Ode au bon sens, à la quintessence !

Bon sens les éveillés

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http://leseveilles.info/2016/12/31/ode-au-bon-sens/
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Durant cette fin d’année, bon nombre de questions existentielles me taraudent l’esprit, à savoir : Être humaniste n’est-ce pas prôner la liberté et la souveraineté des peuples ? Le Bon sens n’est-il pas de développer l’Afrique en stoppant ces politiques ? L’avidité de nos gouvernants n’entraîne-t-elle pas ces régions qu’on dépeuple ? Ou encore la démocratie ne réside-t-elle pas dans le populisme que, dans la stigmatisation antipatriotique ? C’est dans cet esprit que ces quelques vers ont été élaborés. En espérant qu’il vous inspire un réveil citoyen et un réel regain d’inspiration tant l’année 2017 est importante pour notre nation !

 

Ode au bon sens, à la quintessence !

 

Le bon sens de son vivant,

Ne sera jamais moralisateur et destructeur,

Son effervescence n’arrive qu’en le cultivant,

Ses oppresseurs ne sont autres que tous les détracteurs,

Mais qui sont-ils ces pseudo-humanistes du monde ?

Prônant la paix à coup de bombes et de guerres économiques,

Ces rassembleurs de peuples, d’une terre moribonde,

Ils se cachent sous les mensonges de leurs pensées endémiques,

De leurs points de vue, la destruction historique est nécessaire,

Ni les frontières, ni la culture, ni l’identité nationale n’est paix,

En revanche, la mondialisation et la globalisation sont élémentaires,

Il n’y a qu’en eux, que le fatalisme des discours de leurs portefaix,

 

Ah ils se disent innocents du massacre et partagent la peine d’Alep,

Ils sont généreux d’accueillir les réfugiés de la misère,

Misère, qu’ils ont soutenue pour la liberté et l’OPEP !

Est-ce le prix de leurs humanismes : la division et la guerre ?

À force de supprimer nos différences, ils cultivent l’indifférence,

De cette richesse culturelle, il ne nous reste que la honte et la dérision,

D’une union monétaire, nous ne connaissons que la carence,

En s’appuyant sur leurs chiffres ils pensent connaître notre nation,

Entendez-vous le son du peuple indigné et révolté ?

Ce n’est pas dans les minutes de silence que nous luttons,

Notre populisme n’est que l’expression de notre fierté,

Nos enfants, notre vie, notre patrie c’est ce pour quoi nous nous battons,

 

De notre mobilisation n’en résulte aucune discrimination,

C’est du bon sens, que nous cherchons les lumières,

Après tout la politique n’est-elle pas au service de sa population ?

Nous ne sommes ni les pantins ni les acteurs de cette manne financière,

De cette perpétuelle guerre, nous souhaitons nous préserver,

Nous croyons que la liberté réside dans la souveraineté de la nation,

Sur la France, nous voulons nous recentrer pour nous développer,

Le référendum est la seule voie que la politique offre à notre population,

Être humaniste n’est pas cultiver la paix et la liberté ?

Ne serait-ce que de chercher à décoloniser le monde de ses intérêts,

D’arrêter de manipuler, tuer et attiser la foule dans l’avidité,

Attention, le réveille citoyen est en marche ce n’est plus un secret !

 

Guignier Mickael

 

15 Comments

  1. L’imposture des élites ! Georges Bernanos la dénonçait déjà en 1938. Cela n’a pas changé. Pierre Cardo qui avait évincé Michel Rocard de son siège et qui posa une question écrite au gouvernement sur la TVA qui pénalisait par des taux différents le travail des professionnels, lettre adressée à tous les députés sauf 7, a abandonné la politique, lassé par le triomphe des ambitieux culottés et des arrivistes démagogues genre Sarkozy.
    La même lettre adressée à la délégation de l’ Europe auprès de l’UNESCO et de l’OCDE à Paris, comme une bouteille jetée à la mer, a obtenu un meilleur résultat: L’ Europe a conseillé aux 12 pays membres de baisser la TVA sur toutes les dimensions du bois de chauffage au niveau de 5.5 %. Et cela a été effectif au 1er Janvier 1997 !
    Jean-Pierre DELALANDE, maire de DEUIL-LA-BARRE a abandonné la politique également. C’est lui, à qui j’avais reproché la mesure DELALANDE, qui mettait dans le même sac le licenciement de 2 personnes de plus de 50 ans quelle que soit leur ancienneté dans l’entreprise, 2 ou 20 ans, mesure qui se retournait contre les moins de 50 ans, qui m’adressa une carte de voeux avec la devise de Démosthène : « Il est d’un bon citoyen de préférer les paroles qui sauvent aux paroles qui plaisent ». Il chercha ensuite à retirer son nom de cette mesure. Martine AUBRY qui lui succéda doubla la pénalité !
    Espérons que 2017 verra le bon sens « tout simplement » triompher !

