De la politique de l’offre à la politique de la demande !

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http://leseveilles.info/2016/12/10/politique-de-loffre-demande/
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Tel que le paradoxe entre le libéralisme et le protectionnisme, la politique de l’offre et de la demande en est un autre qui a influencé notre économie. De cette politique, les éveillés reviennent sur ce paradoxe qui a su modifier notre civilisation.

 

La politique de l’offre

 

L’économie de l’offre est une notion portée par le libéralisme, qui explique notamment que le manque de croissance à un moment donné est dû à des freins rencontrés par les acteurs économiques. Ces freins sont multiples et sont des externalités qui s’avèrent généralement négatives, surtout pour les entreprises. Ces externalités sociales (cotisations sociales élevées, salaires insuffisants pour les salariés), fiscale (prélèvements importants), politique (régulation des marchés), entraînent une perte d’efficacité et d’initiative du secteur privé, qui ne peut porter des effets bénéfiques dans l’économie. Ces surcoûts ou coût cachés, ne sont pas les seuls facteurs qui nuisent à la croissance, les acteurs économiques tels que les salariés et plus généralement tous les travailleurs sont démotivés par des prélèvements fiscaux confiscatoires, ce qui nuit indirectement à leurs capacités de travail et d’entreprendre et donc plus généralement au dynamisme du pays.

 

Selon la plupart des économistes, la meilleure façon de créer de la croissance pour un état sur le long terme est d’inciter et accompagner les entreprises à produire plus de biens et services, pour que ces dernières puissent rentrer sur de nouveaux marchés et donc créer plus de richesse économique. Jean Baptiste Say avec sa loi des débouchés mettait en avant le principe que: l’offre, créer sa propre demande et qu’en somme ce sont les producteurs qui créent des débouchés pour leurs produits et services. Cependant, les externalités négatives nuisent à cette création de débouchés. Pour Arthur Laffer, une imposition trop élevée a pour conséquence de réduire à terme les recettes d’un état. Car une hausse de l’impôt conduit à court terme à une augmentation des recettes de l’état, mais sur le moyen et long terme, cette hausse peut avoir d’autres répercussions. Les acteurs se démotivent et finissent par faire baisser l’activité économique, ce qui réduit par la même occasion les recettes fiscales de l’état.

La pression des prélèvements de l’état pose la question suivante : pourquoi travailler plus, si l’utilité marginale du travail diminue du fait d’une imposition importante ? Le travail deviendra moins attractif que le loisir ?

Cette notion d’économie de l’offre est contraire à la pensée monétariste qui voit en l’économie une dimension monétaire et à la politique de la demande, qui axe l’économie sur la demande effective.

 

La doctrine monétaire

 

L’école monétariste qui a pour référence la théorie quantitative de la monnaie voit une causalité entre la masse monétaire (la quantité totale de monnaie en circulation dans l’économie) et le niveau général des prix. Ainsi la monnaie est vue comme une variable exogène qui n’influencerait pas la production des acteurs économiques. Selon ce postulat, si on augmente la masse monétaire, on créer de l’inflation (une hausse généralisée des prix). Ainsi la monnaie ne jouerait aucun rôle dans l’économie réelle, puisque cette dernière serait neutre. Cependant, la monnaie ne joue pas que sur les prix, à moyen et long terme elle joue sur le capital des acteurs économiques et donc sur la capacité de production de ces derniers.

Les politiques monétaristes menées ces dernières années n’ont pas réussi à avoir l’effet escompté de relancer l’activité économique en cherchant notamment à augmenter l’inflation qui serait un indicateur de relance économique étant donnée la conjoncture actuelle. Cette politique monétaire s’est transformée en politique de demande qui n’a pas permis une vitesse de circulation monétaire qui favoriserait l’investissement et donc la production. En effet, dans un contexte d’incertitude, les acteurs économiques privilégient l’épargne ou les investissements à court terme, car ces derniers anticipent une conjoncture économique défavorable (hausse des taux d’intérêt, des impôts, du risque de crise économique).

