Le Brexit une opportunité pour un Frexit ?

brexit et frexit les éveillés

Le populisme connaît une vague sans précédent en Europe, les institutions européennes se voient être remises en cause et le goût du nationalisme donne l’envie d’une Europe des nations souveraines. Entre chimères et réalités, les éveillés reviennent sur le Brexit afin d’examiner l’hypothèse d’un Frexit.

 

Les raisons d’un retour à la souveraineté

 

Un processus idéologique avant d’être économique

 

Le 29 mars 2017, raisonne comme une date historique ! Le Royaume-Uni a enfin enclenché son départ définitif de l’Union européenne. Le chaos ne semble pas avoir touché les îles britanniques, mais la procédure n’est qu’à son début. Le retour à l’indépendance reste donc un saut dans l’inconnu qui pourrait être lourd de conséquences. Actuellement, le processus de sortie vient d’être annoncé et l’économie britannique semble plutôt bien se porter au vu de l’incertitude qui règne sur les îles britanniques. Le taux de chômage est au plus bas depuis près de quarante ans et le Royaume-Uni semble pouvoir se passer de l’Union européenne donnant droit au marché unique de 500 millions de consommateurs.

 

La grande débâcle de l’économie anglaise ne semble donc pas être encore acquise, et ce malgré les effets d’annonces pour les marchés financiers. Cependant, il est encore tôt pour juger de la réussite du processus de sortie de la forme la plus avancée au monde de coopération entre les peuples. En effet, la sortie de l’Union européenne provoquera de nombreux effets pervers qui devraient affecter l’économie anglaise. Pour quelles raisons sortir de l’Union européenne ? Quels sont donc les risques d’une sortie de l’Union européenne ? Quels sont les bénéfices espérés ? C’est à ces questions que nous essayerons de répondre.

 

Une soif de libéralisme !

 

Le carcan européen se voit séparer de l’une des plus fortes économies de l’Union avec le Brexit. Cette volonté unanime du peuple britannique est avant tout fondée sur un esprit de liberté et de défection quant à la bureaucratie technocratique européenne. Il ne faut pas oublier que ce sont les Britanniques qui ont développé de manière prépondérante l’idéologie libérale et le libéralisme économique. L’Empire britannique fut le plus vaste du monde et sa prospérité fut notamment possible grâce à cette idéologie libéraliste et libre-échangiste, sans oublier la politique de la canonnière anglaise.

Dans une situation de globalisation et de mondialisation, le Royaume-Uni se retrouve aujourd’hui en concurrence avec ses anciennes colonies et peine, à garder une place importante dans le monde, si ce n’est dans des domaines précis tels que la finance.

 

Le pays revêt de plus un statut particulier, n’ayant jamais accepté l’Union européenne entièrement, le Royaume-Uni étant toujours en quête de liberté et de souveraineté, son choix s’est ainsi porté vers une économie plus autonome et indépendante que ces voisins. Le pays reste aussi un important importateur et comme tous pays ayant un déclin démographique et un nombre croissant d’externalités négatives au sens économique, la Grande-Bretagne voit sa compétitivité chuter dans des secteurs stratégiques de son économie tels que l’industrie et l’agriculture. Ce changement de démographie économique n’est pas sans conséquence pour la population qui doit s’adapter au risque d’être au chômage.

 

En ayant profité de la globalisation financière, le Royaume-Uni se retrouve aujourd’hui comme la plupart des économies de la veille Europe en perte de compétitivité et en plein bouleversement technologique.

 

Le Brexit entre « pour et contre »

 

Le vote du « pour »

 

Le Brexit se révèle donc être une opportunité pour le pays, qui se retrouvait figé par une externalité bureaucratique et administrative transnationale, qui ne lui permettait pas de s’adapter pleinement au contexte mondial actuel. En retrouvant sa totale souveraineté, le Royaume-Uni sera libre de reprendre en main sa politique économique. Il lui sera alors possible dorénavant de pouvoir contrôler ses importations afin de pouvoir les limiter et de soutenir des secteurs d’activités comme le pays l’entend. Cela passera par des subventions, des droits de douane sur des types de produits importés…

Le pays retrouvera une forme de libéralisme réglementaire, qui profitera aux secteurs industriel, agricole et de la finance. Ces déréglementations pourront être traduites par l’abrogation des quotas européens de pêche, d’une accentuation des forages et de l’exploitation de la mer du nord, d’une déréglementation fiscale et financière supplémentaire…

Le Royaume-Uni fera une économie, d’en moyenne 153€ par habitant et par ans de versements à l’Union européenne. Ce qui permettra au gouvernement de faire des économies, ou de subventionner davantage son économie.

 

En sommes, par le Brexit, le Royaume-Uni reprend la main sur les questions économiques, sociales, fiscales et financières sur lesquelles elle n’avait pas d’autonomie suffisante. L’intérêt de ce souverainisme semble résider avant tout dans un décloisonnement culturel et un renouveau du libéralisme salvateur qui ne peuvent être possibles qu’en prenant en compte les contextes économiques de la Grande-Bretagne.