  2. Le 4 Janvier 1996.

    Délégation de la Communauté Européenne

    12 Avenue d’ Aylau

    75116 – Paris

    Madame, Monsieur,

    Veuillez trouver ci-joint quelques textes de réflexions économiques sur lesquels j’aimerais bien votre avis.
    J’en serais cependant très étonné car « on » me répond rarement. Je n’irais pas jusqu’à dire « qui ne dit mot consent ». Les « mauvais bergers » sont ceux qui fuient le débat- faute ? – d’idées »
    On a du mal à croire qu’il reste quelque chose de nos « valeurs occidentales » quand rêgne un tel silence, alors que le sort de dizaines de millions, et même centaines, de gens, est en jeu.
    C’est comme si je jetais une bouteille à la mer !
    Au cas où vous seriez intéressés , je vous signale quand même tenir à votre disposition d’autres textes du même genre.
    Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.

  3. Il est évident qu’il faudra du changement, espérons que 2017 soit cette année! Que le bon sens guide nos lumières et que les citoyens n’hésitent pas à prendre des risques pour faire de 2017, l’année de la démocratie !

  4. Pleinement d’accord avec Emmanuel TODD !

     » Emmanuel Todd : «Dans cinq ans, Hollande sera un géant ou un nain»
    Mardi 16 Octobre 2012 à 12:00
    Philippe Cohen et Aude Lancelin – Marianne
    Mais n’êtes-vous pas favorable à une politique de relance ?
    E.T. : Je suis frappé par le côté décalé, dépassé des critiques de la rigueur émanant de la gauche de la gauche ou d’économistes proches simultanément du Parti socialiste et des banques. En réalité, une politique de relance, dans le style de celle menée par Sarkozy, les Etats-Unis et quelques autres après le déclenchement de la crise de 2008, ne peut pas marcher.
    On ne peut plus faire de relance en économie ouverte, et c’est ce qui rend absurde la critique actuelle de la rigueur. Dans un contexte de concurrence mondiale déloyale, distribuer des moyens de paiement aux ménages, ce serait fabriquer de la demande pour la Chine et l’Allemagne, les deux grands pays exportateurs, et économiquement irresponsables, qui contractent leur demande intérieure pour écraser leurs voisins.
    La gauche a atteint le terme de ses contradictions. L’émergence de Paul Krugman et de Joseph Stiglitz en grands prêtres de la relance budgétaire, en penseurs cultes de la gauche française, est pathétique : ils sont eux-mêmes paumés, au cœur des contradictions de l’économie américaine, paralysés par leur incapacité à affronter clairement la question du libre-échange. J’ai réalisé en les lisant cet été à quel point une certaine pensée économique de gauche était au bout du rouleau. Ces deux icônes à la peinture encore fraîche avaient gagné leurs Nobel en consacrant leurs belles années de recherche à «résoudre» quelques-unes des milliers d’absurdités engendrées par la rationalité schizophrène de l’«Homo economicus» : asymétries d’information pour Stiglitz, rendements croissants du commerce extérieur par acquis technologique pour Krugman. Or, aucun financier américain n’aura jamais besoin de Stiglitz pour entuber un emprunteur, aucun chef d’entreprise allemand n’aura besoin de Krugman pour entuber un haut fonctionnaire français. Ces deux tocards nobélisés – je pastiche à dessein le style méprisant de Krugman – font aujourd’hui une deuxième carrière en vulgarisant le keynésianisme qu’ils ont appris à la fac. Ils nous disent ce qu’ils auraient dû savoir depuis toujours : l’insuffisance tendancielle de la demande mondiale. Ils oublient soigneusement la conversion de Keynes au protectionnisme. »
    La montagne a accouché d’une souris !