 

Les politiques de relance ou de demande keynésiennes

 

La politique de relance économique instaurée par les états du fait des crises économiques successives (subprimes et dettes souveraines), s’apparente aux politiques keynésiennes et plus particulièrement à la politique de la demande. En économie, la politique de la demande est traduite par une forte intervention de l’état qui cherche à augmenter la demande (dans une économie régie par la loi du marché, c’est à dire, entre l’offre et la demande, la croissance ne peut être possible qu’en présence d’une demande effective qui permet de relancer la production, caractérisée par l’offre). L’état actionne ainsi plusieurs leviers pour relancer la demande telle qu’une hausse de l’investissement public et de la consommation publique, notamment en augmentant les dépenses publiques ou en cherchant à diminuer certains impôts.

 

Cependant, la doctrine libéraliste reste sceptique quant à l’utilisation de la baisse de l’impôt, craignant ainsi d’augmenter les inégalités entre les acteurs économiques. Ce n’est pas le seul effet pervers de cette politique qui est généralement appliquée lors des plans de relance économique. L’économie de la demande permet d’obtenir des effets à court terme, qui ne sont pas forcément adaptés à l’économie locale, qui a plus de mal à adapter son appareil productif, ce qui induit donc une hausse des importations. De plus, cette politique induit généralement une hausse des dépenses publiques et une baisse des recettes publiques (impôt), ce qui ne peut être financé que par l’emprunt, accroissant ainsi la dette publique. Ce climat d’endettement et d’incitation fiscale n’est pas forcément bien perçu par les acteurs économiques qui anticipent une hausse future des impôts et ont donc généralement plus recours à l’épargne.

 

Le cas de la France

 

La France, n’ayant pas échappée à la crise se retrouve donc prise dans un mélange de politiques monétaires et de la demande qui la conduise dans un bourbier économique. N’ayant pas su adapter une économie de l’offre du fait des externalités négatives croissantes, elle se retrouve dans l’impasse avec une économie qui fonctionne au ralenti. Au-delà des externalités négatives de la France, qui se révèlent être des externalités positives socialement (condition de travail), l’impôt se révèle être destructeur pour l’investissement et donc la croissance. Il ne permet plus de financer le système social français trop lourd pour les acteurs économiques. De plus, l’impôt se révèle être mal perçu par la population du fait de son effet confiscatoire. La question de la variabilité de l’impôt et plus particulièrement de son indexation semble donc être un levier important pour notre économie.

 

Le Royaume-Uni, en votant le Brexit, s’est déjà permis de modifier sa politique fiscale, en adoptant une politique fiscale accommodante pour les entreprises. De ce fait, le Royaume-Uni prévoit une croissance de 2,1% pour l’année soit la croissance la plus élevée d’Europe. La France doit donc revoir sa politique économique en essayant d’adopter une politique de l’offre qui puisse être bénéfique pour les acteurs économiques français. De plus, l’indexation de l’impôt français doit être revue, afin de favoriser l’investissement et tous les leviers qui permettent la création de richesses par les entreprises. En effet, les impôts français sont généralement indexés sur ce qui permet de créer la richesse et non sur la richesse elle-même. Hormis la TVA qui est un impôt intelligent, car directement indexée sur la richesse créée, la TVA est variable et a un caractère juste puisqu’il reprend le principe des taxes pigouvienne (principe de pollueur-payeur). L’indexation des cotisations sociales et des impôts des sociétés sous forme de TVA peut donc être un élément de levier permettant de réduire le caractère négatif de ces externalités sur l’économie française. L’IR devrait être aussi revue sous un modèle similaire, ce qui permettrait de diminuer sa perception confiscatoire auprès de la population et rendre le climat fiscal en France moins tendu qu’il ne l’est actuellement.