 

Le vote du « contre »

 

La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne n’apporte cependant pas que des avantages. La négociation de sortie portera essentiellement sur des éléments moratoires concernant le solde des participations de l’Union européenne dans l’économie britannique et dans la participation de la Grande-Bretagne au financement de l’union. Autrement dit, la Grande-Bretagne risque de voir une partie de ses actifs annulés (comme les participations dans la dette grecque, portugaise, espagnole et italienne…). Ce scénario risque de créer quelques évènements spéculatifs sur les marchés financiers et monétaires. De plus, une période de révision de la législation britannique sera mise en place afin de revoir tous les amendements européens dans la loi anglaise.

La détermination d’un nouveau cadre législatif avec la Grande-Bretagne risque de freiner pour un temps les échanges avec les îles britanniques dans un souci d’harmonisation avec les cadres législatifs des autres états.

Le Royaume-Uni par son statut d’île est de plus, très dépendant des importations européennes. La sortie de l’Union européenne risque d’augmenter le coût de transfert des importations et donc de créer de l’inflation importée pour les produits et services importés de l’union. Cet élément dépendra de la négociation entre le Royaume-Uni et l’Union européenne.

Le Brexit engendre aussi une perte de l’accès au marché commun des 500 millions de consommateurs, qui se révèle être important pour les exportations anglaises, puisqu’une majeure partie de ses exportations sont à destination de l’Union européenne.

 

Des conséquences qui divergent !

 

En sommes, le Brexit n’a pas que des avantages et l’incertitude règne dans un contexte économique difficile. Seules les négociations pourront donner de la visibilité au Brexit et nous permettront d’émettre un scénario plausible qui sort de l’expectative.

 

Cependant, les plus grandes considérations prises lors du Brexit sont des considérations à moyen long terme qui rendent ce choix cohérent face aux amalgames apocalyptiques court-termiste. En sommes, ce choix comporte certes des risques tangibles à court terme, tel que :

 

  • Une possibilité d’inflation du fait d’une hausse des coûts de transfert des importations

 

  • Un ralentissement économique du fait d’un contexte d’incertitude face aux décisions qui seront prises et surtout au temps de mises en place des nouvelles négociations réalisées avec les différents belligérants

 

  • Une fuite de capitaux, pour éviter l’incertitude qui plane sur les conséquences d’une sortie de l’Union européenne et une spéculation importante

 

  • Une déstabilisation politique entre les différentes régions constituantes de la Grande-Bretagne

 

 

Malgré ces conséquences, le Royaume-Uni pense sur le long terme, afin d’en tirer les bénéfices suivants :

 

  • Une maîtrise de sa politique agricole et économique

 

  • Développer l’économie de demain en fonction des tenants et des aboutissants du pays

 

  • Pouvoir conserver la « City », comme première place financière du monde par plus de déréglementation, de décloisonnement et de dérégulation financière

 

  • Avoir la maîtrise de sa fiscalité et pouvoir favoriser les entreprises anglaises dans un contexte d’inégalité sociale et de libéralisme sur fond d’esclavagisme industriel

 

  • De se libérer de la bureaucratie administrative technocratique qui ralentit les mutations économiques

 

  • De retrouver une politique économique libérale culturellement proche des intérêts britanniques.

 

Et un Frexit alors ?

 

Un avenir incertain !

 

Un Frexit apporterait les mêmes conséquences qu’un Brexit, hormis le fait que ces dernières risqueraient d’être plus importantes, du fait que la France quitterait l’Union européenne et l’euro. En plus des conséquences énoncées plus haut, la France en retrouvant le franc connaîtrait une dévaluation de sa monnaie et un risque de fluctuation monétaire plus importants qu’avec l’euro, qui pourrait se traduire par des cycles inflationnistes. Cependant, l’intérêt de retrouver le franc ne réside-t-il pas dans la dévaluation ? Ne nous y trompons pas, la monnaie européenne est trop forte pour notre économique qui en pâtit régulièrement et qui se retrouve moins compétitive que nos voisins allemands. Le seul devenir de l’Union européenne serait alors que les pays du nord (Allemagne, Pays-Bas…) payent pour les pays du sud (France, Italie, Espagne…). Sans compter que l’Union européenne ne peut imposer l’austérité à ces états membres sous-pression de la banque centrale européenne, qu’au risque de recréer le climat propice à l’hyperinflation de la fin des années vingt, avec les conséquences qu’on connaît.

 

Cependant, la monnaie n’est pas le seul problème de l’économie française, nos externalités sociales sont trop importantes dans un contexte économique de libéralisme sur fond d’esclavagisme industriel et d’exploitation des peuples les plus pauvres du monde. Un Frexit serait alors une solution idéologique louable, proche des valeurs françaises, du pays des droits de l’homme, en plus d’être une solution économique sur le long terme. En effet, en mettant fin à sa participation dans la zone euro, la France ne remet pas en cause son destin avec ces voisins européens, mais peut aussi s’opposer de vive voix au mondialisme effréné qui n’a de morale que le combat entre le pot de fer et le pot de terre !

 

Un retour aux fondamentaux de la république ?

 

D’un point de vue économique, une sortie de l’Union européenne et un abandon de l’euro signifieraient des périodes de trouble économiques pour la France avec vraisemblablement une augmentation de sa dette, des cycles inflationnistes, une perte de confiance envers l’économie française et une fuite de capitaux. Malgré ces éléments court-termistes qui peuvent être maîtrisés (l’inflation peut être corrigé et maîtrisé par la régulation de la masse monétaire dans un premier temps, puis le marché s’autorégulerait en gardant une politique de lutte contre la spéculation, la dette pourrait être diminuée et amoindrie en ayant recours à une vraie politique de lutte contre la fraude fiscale, et en instaurant une TVA sociale qui annulerait l’externalité sociale de notre économie en conservant notre système de soins et en faisant participer tous les acteurs économiques…), sur le long terme la France à tout à gagner dans sa souveraineté.