  5. Nous avons les gouvernants que nous méritons !
    Qu’en cette nouvelle année nous cessions de vouloir le beurre et l’argent du beurre, des prix par l’exploitation de la misère mondiale et des emplois sûrs. Je rève d’une pétition où nous inviterions les citoyens à lever enfin cette ambiguité sur laquelle jouent les politiciens professionnels.
    Tout se tient, et si « du désordre naît le désordre », inversement de l’ordre – qui consiste essentiellement à faire pour les autres ce qu’on voudrait qu’ils fassent pour nous – renaîtrait l’ordre !
    Promouvons le pouvoir d’achat par l’emploi et par des prix a-justés à cet objectif !

  6. Emmanuel Todd a en effet raison, l’austérité n’est qu’une des conséquences voulut par les politiques monétaristes actuel. Il suffit que de se rappeler le consensus de Washington et les prêts accordés par les USA aux pays d’Amériques latine dans les années 1970 pour soit-disant libérer l’économie et relancer la consommation! La monnaie n’est qu’un outil au service de l’économie et non l’inverse ! Il est temps que nous arrêtons de faire des amalgames, dans un monde économique déloyale, un protectionnisme intelligent pour relancer l’économie n’est pas synonyme de guerre, de fermeture d’esprit ou autres ! mais de relance de l’économie national !

  7. de toutes les économies nationales ! Jean Boissonnat ex-directeur de l’ Expansion, mort récemment, écrivait qu’il valait mieux échanger des marchandises que des obus, sauf que la concurrence c’est comme la guerre par d’autres moyens. Les défis qui s’annoncent nous obligent à trouver mieux, les chômeurs étant des morts-vivants !
    Ce n’est pas ça le progrès humain !
    Résoudre les problèmes dans une vision globale c’est aussi vouloir la Paix les pays riches aidant les pays pauvres par le moyen d’exportations hors charges et hors taxes, la concurrence avec des pauvres n’ayant aucun sens.
    Déjà consacrer les budgets militaires à l’aide au développement nous donnerait beaucoup plus de moyens.
    Vive l’émulation, à bas la Concurrence disait ma lettre au Monde le 16 Avril 1984. La concurrence n’enrichit que les riches, ceux-ci sont à mettre au pas…de l’homme. Malraux a prophétisé, avant la NASA : le 21 eme siècle sera spirituel où on n’en verra pas la fin !

  8. Au lieu d’accumuler les déficits jusqu’à la faillite, cessons cette exploitation des pays sous développés. Nous aurons alors les moyens de leur faire des prêts sans intérêt, prêts qui donneront du travail à nos entreprises et qui leur permettront, enfin, de produire chez eux et pour eux, ce que nous aurions pu et du faire, par une lecture correcte de la déclaration de Jean Boissonnat en 1972 « il faut savoir ce que l’on veut, être solidaires ou pas, industrialiser le tiers monde, ou pas ».
    Les riches des pays riches se sont ainsi défaussés sur les pauvres des pays riches par le biais de la concurrence !
    Pauvres de tous les pays concurrencez-vous ! Les riches, en finançant les délocalisations, ont tiré les marrons du feu. Cela nous a donné la dette astronomique actuelle.

  9. Le problème avec le développement des pays pauvres, c’est que les pays riches leurs dictent comment « se développer » en les rendants dépendants financièrement des pays riches. Ce qui fait que vous trouverez une bouteille de coca-cola presque de partout en Afrique, mais qu’a coté de ca on cultive la famine! Le meilleur axe de développement pour les pays pauvres c’est de les aider à se développer sans dépendance, en leurs laissant trouver la meilleure voie de développement possible. Les occidentaux ne peuvent pas imposer leurs visions du monde aux autres pays c’est absurde et destructeur. Malraux a raison! Le prochain défit sera de surcroit l’écologie! Les occidentaux ont tords de penser encore que les ressources de la planète leurs aient due ! Nous ne sommes que de passage, il ne faudrait pas l’oublier ! L’écologie doit être pensée non comme un business mais comme une nécessité car c’est à coup sur une externalité négative qui causera notre perte!