 

La perception de l’économie française doit être améliorée avec une nouvelle vision de l’impôt et de son indexation, avec une meilleure circulation de la monnaie et du rôle important des banques dans l’économie, ce qui ne passe pas par des injections massives de liquidités dans l’économie, mais par la relance de l’investissement des acteurs économiques tant bancaire, que les entreprises et les ménages. Cette relance de l’investissement ne peut être possible que par l’amélioration de la perception de la conjoncture économique française par ses acteurs, qui ne peut être possible qu’en s’éloignant des politiques économiques mondialistes appliquées actuellement.

 

 

12 Comments

  1. Forum Économie de Boursier.com du 18 juin 2014

    Les fonctionnaires, aussi, trouveraient du boulot ! ODE à LA TVA !
    Un emploi de fonctionnaires, soit 200 % de son salaire net, c’est 40 % de charges en moins pour 5 emplois productifs, notez cela Mr Montebourg !
    La solution ne consiste pas à diminuer les charges sociales sur salaires mais à les asseoir , quelque soit leur niveau sur les volumes de production, donc par la TVA .
    Correction du caractère injuste de la TVA
    Il suffirait d’en redistribuer une quote-part correspondant à ce qui serait payé par un Smicard et un complément par personne à charge.
    Cette quote-part serait versée à tous les contribuables et pourrait même servir de véhicule de redistribution d’allocations diverses familiales ou indemnités chômage et pourquoi pas retraites, dans la mesure où justement toute la production contribuerait à cette taxe, robots compris,une nouveauté.
    Un des avantages d’un tel système étant qu’il n’y aurait plus d’effet de seuil où pour 1 ou quelques euros de revenu en plus on peut perdre des centaines d’euros de droits.
    Un deuxième avantage étant qu’il n’y aurait plus besoin d’impôt sur le revenu reposant sur des déclarations plus ou moins sincères, avec la facilité de tricher pour les prestations payées en espèces. Donc, pas de triche possible.
    Un troisième argument étant la faiblesse du coût de la perception assurée gratuitement par les entreprises, d’où un nombre beaucoup moins grand de fonctionnaires payés par l’impôt, donc grevant la compétitivité du secteur productif !
    Un quatrième avantage serait une augmentation considérable de notre compétitivité à l’export car vendant déjà hors TVA ce serait donc aussi hors charges.
    Cinquième avantage, ces charges seraient aussi payées par les produits issus de délocalisation, les rendant sans intérêt.
    Sixième avantage, Employer coûterait deux fois moins cher  qu’avant !
    Septième avantage, Travail au noir, bricolage et robotisation ne concurrenceraient plus le travail déclaré !
    PS – Je ne suis pas anti fonctionnaire et ai de bons rapports avec les 4 professeurs de ma famille proche . C’est vrai qu’il n’y a pas de prof d’ Économie parmi eux !
    A propos du CICE.

    Un des fondements de ma critique de l’ Économie est la situation de solidarité malheureuse entre petites et grosses entreprises, que j’ai expérimentée, du fait de l’incidence très variable des charges sociales et des investissements, par rapport au chiffre d’affaires et de la possibilité ou non de pratiquer des prix d’appel suivant la quantité de produits vendus – exemple type : les stations-services ! -et selon la plus ou moins grande implantation sur le territoire permettant de lier la fixation de ses prix en fonction du degré de concurrence local.
    De là ma taxe de 20 % rétablissant une vraie solidarité entre les concurrents sur un même marché du fait d’une incidence proportionnelle au chiffre d’affaires. Cette taxe, non seulement serait efficace et juste, mais elle ne coûterait rien à l’ ÉTAT ! Et favoriserait énormément l’emploi !. Et n’est en rien incompatible avec la constitution Européenne !
    De même pour le calcul des charges sociales qui deviennent proportionnelles au chiffre d’affaires !
    Or le CICE ne tient aucun compte de cette situation ambiguë ! Les grandes surfaces, comme la Poste- qui augmente facilement sa tarification- , comme les professions réglementées vont recevoir des aides importantes dont elles n’ont pas besoin !
    Il y a pire ! Les grandes surfaces, comme les grandes entreprises – sous-traitance = maltraitance – vont avoir la tentation de demander à leurs fournisseurs de partager cette augmentation de leurs marges ! Ce n’est même pas nécessaire souvent, ce sont les fournisseurs eux-mêmes,dans une situation désespérée qui leur feront des propositions, tellement la Concurrence fait la loi !