 

En somme, le choix d’un Frexit reste avant tout un choix idéologique, qui influencera notre modèle de civilisationnel et économique. La France retrouvera son autonomie financière et monétaire qui lui permettra d’appliquer un libéralisme économique proche de ses dimensions culturelles, dont l’état ne serait plus que le garant de la prise en compte des externalités négatives économiques (écologique et sociale) qui nous permettrait de garder un modèle civilisationnel, égalitaire et responsable pour les générations à venir !

 

 

18 Comments

  1. Ci-joint une lettre au courrier des lecteurs d’Ouest-France de 2003 donnant un autre éclairage au problème d’un éventuel Frexit, sur lequel je reviendrai.
    « Le 26 Juin 2003

    Courrier des lecteurs – Ouest-France

    10, rue du Breil – 35051 Rennes cedex 09

    Les réflexions de Danielle L dans votre courrier des lecteurs du 26 me semblent très pertinentes et même prémonitoires. J’aimerais que vous publiez cet écho :
    La solution consiste bien à faire payer les cotisations par la valeur ajoutée, et pour l’emploi, afin qu’on puisse continuer à parler de répartition. D’une taxe de 50 % on pourrait déduire la masse salariale et, pour n’en rien payer, il suffirait d’augmenter les salaires ou d’embaucher.
    Le Progrès permettrait alors de diminuer le temps de travail au lieu du nombre de salariés, la croissance n’étant plus nécessaire – du fait de la fin de la concurrence sans frontières et sans règles du jeu – pour le plein emploi ! Car , si « on n’arrête pas le Progrès » on peut le canaliser.
    Le droit au travail figure dans la constitution, il manque le devoir d’employer…quand on le peut, c’est-à-dire le payer : voilà le rôle du contrôle de la valeur ajoutée en fonction – ou en rapport – avec
    l’emploi payé, donc avec la masse salariale.
    Les entreprises n’auraient plus «  intérêt » à licencier et ne le feraient qu’en dernier ressort. Augmenter le SMIC c’est diminuer la compétitivité et , donc, desservir l’emploi. « Pourquoi le SMIC ? » disait Alexandre Sanguinetti il y a bientôt 50 ans : à cette question il serait temps d’y répondre et c’est ce que font les mesures que je suggère. Les entreprises auraient intérêt à bien payer, tout simplement !
    Il s’agit bien d’un nouveau modèle d’ Économie. Nos exportations étant hors d’une TVA comprenant les charges seraient très compétitives, les produits importés la subissant le seraient beaucoup moins et les autres pays n’auraient plus qu’à faire comme nous. C’en serait fini d’une mondialisation de la pauvreté au bénéfice de quelques milliers de milliardaires.
    De TVA, donc de charges, seraient aussi exonérés les artisans, avec l’intérêt de payer et d’embaucher plus grâce au contrôle de la valeur ajoutée. Déplacer un radiateur coûterait 100 € au lieu de 300 : on n’hésiterait pas à le faire faire et on pourrait multiplier les exemples à l’infini !
    Le travail manuel serait revalorisé.
    La TVA serait payée par les produits manufacturés et les matières 1ères, à l’exemple des carburants. Que ce qui est et sera de plus en plus rare soit cher et que ce qui est abondant – la main d’oeuvre – soit bon marché, c’est ce qu’on apprend en philosophie, et c’est le bon sens !
    OUI ! LE PROGRÈS NOUS PERMET ET NOUS OBLIGE À ÊTRE GÉNÉREUX ! CHOISISSONS LA VIE, AU LIEU DU CHÔMAGE, DE LA DÉLINQUANCE, DE LA VIOLENCE, DE LA DROGUE ET DU SUICIDE !

  2. Le 5 Mai 2017 .
    Les rapprochements, comme les associations d’idées, sont très importants surtout en économie.
    Ce qui signifie qu’on y voit de plus en plus clair, mais le temps est nécessaire, c’est laborieux. Mon idée de partage de la valeur ajoutée est relativement récente alors qu’elle était déjà contenue dans ma suggestion au Président Giscard en Juin 1975 d’augmenter et de partager entièrement la taxe sur les carburants à la suite de la crise du pétrole en 1973, le fait que la hausse du gas-oil étant incluse dans l’indice des prix et de l’indexation du SMIC posant seulement un problème de trésorerie aux consommateurs donc plus de gestion de ses dépenses empêchant des économies véritables. Cette taxe – non transmissible comme des tickets – aurait entraîné des économies importantes et donc une moins grosse répartition au fils des années.
    Mitterrand avait envisagé de remplacer les cotisations sociales pesant sur la compétitivité par la TVA en 1981 comme me l’avait confirmé Jean-Paul Bachy à l’époque, mais
    je n’avais pas encore pensé à une redistribution partielle et forfaitaire, qui n’était pas possible à ce moment du balbutiemment de l’informatique.
    Tout ça pour vous dire que je viens de faire un nouveau rapprochement : les entreprises exportatrices au nom du libre échange que Maurice Allais reprochait à la commission européenne et qui nous ruine tous, du fait des importations nécessaires pour équilibrer la balance commerciale, sont aussi celles qui refusent la « tévéalisation » des charges sociales et créent le chômage par l’intérêt d’économiser aussi ces charges égales aux salaires nets.