  10. C’est à la suite de son article du 26 Janvier 1996 « L’abandon des pays pauvres » que j’ai écrit au Professeur d’ économie et Président de Paris I Sorbonne Pierre Bauchet,qu’il a changé d’avis sur la mondialisation. Il se plaignait de la baisse de l’aide publique au développement à juste titre, sans avoir fait le rapprochement avec le développement de la dette et du commerce avec l’ Asie, dont il se réjouissait d’abord.
    En transférant les charges sociales sur la TVA nous couperions les concurrences déloyales – pas seulement celles des délocalisations mais aussi du travail au noir, du bricolage et de la robotisation – et exportant hors TVA et hors charges nous aurions, enfin, les moyens de les aider pour un développement réciproque.
    Nous atteindrions beaucoup d’objectifs – chômage, inflation, déficits – d’un coup !

  11. Ci-dessous un extrait du blog de Pierre Calame, polytechnicien et ingénieur des ponts, ancien haut fonctionnaire et qui déclarait à Ouest-France le 9 Octobre 1993 : nos dirigeants ne sont que les porte-serviettes des grandes firmes nationales :
    Mais d’où peuvent naître les systèmes de pensée et les institutions réellement adaptés aux défis et aux réalités du 21e siècle ? Certainement pas du seul exercice de l’intelligence car, comme le disait Heidegger, le plus difficile dans la vie est de voir ses lunettes car nous regardons le monde à travers nos lunettes. Le travail intellectuel est conservateur par construction. Il construit les idées sur les idées et souvent à l’intérieur d’institutions dont la logique même de fonctionnement pousse au conformisme, à commencer par la révérence au maître qui est l’exercice imposé de la réussite d’une thèse universitaire. L’innovation dans le champ des idées, du moins dans le domaine qui nous importe ici, ne peut venir que d’un mélange étrange et détonnant, certains diront peut-être au contraire un salmigondis, d’observations personnelles, d’étonnements et de découvertes, de rencontres, de dialogues et de lectures qui offrent autant de prolongements du regard et de grilles possibles d’interprétation de la réalité. Dans un livre écrit en 1993, « Mission possible », où je retrace l’itinéraire personnel de mes découvertes, j’insistais sur la nécessité de porter en permanence sur le monde un regard d’enfant. D’enfant étonné. D’enfant pour qui, si les faits observés sont contradictoires avec les théories enseignées, c’est probablement les faits qui ont raison.

  12. La définition de la nécessité d’un regard d’enfant, selon Pierre Calame , me convient parfaitement, j’ai toujours voulu avoir un regard neuf sur l’économie, donc je ne pouvais pas être un « bon élève », ce que confirme cette lettre à un ancien condisciple de Philo :
    Bonjour !