  2. J’ai appris que les réelles fraudes à l’assistanat ne touchent pas que les salariés et les personnes. En effet, il y aurait pour 30,5 millions d’euros de fraudes sociales de la part de personnes comme vous et moi qui frauderait la sécurité sociale notamment et pour 25 milliards d’euros de fraude de la part des entreprises qui ne payeraient pas leurs charges sociales. Inutile de préciser que ce n’est pas généralement la PME du coin avec ses 4 salariés qui va frauder, mais bien nos multinationales ou les gros employeurs. Cette externalité est négative pour tous les acteurs économiques. Ainsi pour rendre cette fraude caduque, il faudrait indexé ces charges sous formes de TVA, de cette manière les grandes entreprises n’auront plus l’excuse de ne pas payer leurs charges. Après il est vrai que taxer le travail est-ce la solution? On le remarque plus on taxe un domaine comme le travail, plus les acteurs économiques se démotivent quitte à avoir une aversion pour le travail. Seule la richesse créer doit pouvoir être réellement taxé et non ce qui l’a permet.

  3. Vous avez raison, ce n’est pas le travail qu’il faut taxer, c’est le droit à l’emploi = droit à la dignité. L’indexation de la masse salariale sur 50 % de la valeur ajoutée avec déduction des salaires effectifs dans la limite de 2 SMIC, comme la taxe de 20 % avec déduction des salaires effectifs dans la limite d’1 SMIC assortie d’un crédit d’impôt, non déductible de la taxe d’indexation de la masse salariale, plus le remplacement des cotisations par la TVA et une redistribution partielle forfaitaire de celle-ci, remplissent les conditions requises.
    Il faut peu de lois, mais très sévèrement appliquées, c’est efficace et très économique !
    Lors d’un forum sur La Tribune j’ai eu une remarque positive des Gracques avec cette réserve que la TVA était aussi beaucoup fraudée. Sauf que si la masse salariale dépend de ce partage, elle sera très bien surveillée par les salariés !
    Dans l’ évangile il est dit qu’on juge d’un arbre à ses fruits, ce qui veut dire donc sans préjugés, mais ensuite, il est logique de penser qu’un arbre ne peut donner de bons fruits et des mauvais. Ceux-ci résultent de demi-mesures ou d’analyses superficielles.
    Du coup, on peut attendre énormément de conséquences positives des mesures que je propose en toute impartialité !
    Évidemment, ces mesures ne sont pas à la mode et il faut que cela aille mal – la révolte des peuples bernés par leurs dirigeants et le réchauffement climatique catastrophique ne sont-ils pas suffisants ? -pour qu’on les applique !
    D’où un sursaut spirituel nécessaire, l’intelligence , comme l’humilité et le sourire, n’est-il pas le propre de l’homme ?

  4. Ci-après une suite logique :
    L’ humilit é et la modestie .
    Je ne sais plus qui a dit , François Varillon ? : «  L’humilité ne consiste pas à ne pas avoir d’idées, mais à reconnaître qu’elles nous viennent d’un autre »