  3. Pierre Calame polytechnicien et haut fonctionnaire déclarait à Ouest-France le 9 Octobre 1993  » C’est mission possible contre le chômage, l’exclusion et la pauvreté » Il ajoutait « Mais l’économie ne peut pas être une fin en soi. Elle doit être au service d’une organisation sociale, d’une civilisation. Là, par fuite en avant et fausse croyance dans les miracles de la croissance, tous les systèmes de régulation et de redistribution sont cassés. D’où le caractère dérisoire des discours politiques de tous les camps. Ils n’ont plus de prise sur grand chose. Je dirais que plus personne ne tient le jeu. La plupart des États modernes ne sont que les porte-serviettes de leurs firmes dominantes. Pas parce qu’ils sont achetés, mais parce qu’ils ont en tête les parts de marché et l’emploi. »
    Et, ils n’ont pas du tout en tête les emplois perdus par suite de concurrences déloyales pour la bonne raison que ce sont les dirigeants des grandes firmes qui pensent pour eux – et surtout à eux !
    L’ opinion publique, conditionnée par les médias, n’y comprend rien et on fait tout pour cela : on n’apprend pas à raisonner et certains remettent même en question la place de la philosophie, imitant le principe cher à l’armée « réfléchir, c’est commencer à désobéir ! »
    Non seulement les firmes dominantes ne pensent qu’à leur intérêt – je pense qu’elles n’en sont même pas conscientes – au détriment de l’intérêt général et de leur pays, mais elles s’opposent même à ce qui serait leur intérêt véritable, mettre fin à l’endettement inéluctable et restaurer les conditions d’une croissance saine et respectueuse de tous les peuples comme de la préservation de la planète. Décidément, « ils ne savent pas le mal – les élites -qu’ils font « 

  4. Lorient, le 7 Mars 2015.

    Monsieur le Ministre de l’ Économie,

    Vous avez déclaré il y a quelque temps que les salaires augmentaient trop en France, ce qui faisait tort à notre compétitivité. Ci-joint photocopie d’un texte de Paul Champsaur, ancien directeur général de l’ INSEE qui confirme parfaitement votre opinion. J’ai moi-même constaté qu’en 1965, lors d’un voyage en Allemagne avec ma femme, professeur d’ Allemand, qu’il fallait 0,80 Franc pour un DM et qu’en 1999 pour le passage à l’Euro, il fallait 3,40 Francs pour 1 DM, soit une dévaluation relative de 425 %, bien plus que les dévaluations officielles du Franc et réévaluations du DM.
    Cela n’est évidemment pas sans rapport avec l’existence du SMIC comme avec la préférence française pour les cotisations au lieu de l’impôt, comme le souligne l’article de La Croix du 6/09/96 – ci-joint – car les cotisations gonflent les prix, auxquels la TVA s’ajoute , diminuant notre compétitivité, contrairement à l’impôt direct. Je ne suis pas d’accord avec l’opinion de Mr Champsaur  : la TVA dite sociale n’aurait pas impacté le pouvoir d’achat comme la CSG, remplaçant les cotisations avec un impact plus faible sur les prix en France grâce à une base plus large dont la participation de l’importation, que la CSG aurait oubliée .
    Dans mon analyse des effets doubles de la TVA à la place des charges je montre que la source de l’inflation est dans l’excès de concurrence dont la démagogie – qui ne serait plus de mise avec l’impossibilité du calcul marginal – se traduit par l’inflation et donc la hausse du SMIC et de l’ensemble des salaires subissant aussi cette inflation.
    Ce petit jeu de la concurrence aboutit à une confiscation de la plus-value par une minorité au détriment des salaires et des marges des entreprises et au bénéfice des gros actionnaires – servis par le trading à haute fréquence consistant à plumer les petits actionnaires que la BCE comme la commission européenne veulent attirer en Bourse, au profit des banques, à défaut d’utilisation du crédit bancaire inutilisable du fait de la priorité donnée au consommateur au lieu de l’emploi et des salaires, la vraie solution – comme les fonds de pension américains ou canadiens comme bien montré dans Cash Investigation de France 2, émission à laquelle vous avez participé ! Cette chaîne fait le boulot que ma lettre à Ouest-France, copie jointe, leur reprochait de ne pas faire !
    L’invention du SMIG et son indexation sur l’indice des prix a été une erreur qui doit être corrigée et remplacée par une indexation mixte sur la valeur ajoutée nationale – la TVA de 20 % – et sur celle de chaque entreprise – par le contrôle de la valeur ajoutée réservée à la masse salariale de 50 %. Du fait de l’absence de la possibilité du calcul marginal, l’inflation ne serait plus possible et les salaires n’augmenteraient que par augmentation de la production réelle, en volume. Les rendez-vous réguliers entre partenaires sociaux – qui ne s’intéressent qu’aux actifs, comme vous l’avez vous-même souligné – et les menaces de grève n’auraient plus de raison d’être.
    Ci-joint ma déclaration à la presse pour les législatives de 1973 et sa version actualisée . C’est la preuve par le contexte de la subtilité du problème et du choix nécessaire de l’intérêt général à long terme ( et même très long , incluant la métaphysique ) à la place de l’intérêt particulier, immédiat. C’est là qu’intervient la nécessité du spirituel, car nous sommes plus que de la matière, même grise ! Seul l’ Amour crée ! a dit Maximilien Kolbe qui donna sa vie pour un père de famille à Auschwitz : sans lui on n’aboutit à rien ! « Sans moi vous ne pouvez rien faire ! »
    Vous êtes très sympathique et très ouvert, donc très qualifié pour tirer parti de mes réflexions
    et du fait aussi de vos connaissances, qui me font défaut : on a, parfois, besoin d’un plus petit que soi ! Comme le système économique, je suis aussi au bout du rouleau …question santé ! Ce qui n’est pas non plus votre cas . Ci-joint quelques autres textes utiles .
    Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, mes meilleures salutations.

