminuer la compétition et permettre la diminution du temps de travail au lieu du licenciement.
    Cela la fiscalité le permettrait par indexation de la masse salariale sur la valeur ajoutée à hauteur de 50 % avec déduction maximale de 2 SMIC. On pourrait payer plus en payant 50 % sur le dépassement ou sur les 50 % libres.
    Les entreprises préféreraient diminuer la durée du travail plutôt que de licencier, ce qui entraînerait une diminution de la masse des profits inéluctablement. Du coup la publicité perdrait de son intérêt au détriment des salaires, on serait moins harcelés !
    Une 2ème mesure serait le remplacement des cotisations – ou système du chacun pour soi – par la TVA. Les produits importés contribueraient au financement des retraites, les produits Français n’augmenteraient pas du fait d’une base plus large, les robots cotisant aussi.
    Embaucher ou augmenter les salaires coûterait 2 fois moins, les charges étant égales aux salaires nets. Robotiser rapporterait 2 fois moins !
    Pour régler la question de l’injustice de la TVA on pourrait en partager une partie égalitaire de façon à dédommager les petits revenus. La TVA deviendrait non seulement juste mais proportionnelle aux revenus.
    De même pour la TIPP sur les carburants pour lutter contre le réchauffement climatique catastrophique annoncé.
    Les banques astreintes aussi au contrôle de la valeur ajoutée trouveraient enfin des acheteurs crédibles et pourraient faire jouer la monnaie bancaire, tout en étant responsables de leurs prêts.
    Le crédit étant le moteur de l’ Économie la croissance repartirait, une croissance de la diminution du temps de travail et non de la consommation.
    Ces mesures sont nécessaires et suffisantes et sont à proposer à l’ Europe, quitte à lui poser un ultimatum.

  11. « Je suis en effet frappé par l’indigence prospective, sociologique, voire historique, de la plupart des discours qui nous sont assénés sur l’économie. Or, pour moi, le renouvellement des systèmes de pensée, des concepts, des théories est la tâche la plus urgente de ce premier siècle commençant. De cela, j’ai eu l’intuition de façon très précoce. En 1967 déjà, quand je travaillais avec mon épouse Paulette sur la politique d’accueil des travailleurs étrangers en France, j’ai été estomaqué de voir que l’on reconduisait, au lendemain des indépendances, des politiques d’immigration inventées entre les deux guerres pour accueillir des travailleurs polonais, italiens ou même belges. Et, tout au long de mes quarante années professionnelles, je suis ainsi allé d’étonnement en étonnement, de surprise en surprise, découvrant sans cesse qu’on voulait penser demain avec les idées d’hier, gérer demain avec les institutions d’avant-hier. Dans ces décalages, parfois de plusieurs siècles, entre les systèmes de pensée, les institutions, et la société que l’on a à gérer, réside l’une des clés essentielles des défis et drames du monde d’aujourd’hui. A vouloir former les futures élites avec un modèle d’université inventé par Von Humboldt au début du 19ième siècle, à prétendre régir la planète avec des Etats nations présumés souverains dont la conception date du Traité de Westphalie de 1648, à vouloir gérer les sociétés et les rapports entre l’humanité et la biosphère avec les institutions cloisonnées héritées du passé, à vouloir enfin fonder la croissance, la prospérité et la paix des nations sur une croissance indéfinie de la consommation de biens et de services gourmands en énergie et en matières premières, on allait au drame aussi sûrement que les héros de la tragédie grecque, jouets de leurs passions et des rivalités de leurs dieux.
     