    Un peu d’humilité, oser être ce que l’on est

    par Doha Khan
    L’humilité caractérise celui qui est dépourvu d’orgueil et qui est conscient de ses limites. Elle est une vertu qui nous donne le sentiment de notre faiblesse et de notre insuffisance. Mais l’humilité est aussi l’intelligence de celui qui ose. La modestie, quand à elle, est l’orgueil de celui qui n’ose pas. » (Tariq Demens, Diaphorismes, p. 76)
    Être humble, c’est donc d’abord comprendre les limites inhérentes à sa propre condition. En cela l’humilité est, déjà, une intelligence. Mais cela ne suffit pas. Comprendre ses propres limites, c’est aussi le risque de s’y laisser enfermer.
    Dans les tragédies grecques, l’arrogance de celui qui prétendait dépasser sa condition – le péché d’ubris – était sévèrement puni par les dieux. Entre la modestie de celui qui ne s’aventure pas au-delà de ses propres limites et le délire de toute-puissance de celui qui refuse de les reconnaître, il y a une autre voie, celle de l’humilité.
    L’arrogance nous fait perdre de vue que nous avons à nous incliner face à la mort, à la maladie, à la crise, à la perte de repères. Cette porte nous donne l’occasion d’un nouveau regard et d’arrêter d’être aveuglé par l’illusion !
    Le véritable acteur a conscience, au moment d’entrer sur scène, que tout ce qu’il sait, tout ce qu’il sait faire, tout ce qu’il maîtrise, tout cela est cruellement insuffisant. Pour que la magie ait lieu, il faut plus. Cela ne peut lui être donné que s’il se dispose à le recevoir et cela appartient au mystère. Il s’agit de la présence, de la justesse qui révèle la grâce.
    Pour compléter, « vous devez vous souvenir que cela n’arrive pas seulement à cause de votre travail, c’est une Grâce ! Le travail crée une situation propice. Pour atteindre la Grâce, un dur labeur est nécessaire, mais ce qui est réel arrive par la Grâce. C’est un paradoxe difficile à comprendre ! » Osho

  5. Cela va bien avec la définition du génie par Édison : « 10% d’inspiration, 90 % de transpiration », comme aussi avec le « aide-toi, le ciel t’aidera » ou encore avec le principe de subsidiarité !
    Ou comme dans  » Le Roi Nu  » d’Andersen où il était convenu que seuls les « intelligents » apprécieraient le nouvel habit du Roi !
    L’ Avenir le confirmera…ou pas !

  6. Vous écrivez : « On le remarque plus on taxe un domaine comme le travail, plus les acteurs économiques se démotivent quitte à avoir une aversion pour le travail. Seule la richesse créer doit pouvoir être réellement taxé et non ce qui l’a permet. »
    Effectivement, à partir du moment où la masse salariale occupe 50 % de la valeur ajoutée, les salariés sont motivés et il n’est plus nécessaire d’imposer les bénéfices et de taxer le capital : ils sont suffisamment « contenus », il ne leur reste pas beaucoup de place et ils ne peuvent pas nuire dans la mesure où les charges sociales, les externalités, comme vous dîtes, sont à l’abri des concurrences déloyales, où les robots cotisent, où robotiser comme numériser rapporte 2 fois moins, ou augmenter les salaires, donc la masse salariale, coûte 2 fois moins et accroît la possibilité de bénéfices.
    C’est le non emploi qu’il faut taxer ! Si on réserve la TVA à la production manufacturée, si il n’y a plus de charges sociales, si les paie en consommant et que leur incidence varie en fonction des revenus concernés, il n’y a plus de problème d’emploi ni d’inflation, car chômage et inflation sont liés, pour le meilleur et pour le pire !
    C’est tout ou rien !

  7. Enfin le progrès servirait à diminuer le temps de travail,car le Progrès ne constitue qu’un gain de temps, on peut en faire ce que l’on veut. C’est la concurrence sans règles du jeu correctes qui nous oblige à « capitaliser » le temps gagné sur la tête des chômeurs. On pourrait diminuer la durée du travail entreprise par entreprise et non uniformément, car les 35 h n’ont en rien remis en cause les concurrences déloyales qu’étaient le travail au noir, le bricolage, la robotisation et les délocalisations, qui ont commencé avec le développement du chômage, comme si, comme Tartuffe, on pouvait exploiter la misère humaine, mais pas sous nos yeux ! On a fermé les yeux, mais pas les conséquences .
    La durée du travail ne peut être cause mais conséquence. Avec l’indexation de la masse salariale sur la valeur ajoutée il n’y a plus de problème. Licencier serait diminuer sa masse salariale, à moins d’augmenter d’autres salariés, mais dans une mesure restreinte.
    Enfin serait finie la royauté du consommateur, et particulièrement celle des fonctionnaires dont le poids excessif obère la compétitivité du secteur productif…de richesses – merci Montebourg d’avoir naïvement la contradiction- et qui en profitent à plein !
    On aboutit ainsi à un juste milieu entre dictature du prolétariat – avec queue des consommateurs- et règne du client-roi faisant la queue à l’ ANPE !