  5. Hélas, il est, comme l’a bien souligné Pierre Calame, dépendant des grandes entreprises et du souci de l’emploi au cas par cas, sans vision globale. Il n’a surtout pas compris, mais je vais insister, l’erreur totale du libre échange avec les pays pauvres : n’est pas Maurice Allais qui veut ! Je ne lui ai pas parlé surtout du partage partiel et forfaitaire de la TVA qui change totalement la donne, en faisant un impôt très juste, euro par euro, et sans effet de seuil stupide , ou pour quelques euros de trop on perd le droit à des aides cent fois supérieures.
    Aucun esprit intelligent, vraiment libre et soucieux de l’intérêt supérieur du genre humain ne peut négliger ces idées qui constituent un progrès indéniable, sauf des égos surdimentionnés comme dans la fable « le boeuf et la grenouile ».

  6. Avec notre nouveau président la question ne se pose plus. Il faut plus de libéralisme mais du bon libéralisme, nos acquis civilisationnel et sociétaux devraient-ils être bradés au grand patronat? Non il faut encourager l’offre autrement, par la suppression des charges sociales en TVA sociale, par une réduction du taux d’IS et sur les dividendes et plus-values… Le pouvoir d’achat se retrouve être une variable d’éléctoralisme, il faut augmenter le SMIC et les revenus par une baisse des charges essentielle si nous voulons garder nos acquis sociaux et les faire financer par tous !

  7. Faisons lui confiance, il a prouvé déjà qu’il avait des idées hétérodoxes, l’orthodoxie ayant fait faillite selon Jacques Duboin dès avant l’arrivée de Léon Blum au pouvoir en 1936. C’est de demande que nous avons besoin et cela ne peut passer que par la dé-mondialisation source d’une dette colossale et donc par aussi une diminution drastique de celle-ci, donc par la fin d’une tentative d’équilibrer la balance commerciale par l’exportation et le choix définitif d’importer moins, moins de pétrole par une hausse de la TIPP, pour lutter contre le réchauffement climatique, et moins de produits qu’on sait fabriquer par le remplacement des cotisations par la TVA, mais une TVA en partie redistribuée comme la TIPP, en attendant les autres taxes.
    Donc une augmentation du pouvoir d’achat par l’emploi et les salaires, afin qu’on puisse travailler aussi pour les pauvres, pas seulement pour les riches comme c’est le cas.
    DONC, LOGIQUE INVERSE, COMME DISAIT PHILIPPE SÉGUIN !

  8. Le problème des politiques qui visent à soutenir la demande c’est qu’elle n’ont aucune incidence sur notre économie. Après tout c’est logique, en favorisant le pouvoir d’achat on favorise les importations et donc les économies étrangères! Aujourd’hui c’est l’offre qui n’est plus compétitives et qui pousse notre demande intérieur à consommer à meilleur marché. Il faut rendre compétitif notre offre pour que les politiques sur le pouvoir d’achat fonctionne ou inciter les consommateurs à consommer français !

  9. Tout à fait d’accord ! En poussant l’offre comme le font nos politiques on s’enfonce. Maurice Allais avait raison d’annoncer la catastrophe, mais il n’allait pas assez loin car il ne visait pas travail au noir, bricolage et robotisation et maintenant numérisation, dénoncée par Eric Scmidt le président de Google :
    (Boursier.com) 24 01 2014 — C’est une sombre prévision que vient de faire le président de Google, Eric Schmidt… Invité du Forum économique de Davos, le dirigeant du géant américain de l’internet a estimé que les prochaines innovations technologiques pourraient éliminer des millions d’emplois, qui n’étaient pas automatisables jusqu’ici…
    « Une course entre les hommes et les ordinateurs »
    Selon lui, l’accélération de l’innovation technologique sera l’un des plus importants problèmes auquel le monde sera confronté dans les 20 à 30 prochaines années. “C’est une course entre les ordinateurs et les hommes, et les hommes doivent gagner” a ajouté Eric Schmidt, en affirmant que lui-même se trouvait “clairement de ce côté. Dans cette bataille, il est important que l’on trouve des emplois que seuls les humains accomplissent vraiment bien”, a-t-il ajouté…
    Une course technologique qui inquiète de plus en plus
    M. Schmidt n’est pas seul à s’inquiéter de l’avenir du marché de l’emploi. De plus en plus d’économistes pensent que les révolutions technologiques à venir auront un impact structurel plus important que les précédentes, et pourraient réduire de manière permanente le nombre d’emplois disponibles. Après les emplois peu qualifiés qui ont été laminés depuis les années 1970, ce sont des emplois qualifiés d’une partie de la classe moyenne qui pourraient ainsi disparaître dans les prochaines décennies, si de nouveaux métiers ne sont pas inventés rapidement.
    Pour M. Schmidt, les gouvernements doivent prendre pleinement conscience de ce problème, et agir en encourageant les systèmes d’éducation et de formation continue à s’adapter à la nouvelle donne. Il faut aussi soutenir les industries nouvelles qui créent les emplois de demain, non remplaçables par des machines. Il a notamment cité le secteur de l’extraction du gaz de schiste, dont l’essor a suscité en quelques années un écosystème de PME et d’ETI qui ont créé de nombreux emplois aux Etats-Unis…
    Victoria Adam — ©2014, Boursier.com