    Mais d’où peuvent naître les systèmes de pensée et les institutions réellement adaptés aux défis et aux réalités du 21e siècle ? Certainement pas du seul exercice de l’intelligence car, comme le disait Heidegger, le plus difficile dans la vie est de voir ses lunettes car nous regardons le monde à travers nos lunettes. Le travail intellectuel est conservateur par construction. Il construit les idées sur les idées et souvent à l’intérieur d’institutions dont la logique même de fonctionnement pousse au conformisme, à commencer par la révérence au maître qui est l’exercice imposé de la réussite d’une thèse universitaire. L’innovation dans le champ des idées, du moins dans le domaine qui nous importe ici, ne peut venir que d’un mélange étrange et détonnant, certains diront peut-être au contraire un salmigondis, d’observations personnelles, d’étonnements et de découvertes, de rencontres, de dialogues et de lectures qui offrent autant de prolongements du regard et de grilles possibles d’interprétation de la réalité. Dans un livre écrit en 1993, « Mission possible », où je retrace l’itinéraire personnel de mes découvertes, j’insistais sur la nécessité de porter en permanence sur le monde un regard d’enfant. D’enfant étonné. D’enfant pour qui, si les faits observés sont contradictoires avec les théories enseignées, c’est probablement les faits qui ont raison. »

    Ce texte est de Pierre Calame, polytechnicien,ancien haut fonctionnaire et actuellement dirigeant de la fondation pour le progrès de l’homme.
    Il déclarait le 9 octobre 1993 à Ouest-France que c’était mission possible contre le chômage l’exclusion et la pauvreté .
    Il dénonçait les politiciens qui n’étaient que les porte-serviettes des grandes entreprises.Des dirigeants qui n’ont plus prise sur grand chose.  » Je dirais que plus personne ne tient le jeu. »
     

  12. Extrait de la biographie de Pierre Calame, lors de sa mission en Algérie, quand le Pdt Mitterrand décida de doubler le prix du gaz payé à l’ Algérie :
    « Quoiqu’il en soit, une idée séduisante avait germé, à l’instigation de René Loubert : et si, plutôt que de déséquilibrer les échanges commerciaux entre l’Algérie et la France par ce doublement du prix du gaz, on en faisait une réévaluation par le haut de ces échanges, les achats de gaz algérien étant compensés par le développement d’une vaste stratégie d’équipement de l’Algérie par les grandes entreprises françaises de BTP et de construction ? Il y avait quelque chose de génial dans cette intuition qui venait remplacer, pour l’équipement de l’Algérie, d’hypothétiques crédits à l’exportation par une réévaluation de la valeur des importations. Pour mettre en œuvre cette idée, deux accords sectoriels étaient en cours de signature avec l’Algérie. L’un portait sur les transports et les infrastructures, l’autre sur les logements. C’était environ 30 milliards de francs de contrats qui se négociaient à l’époque et tous les ténors du secteur, SAE, Bouygues, Dumez, Fougerolles, étaient sur les rangs. »
    Si nous cessions de subir les délocalisations qui nous ruinent nous pourrions aider les pays pauvres à se développer, d’autant plus si on exportait hors charges sociales, ce qui donnerait du travail à nos entreprises exportatrices, comme relaté par Pierre Calame, grâce à des prêts sans intérêt ou à taux très bas, chaque pays y trouvant son compte.

  13. L’orthodoxie est morte, je ne suis pas le 1er à le dire. Jacques Duboin, ex-HEC, ex-Banquier, ex-industriel, ex-sous secrétaire d’ ÉTAT au Trésor, la meilleure tête de l’ Assemblée d’après Poincaré, écrivait le 16 Mai 1936 « L’ orthodoxie pratiquée par les orthodoxes a fait faillite. Nous supposons que ceux qui veulent que cela change ne nous ramènent pas l’ orthodoxie. »
    Il écrivait aussi, un peu avant, « Déjà on parle avec insistance d’un grand programme de travaux publics. »
    Cela fait penser au plan Juncker actuel ! Décidément l’histoire bégaye !Cela fait penser à la comparaison faite par les technocrates entre le PIB et un gâteau: Le partage est remis à plus tard, quand le gâteau aura grossi; cela sera moins douloureux de le partager. Sauf que ce gâteau ne croît que par exclusion des moins performants, alors que ce sont eux qui représentent une demande insatisfaite et que c’est de leurs besoins que le gâteau peut grossir.
    Il est donc évident que la concurrence doit diminuer et la solidarité augmenter: le remplacement des cotisations par la TVA et l’indexation de la masse salariale sur 50 % de la valeur ajoutée avec déduction limitée par emploi y pourvoient!

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