  8. Ces mesures seraient un aménagement du territoire dans la mesure où les entreprises ne craindraient plus d’être petites et où le prix des terrains constructibles beaucoup moins cher. Cela favoriserait donc les économies d’énergie d’autant plus que la TIPP serait augmentée fortement – à cause du réchauffement climatique – et supportable par une redistribution partielle de son produit.Dans une interview à Ouest-France du 4 Avril 1981, que j’ai gardée, Alfred SAUVY, ex-major de Polytechnique, disait « Faire une politique de la demande, c’est comme si on voulait gonfler un pneu crevé,la demande va partir à l’extérieur,un enfant sait cela » et aussi  » Je crois qu’un jour ou l’autre nous serons obligés de réduire la consommation des carburants par la voie des prix »
    Isoler les logements coûterait aussi beaucoup moins cher du fait de l’absence de TVA pour l’ Artisanat et donc de charges sociales. Donc beaucoup d’emplois et économies d’énergie.
    J’ai appris en Philo, et surtout j’ai retenu, qu’un produit rare est cher – c’est la loi de l’offre et de la demande en économie – est qu’un produit abondant est bon marché.Là est la vraie question : la main d’oeuvre est abondante et chère. C’ EST ANORMAL !
    Mes mesures règlent la question, comme beaucoup d’autres, je le constate !
    Un esprit droit , sans sectarisme, ne peut le nier.

  9. Et l’énergie est bon marché pour les hauts revenus, qui se protègent ainsi des restrictions qui s’imposent – ou qu’ils imposent ? – aux faibles revenus. Une redistribution partielle et forfaitaire permettrait d’obtenir un prix variant avec les revenus. J’avais proposé au Président Giscard cette solution en 1975 mais il n’y a pas donné suite.
    Quel dommage, la crise du pétrole aurait été réglée !
    C’est vrai qu’il était marié avec une Jeumont-Schneider constructeur de cuves de réacteurs.
    Moyennant quoi nous sommes le seul pays à consommer autant d’électricité pour le chauffage, même si cela n’a pas que des inconvénients.
    Au sujet du prix des terrains cela a des conséquences lourdes sur les revenus des ménages et il n’est pas normal dans un pays de 120 habitants au KM2 que ce soit le cas.

  10. Conséquence logique de ces mesures, inévitables car un moindre mal. Les prix baisseraient dans les métropoles et beaucoup déserteraient Paris et les autres grosses améliorations , car fuyant les embouteillages.
    Autre conséquence, pour répondre à l’ Ubérisation de l’ Économie : les taxis seraient beaucoup moins chers, et louer son logement ne permettrait pas d’échapper à l’impôt et aux charges des hôteliers!

  11. Alain Minc déclarait il y a quelques années qu’il ne trouvait pas normal que son père soit exonéré de toute contribution au titre de longue maladie alors qu’il avait des moyens suffisants et qu’on n’y faisait pas appel. Mon idée de redistribution partielle de la TVA , ayant pour conséquence de faire contribuer en fonction des moyens, devrait pleinement le satisfaire !