  10. Le 6 Janvier 2015, dans Les Échos Emmanuel Macron déclarait :
    « Responsabilité impérieuse » de la France et de l’Allemagne »
    Au cours de cet entretien, le ministre a notamment déploré un « épuisement démocratique dans les pays soumis à l’austérité », tels que la Grèce, dont « la place est dans la zone euro, quel que soit son prochain gouvernement ». Et en a profité pour annoncer que le président français François Hollande s’attacherait, lors de sa rencontre avec Angela Merkel prévue dimanche 11 janvier à Strasbourg, à « convaincre notre partenaire allemand que la France et l’Allemagne doivent aller beaucoup plus loin ensemble pour la relance de l’Europe ».
    Pour le ministre qui présentera fin janvier son projet de loi pour la croissance et l’activité à l’Assemblée nationale, la France a « une responsabilité impérieuse de mener des réformes ». « L’ Allemagne, de son côté, devrait investir bien davantage. Elle a une responsabilité impérieuse de le faire », poursuit-il
    Le problème est qu’ il n’a pas compris qu’aec la concurrence mondialisée, sans règles du jeu loyales , on ne peut que s’enfoncer dans la dette : c’est une impasse !
    La solution c’est bien de remplacer les cotisations par la TVA, mais une TVA partagée uniformément et partiellement, et aussi une indexation de la masse salariale sur la valeur ajoutée dans toutes les entreprises et aussi les banques pour que le Progrès se traduise enfin par une diminution du temps de travail et donc son partage au lieu deslicenciements !

  11. Vous écrivez plus haut « Après tout c’est logique, en favorisant le pouvoir d’achat on favorise les importations et donc les économies étrangères! »
    C’est ce que disait Alfred Sauvy le 4 Avril 1981 dans une interview à Ouest-France « Si nous faisons une relance, une partie de la demande va s’en aller au dehors. C’est comme si on essayait de gonfler un pneu crevé. N’importe quel enfant sait cela. »
    Il ajoutait « Je crois qu’un jour ou l’autre nous serons obligés de réduire la consommation de carburant par la voie des prix. »
    Enfin, comme pour boucler la boucle de tout ce qu’on aurait du faire depuis 36 ans, il disait « La raison essentielle du chômage, c’est le déficit important de nos échanges extérieurs, en raison du prix des matières premières et de l’énergie que nous achetons à l’étranger. Pour que le trou ne soit pas trop béant nous retenons l’économie. Come on tire les rênes d’un cheval. »
    A ces 3 causes principales le remplacement des cotisations par la TVA comme l’indexation de la masse salariale sur 50% de la valeur ajoutée règlent parfaitement le problème. De même la TIPP pourrait être augmentée comme la TVA si on en partageait une partie forfaitairement.Les 3 objectifs cruciaux seraient atteints,déficits,chômage et réchauffement climatique.
    Alors on pourrait libérer l’ économie et l’emploi et les salaires deviendraient prioritaires et on n’aurait plus besoin de stimuler l’offre ! La technostructure a échoué et il serait temps de le reconnaître.
    QU’EST-CE QU’ON ATTEND ?

  12. Je vous propose un commentaire personnel sur cette incompréhension générale, commentaire issu d’une discussion avec un ami connu par sa participation au courrier des lecteurs de La Croix, journal qui lui avait transmis mon approbation:
    « Le 25/03/2017 à 12:31, Paul V. – 90 ans, ingénieur des mines – a écrit :
     
    Cher L..,
     
    Content de voir que cela ne va quand même pas trop mal pour votre âge, ce que je dis aussi pour moi.
    Hélas, au cours de cette longue existence, nous n’aurons pas pu beaucoup contribuer à améliorer les choses et je ne sais pas quand les humains verront “le bout du tunnel” ou connaîtront tous “des lendemains qui chantent”.
    Mais le système économique actuel convient très bien à ceux qui nous l’imposent. Comme s’en réjouissait l’un d’eux sans aucune pudeur : “ La lutte des classes, cela existe et c’est nous qui l’avons gagnée.”
     
    Bien cordialement.
    Bonjour Paul !