    Mon neveu m’a transmis il y a un peu plus d’ 1 mois votre idée de recenser et réunir vos anciens condisciples de la classe de Philosophie du lycée St Louis de Lorient, en 1954.
    Cela fait 62 ans et comme je n’étais pas un élève studieux, en ayant peut-être mauvaise conscience, j’ai vite perdu de vue mes voisins de classe. C’est pour cela que j’ai mis un moment à vous répondre, après un si long silence.
    J’ai assez vite abandonné les études de droit, tout en ayant apprécié l’ Économie politique, pour entrer dans la vie active au sein de l’entreprise familiale de combustibles et accessoirement boissons. Avec mon père et mes frères l’entreprise a bien fonctionné.
    C’est là, dans le concret de l’ économie que mes rudiments d’ Économie politique ont refait surface, ce qui m’a amené à faire acte de candidature pour les législatives de 1973, ainsi que pour celles de 1995 et 1997. J’ai eu en 1995, heureux retour de l’histoire, comme suppléant le professeur de Philo de mes 2 filles nettement meilleures élèves que moi 30 ans plus tard, Michel Marziou. Il avait beaucoup apprécié un opuscule de mes idées distribué par les marchands de journaux.
    Je viens d’avoir 80 ans et ne suis pas en bonne santé . cela ne m’empêche pas de continuer à faire connaître mes idées, en particulier par la participation à des forums depuis 4 ans, sous le pseudonyme de theodorum, répertorié sous google.
    Mon fils aîné, aussi peu attiré par les études que son père, mais doué en informatique – véritable self made man – m’a créé un site que j’ai commencé à remplir de mes réflexions, filao.net. J’ai participé beaucoup aussi sur boursier.com , rubrique économie , depuis 4 ans.
    Je n’étais pas du genre docile, même contestataire, un peu timide, mais persévérant à outrance si l’enjeu me semblait important et qu’il me semblait être dans la bonne voie. J’ai d’ailleurs fait changer d’avis sur la mondialisation Pierre Bauchet Professeur d’ Économie et président de Paris I Sorbonne en 1996, et dont je lisais les articles dans La Croix à laquelle j’ai été abonné 30 ans. Belle revanche sur des études en queue de poisson, et aussi revanche du terrain sur la théorie.
    Comme disait Archimède «  Donnez moi un point d’appui et je soulèverai le Monde » Le plus beau levier du monde, comme un major de Polytechnique ou de l’ ENA, ne peut rien faire s’il n’a pas connu la Concurrence…et réfléchi beaucoup, longtemps ! « 10 % d’inspiration, 90 % de transpiration » ou « aide-toi et le ciel t’aidera ! ».
    J’ai aussi beaucoup écrit aux politiques de tous bords, sauf extrême droite, mais, comme on m’a dit souvent « il faudrait que cela aille mal pour qu’on vous écoute ! ». C’est vrai aussi que ces idées dérangent beaucoup dans la mesure aussi « où les consommateurs veulent des prix bas et aussi des emplois stables, le beurre et l’argent du beurre ! » . Comédie humaine !
    Mon père et un de ses clients débitants de boisson se disputaient à Lomener, au Moulin Vert, il y a 50 ans car le commerce ne marchait pas «  A qui la faute ! » chacun accusant l’autre d’être trop gourmand. A ce sujet je crois avoir fini mon enquête ! Techniquement parlant.
    Ci-joint 2 textes récents qui montrent que « comme un bouledogue je ne lâche jamais prise », ce que disait une analyse d’écriture, il y a aussi 50 ans.
    A votre disposition pour une rencontre éventuelle, comme un bilan. Bon Été  à vous !
    PS – Rassurez-vous, ma famille,non plus, ne croit pas en mes idées !
    Pas de réponse à cette lettre, apparemment pour raison d’orthodoxie !

  13. J’ai oublié de citer un passage du blog de Pierre Calame, très instructif :
    « Je suis en effet frappé par l’indigence prospective, sociologique, voire historique, de la plupart des discours qui nous sont assénés sur l’économie. Or, pour moi, le renouvellement des systèmes de pensée, des concepts, des théories est la tâche la plus urgente de ce premier siècle commençant. De cela, j’ai eu l’intuition de façon très précoce. En 1967 déjà, quand je travaillais avec mon épouse Paulette sur la politique d’accueil des travailleurs étrangers en France, j’ai été estomaqué de voir que l’on reconduisait, au lendemain des indépendances, des politiques d’immigration inventées entre les deux guerres pour accueillir des travailleurs polonais, italiens ou même belges. Et, tout au long de mes quarante années professionnelles, je suis ainsi allé d’étonnement en étonnement, de surprise en surprise, découvrant sans cesse qu’on voulait penser demain avec les idées d’hier, gérer demain avec les institutions d’avant-hier. Dans ces décalages, parfois de plusieurs siècles, entre les systèmes de pensée, les institutions, et la société que l’on a à gérer, réside l’une des clés essentielles des défis et drames du monde d’aujourd’hui. A vouloir former les futures élites avec un modèle d’université inventé par Von Humboldt au début du 19ième siècle, à prétendre régir la planète avec des Etats nations présumés souverains dont la conception date du Traité de Westphalie de 1648, à vouloir gérer les sociétés et les rapports entre l’humanité et la biosphère avec les institutions cloisonnées héritées du passé, à vouloir enfin fonder la croissance, la prospérité et la paix des nations sur une croissance indéfinie de la consommation de biens et de services gourmands en énergie et en matières premières, on allait au drame aussi sûrement que les héros de la tragédie grecque, jouets de leurs passions et des rivalités de leurs dieux. »

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