  12. Lorient, le 13 Août 2015.

    Le Figaro – 14 Bd Haussmann
    75438 Paris cedex 09

    Mesdames, Messieurs,

    Ci-joint copie de vos articles des 10 Février 2011 soulignant «  nos insupportables charges sociales » et 29 Juillet 2015 «  En France, pour 100 €uros de salaire net… ». Cela me rappelle l’article « Le fonds des choses » de Pierre de Calan, ex PDG des chantiers de l’ Atlantique, membre de l’ Institut, dans La Croix du 13 / 11/91 :
    « L’activité ne reprendra, le chômage ne se réduira sensiblement que le jour où l’allègement des charges qui pèsent sur les entreprises permettra à celles-ci d’accroître leurs débouchés intérieurs et extérieurs sans qu’on leur administre les drogues – aux effets bénéfiques fugaces, aux effets pervers graves et persistants – de l’inflation et de la dévaluation. En économie comme en tout domaine, l’eau claire de la vérité ne se trouve pas dans les quelques flaques éparpillées sur la margelle. Il faut avoir l’intelligence et le courage de la chercher au fonds du puits. »
    Justement, concernant une alternative à ces charges, les économistes et les journalistes se contentent souvent d’analyses superficielles. Exemple, vos 2 articles.
    Tableau du 29 Juillet 2015 – Ce tableau de l’institut Molinari peut intéresser les consommateurs de chaque pays, mais n’apporte rien sur le problème de la compétitivité – problème capital qui requière toute notre attention – compromise par les charges sociales car il inclut la participation de l’impôt sur le revenu, qui , lui, n’entre pas dans le calcul des prix, auxquels la TVA s’ajoute !, et ne tient pas compte des salaires nets très variables qui, eux, entrent dans ce calcul.
    Article du 10 Février 2011 «  Insupportables charges sociales… » – Philippe Varin, comme Thomas Piketty, trouvent insupportable de faire peser l’ essentiel – c’est faux – du financement de la solidarité nationale sur les seuls salariés. Mr Varin ne précise pas sa pensée. Piketty est opposé à la TVA sociale, et dissocie- à tort- les intérêts des salariés et ceux des entreprises. Ils semblent ignorer, tous deux, que les cotisations, qu’elles soient salariales ou patronales, entrent dans les prix et pénalisent également la compétitivité des entreprises, ce que ne ferait pas une TVA sociale – que refuse Piketty – qui ne ferait que remplacer les cotisations et qui impacterait aussi les produits importés, ainsi que la robotisation. On ne voit pas les entreprises, qui y gagneraient, l’ assise étant plus large, augmenter encore les prix, comme si la concurrence n’existait plus !
    C’est vrai que mon idée de partager également une partie de la TVA – comme de la TIPP –
    leur était inconnue, alors que cela rend la TVA, non seulement juste, mais progressive et sans effet de seuil  injuste et stupide, chaque euro de gain participant au financement à tout niveau !
    Où je rejoins Piketty, c’est dans l’idée d’imposer, de façon indirecte et automatique, les propriétaires disposant de revenus supérieurs car ne payant pas de loyer : ils paieraient plus de TVA sur une consommation supérieure. La Sécurité Sociale ne serait plus en déficit car les robots cotiseraient et les retraités plus riches, en consommant plus, aussi, rejoignant le vœu d’ Alain Minc dont le père bénéficiait de l’exonération totale accordée aux longues maladies. Il serait exonéré de remboursement, comme avant, mais il contribuerait en fonction de ses moyens, donc de ses dépenses  en général !
    L’ erreur monumentale est de sur- charger le secteur productif de façon préalable et unilatérale, ce qui le handicape dans la compétition économique et favorise le bricolage- facilité par les 35 H – le travail au noir, la robotisation et les délocalisations. Cela part d’un méconnaissance crasse de l’ économie et même de l’absence de bon sens, tout simplement ! On enfonce ceux qu’on dit vouloir aider, car finalement il y a moins à partager, et l’impôt d’ après qui ne fait que boucher les trous est encore plus lourd ! Cet aveuglement tient plus de la haine de la liberté et de la réussite des autres – qu’on peut très bien limiter financièrement – que de la compassion pour les perdants !
    Conclusion – Nous avons tous intérêt à mettre fin à l’assistance – 342 milliards de cotisations et 90 de CSG – et pour cela, «  aller au fonds des choses » , à fond, enfin !

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