    Ceux qui se réjouissent d’avoir gagné la lutte des classes oublient que la partie n’est pas finie, que ce n’est pas une comédie mais un drame qui se joue, à leur insu.
    Je regardais hier soir sur Arte l’odyssée de la sonde Rosetta et de son atterrisseur Philae . Et je voyais à quel pont les scientifiques sont incapables d’expliquer le phénomène de la vie dans sa forme la plus primitive. Ne parlons pas des animaux et encore moins de l’homme !
    Je n’arrive pas à comprendre que la mort – un scandale en même temps qu’une nécessité -ne les choque pas et soit tellement tabou. Quand je réfléchis à l’ Économie je fais systématiquement un parallèle avec l’ évangile et je m’ aperçois à quel point l’évangile est lumière. On ne peut pas comprendre la vie, donc l’économie, si on ne tient pas les 2 bouts et que l’on ne les pratiquement également et quotidiennement. Vive la vieillesse qui nous en donne le temps!
    Une parole me frappe dans l’évangile « vos cheveux sont tous comptés ». Je fais le rapprochement avec la capacité des mémoires informatiques actuelles « astronomiques ». Nous imitons ainsi notre créateur mais à des années-lumières de sa puissance infinie. La dimension du cosmos, bien représentée hier soir dans l’émission où il s’agissait de viser une comète, petit point lumineux parmi une quantité astronomique d’autres points lumineux- cela pour un secteur du ciel minuscule – donne une idée, et du chemin parcouru par l’homme, créé à l’image de Dieu, et de l’impossibilité en même temps que de sa prétention d’arriver ne serait-ce qu’à comprendre, ne parlons pas de fabriquer la vie.
    Ils passent à coté de l’essentiel et de la raison même de leur existence !
    Tout, ici-bas, est relatif, seul Dieu est absolu et « tient tout », comme j’aime à le dire: donc on résout tout ou on ne résout rien. Je demande au St Esprit tous les jours, comme le Fils nous l’a promis.
    Évidemment ceux qui croient avoir gagné la lutte des classes ne risquent pas de lui demander de l’aide !
    Bonne santé et bonne réflexion à ce sujet, Cher Paul ! « 

  13. Atlantico – le 10 Mai 2017 :
    Merkel 1, Macron 0 : Emmanuel Macron perd une première bataille majeure dans le rapport de force avec l’Allemagne (et la “guerre” paraît mal engagée…)

    Par theodorum – 10/05/2017 – 18:12 – L’ Allemagne se trompe, l’orthodoxie a fait faillite !
    Xavier Timbeau dit que « Wolfgang Schäuble fait la connexion entre le quantitative easing et l’excédent commercial. » Le problème serait encore plus important sans le Q/E de la BCE car ce sont les excédents commerciaux allemands qui empêchent l’ Euro de baisser plus, l’ Europe étant excédentaire grâce à eux. Le vrai problème c’est le libre échange avec les pays pauvres – dénoncé par Maurice Allais – qui prévoyait la catastrophe – source des dettes astronomiques des pays industrialisés -qui nous fait perdre 100 emplois quand on en gagne 1. L’Allemagne orthodoxe et si vertueuse est touchée aussi car l’ Euro fort n’avantage que les exportateurs et leurs salariés mais appauvrit la majorité de la population qui doit payer plus cher les matières 1ères, dont le pétrole, outre que les importations inévitables et déloyales pèsent sur l’emploi et les salaires d’une grande partie de la population. Ce serait pire si la BCE arrêtait le Q/E !
    Par theodorum – 10/05/2017 – 18:25 – Cherchez la cause, disait Maurice Allais !
    Maxime Sbaihi déclare : « Quand on regarde la croissance allemande on observe que la consommation intérieure est trop faible et provoque ce déséquilibre. L’Allemagne, à force de mener sa politique d’équilibre budgétaire est en train de compromettre son futur économique, quand on voit le niveau d’investissement publics dans l’économie allemande, qui est très bas. L’infrastructure est aussi en fort état de détérioration. Ils se donnent aussi des règles budgétaires très strictes sur la dette. » L’Allemagne a tellement peur de l’inflation qu’elle craint plus que tout qu’elle est en train de compromettre son avenir, effectivement. La France comme une cigale emprunte à tout va, profitant des taux très bas permis par l’ Euro fort grâce surtout aux excédents allemands. Les 2 pays se trompent car ils ne s’attaquent pas à la cause, comme disait Maurice Allais, le libre échange mondialisé, source réelle et impasse absolue pour l’ Europe. Réveillez-vous ! allez sur le site des Éveillés de la faculté de droit et d’économie de Nantes et vous trouverez !

  14. Rectificatif ! L’ Euro fort serait encore plus fort sans la politique de Q/E de la BCE, et les allemands dans leur ensemble y gagneraient encore plus. Les Allemands sont quand même les plus avantagés par l’ Euro car s’ils avaient leur propre monnaie ils seraient obligés de réévaluer celle-ci et leurs excédents baisseraient.
    Tout ça pour dire que c’est un peu compliqué – la preuve : Schauble se trompe aussi.
    Par contre les inconvénients du libre échange avec des pays pauvres demeurent même pour l’ Allemagne du fait de concurrences déloyales pesant sur les salaires allemands pas concernés par les exportations, pour ne pas parler des inégalités.

  15. Exactement l’euro serait encore plus fort sans cette politique de la planche à billet que sont les QE. Le problème quand on inonde le marché de devise et qu’on garde systématiquement des taux bas, c’est qu’on fausse le marché et on créer un décalage entre le taux réel et le taux normal. Ce décalage se retrouve dans toutes les crises ! De plus avec les QE on boost une demande qui n’est pas forcément prête et qui n’en a pas forcément les moyens, ce qui va faire que dès la levée des taux et la coupure des robinets d’argent de la BCE tous les ingrédients seront réunis pour une crise. En ayant une croissance artificielle, car la demande est booster par les pouvoirs publics, on ne change pas les fondamentaux qui ont provoqués une récession: les charges sociales trop élevé pour les entreprises qui freinent l’emploi, une pression fiscale trop importante qui étrangle les ménages et les entreprises et une demande intérieur faussée, car la hausse de la demande profite essentiellement aux produits importés étant meilleur marché que les produits français…

  16. Monsieur le Ministre de l’ Économie,

    Vous avez déclaré il y a quelque temps que les salaires augmentaient trop en France, ce qui faisait tort à notre compétitivité. Ci-joint photocopie d’un texte de Paul Champsaur, ancien directeur général de l’ INSEE qui confirme parfaitement votre opinion. J’ai moi-même constaté qu’en 1965, lors d’un voyage en Allemagne avec ma femme, professeur d’ Allemand, qu’il fallait 0,80 Franc pour un DM et qu’en 1999 pour le passage à l’Euro, il fallait 3,40 Francs pour 1 DM, soit une dévaluation relative de 425 %, bien plus que les dévaluations officielles du Franc et réévaluations du DM.
    Cela n’est évidemment pas sans rapport avec l’existence du SMIC comme avec la préférence française pour les cotisations au lieu de l’impôt, comme le souligne l’article de La Croix du 6/09/96 – ci-joint – car les cotisations gonflent les prix, auxquels la TVA s’ajoute , diminuant notre compétitivité, contrairement à l’impôt direct. Je ne suis pas d’accord avec l’opinion de Mr Champsaur : la TVA dite sociale n’aurait pas impacté le pouvoir d’achat comme la CSG, remplaçant les cotisations avec un impact plus faible sur les prix en France grâce à une base plus large dont la participation de l’importation, que la CSG aurait oubliée .

  17. Cet extrait de ma lettre à Mr Macron est bien confirmé par le texte suivant, qui confirme aussi les termes de ma lettre au courrier des lecteurs d’Ouest-France du 26 juin 2003 :Revue PRÉSAJE .com N° 23 Août 2014

    Michel Godet

    L’emploi en France n’a cessé de se dégrader depuis que nous laissons filer les déficits publics. Le dernier budget à l’équilibre fut celui de Raymond Barre en 1980 et nous étions aussi à 5% de chômeurs ! A se demander si les deux phénomènes, à savoir chômage faible et équilibre budgétaire, ne sont pas des vertus liées. Depuis, la dette publique qui était de 20% du PIB est passée à plus de 95%.
    Notre (mauvaise) gestion jacobine de l’économie nous a conduits à cette impasse : un coût du travail trop élevé, conduisant à moins d’emplois, plus de chômage et une rentabilité insuffisante des entreprises pour investir et préparer l’avenir.
    Depuis des lustres, les gouvernements successifs, de droite comme de gauche, confondant politique économique et politique sociale, ont été immanquablement tentés de donner un « coup de pouce » au Smic en l’augmentant. L’intention est généreuse et louable : il s’agit de penser à ceux qui sont en bas de l’échelle des revenus.
    Comme le relève le rapport Champsaur : « La réduction du temps de travail sans
    perte de salaire a conduit, toutes choses égales par ailleurs, à augmenter le Smic de 11,4%. A ce premier effet direct, s’est ajouté l’impact indirect […] de 5,7% supplémentaires, soit une hausse totale de 17,1% ». Si le Smic était resté indexé sur l’inflation, et n’avait pas connu des coups de pouces, il serait trois fois plus faible et donc bien inférieur au RSA socle d’aujourd’hui 500 €. Et même depuis
    2001, les coups de pouce ont continué : sans eux le Smic horaire brut ne serait pas à 9 € mais à 8 €. Entendons bien le message : il y a des gens que l’on n’embauche pas parce qu’ils coûtent trop chercompte tenu de la valeur de leur compétence et du coût de l’éventuelle débauche.

    • Il y a différentes façons retenues par le gouvernement pour fausser le marché du travail et diminuer le coût du travail. Tel que le recours à une immigration ou des travailleurs détachés qui prennent les emplois que les Français ne veulent plus selon les médias. Mais ce qu’on oublie de nous dire, c’est que si les Français les veulent plus ce n’est pas parcequ’ils ne veulent pas travailler mais être mieux payé pour des travails qui sont pénible et difficile, hors normalement la loi du marché entre l’offre et la demande aurait du revoir le revenu de ces travails augmentés, il n’en fut rien, dopé par une main d’oeuvre étrangère qui fausse le marché du travail, alors qu’on nous nargue qu’on accueil cette main d’oeuvre pour des raisons humanistes, plutôt que capitaliste.
      Il y a aussi le recours à l’ubérisation !! Après le rêve des Start-ups faisons croire à tous le monde qu’ils peuvent devenir entrepreneur et gagner plus d’argent, seulement, ce qu’on oublie de nous dire c’est que la concurrence niveau prix va baisser les coûts de ventes et augmenter le pouvoir d’achat, oui, mais qui va payer notre système social quand tous le monde sera ubérisé et divisé ? Que ce passera t-il quand cette compétitivité niveau prix se répercutera par une baisse des revenus et une disparition des financements de la sécurité social ? L’electoralisme pousse les politiques à faire des politiques de clientelismes et portée sur le pouvoir d’achat alors que le problème c’est que l’offre n’est pas compétitive et qu’il faut la rendre compétitive sans détruire nos acquis sociaux !

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