Et si la planche à billets créait la faillite ?

Planche à billets les éveillés
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Planche à billets, ou planche de salut?

L’annonce du 22 janvier 2015, faite par Mario Draghi a pu réjouir les investisseurs. À l’annonce de ces fameux « QE » quand est-il vraiment ? Retour sur une arme de destruction massive déjà connu sur le principe de la planche à billets.

Avec la crise de la dette souveraine, de nombreuses économies ont opté pour les fameux quantitative-earning ou QE. Cette méthode qui consiste à injecter en masse des liquidités dans l’économie par du rachat d’actif (achat de bons souverains aux différentes institutions financières tel que nos banques, fond de pensions ou autres).

Logiquement, une fois la reprise amorcée la banque centrale qui a émis ses QE doit, vendre ses bons souscrits dans le cadre des QE ou attendre leurs maturités afin de détruire cette création monétaire.

Ce mécanisme ne vous rappelle rien ? Ses QE sont-ils si révolutionnaires et si efficaces qu’on le pense ? Intéressons-nous à l’histoire !

 

L’histoire révélatrice de la pensée monétaire

En 1555 le Portugal est considéré comme le pays le plus riche d’Europe. Il représentera avec l’Espagne le coffre-fort ou encore la planche à billets de l’Europe. Qu’est-ce qui justifie qu’un si petit pays et peuplé que de 1,5 million d’habitants soit si riche pour l’époque? La réponse est simple, son empire colonial. Le Portugal, grâce à ses navigateurs à su coloniser le Brésil, des comptoirs en Inde, l’Angola et une partie de l’Afrique et avoir des comptoirs commerciaux en Indonésie, Chine et même au Japon. La richesse de son commerce à l’époque est importante, mais la découverte des mines d’or et d’argent est le cœur de la richesse de son empire. Ainsi le Portugal et l’Espagne sont les plus gros exportateurs de métaux précieux dans une société à l’époque mercantile. Cet amas de métaux précieux peut être caractérisé par nos fameux « QE », car à l’époque l’extraction des mines de métaux précieux s’effectue avec un coût du travail nul, puisque le recours à l’esclavage est très répandu à l’époque et que le coût du capital est lui largement compensé par la richesse occasionnée de ces découvertes. Cependant cette abondance d’argent et d’or (de monnaie) ce caractérise par une forte inflation qui de surcroît met fin à la richesse du Portugal et de l’Espagne. Cette inflation créée par cette abondance d’argent et d’or a eu lieu puisqu’à l’époque la monnaie profitait pleinement à l’économie réelle. Cependant est-ce notre cas ?

Une situation tout à fait comparable

Les 1 140 milliards d’euros que va apporter au total la BCE (60 milliards d’euros par mois jusqu’à septembre 2016), profite-t-il réellement à l’économie réelle ? Le taux d’inflation en 2015 c’est établi à 0,2% sur la zone euro . Ce qui nous donne donc une réponse quant à l’efficacité première de nos fameux « QE ». Il est aussi intéressant de regarder le Japon qui fut le premier, à utiliser les « QE » dans les années 90. Malgré une certaine amélioration à partir de 2007 jusqu’à 2008, le pays n’a pas réussi à sortir de sa vague déflationniste.

Comment ce fait-il qu’en injectant tant de liquidité dans l’économie, celle-ci ne retourne pas en croissance ? Il est important de comprendre que nous sommes dans un système mondialisé et toujours en cours de mondialisation. Cette mondialisation permet une fluidité et un mouvement de capitaux important, sans compter que nos sociétés et institutions financières (les banques), sont des « sociétés mondes », qui investissent de part et d’autre dans le monde.

Ainsi la raison pour laquelle nos économies ne profiteraient-elles pas pleinement des « QE » ne serait-elle pas liée à la mondialisation et du fait que ses liquidités ne seraient pas directement injectées dans l’économie européenne ?

 

20 Comments

  1. A jjean2 sur Boursier.com le 28 08 2016 – J’ai vérifiai ce que le lien -ahttp://www.leseveilles.info/2016/06/21/planche-a-billets-creait-la-faillite
    apportait à votre argument concernant l’excès de liquidités dont font partie eurobons ( eurobonds par défaut ) et Q/E .
    L’article en question fait une remarque très pertinente à mon avis, sauf que pour l’instant il n’y a pas de lien avec l’ Économie réelle, comme à l’époque des conquistadors. Entre parenthèses l’inflation a aussi des vertus : elle oblige à prêter les nantis, elle soulage vite les emprunteurs. L’ Économie en profite !
    Le lien qui y est fait avec la mondialisation est pertinent : c’est effectivement elle qui explique l’absence d’inflation constatée actuellement, contrairement au 16e siècle.
    La cause, c’est le libre-échangisme, comme le disait Maurice Allais en 2005 :
    « Les faits,tout comme la théorie, permettent d’affirmer que si la politique généralisée de libre-échange mondialiste de l’Organisation de Bruxelles est poursuivie, elle ne pourra qu’échouer et nous mener au désastre. Il est dérisoire de ne remédier qu’aux effets. C’est aux causes qu’il faut s’attaquer. La crise d’aujourd’hui, c’est avant tout une crise de l’intelligence. »
    Mon explication :
    Le libre-échangisme ne pose pas de problèmes entre des pays de niveau de vie et réglementations comparables. ( Il y a donc un problème déjà en Europe ! )
    Quand il y a un grand écart, il y a deux solutions:
    1) on en profite pour exploiter la misère, mais c’est au détriment de ses propres concitoyens à qui on oppose une concurrence inégale et injuste. D’un coté profit, de l’autre chômage et précarité. Concurrence = division : on met les pauvres en concurrence, les riches y échappent.
    Or, notre problème, en société de consommation – la preuve : nous sommes envahis par la publicité – est un problème de demande insuffisante. En exploitant la misère du Monde nous remplaçons une demande importante par une demande inexistante , à part celle d’une minorité d’intermédiaires repus et spéculateurs. La demande des consommateurs remplaçant celle des salariés, une demande en miettes n’étant pas crédible aux yeux des banques ; or le moteur de l’ Économie est le crédit !
    2) on aide les pays pauvres à s’équiper en routes, ponts, hôpitaux et usines par des plans Marshall . Dans ce cas ce sont les plus fortunés qui font des efforts, personne n’en souffre et l’économie prospère. On demande à ces pays pauvres des matières premières en échange sans les exploiter.
    Invoquer la solidarité pour les exploiter comme le faisait en 1972 Jean Boissonnat et comme le font encore les socialistes comme Delors et Lamy, ce dernier approuvé par Hollande récemment , relève au minimum d’un abus de langage et d’un manque d’intelligence ( voir Maurice Allais ) au pire d’une escroquerie morale. A la rigueur d’un sentiment de supériorité totalement injustifié!

    • Il serait temps de comprendre que nous manquons de demande !

      1/ le travail permet d’intégrer rapidement un réseau social et économique
      2/ permet au migrant de comprendre plus vite le fonctionnement d’un pays en se sentant utile et
      3/ permet aux allemands de mieux accepter les migrants qui démontrent qu’ils veulent TRAVAILLER.
      Assez d’accord avec Coluchea78 ! à certaines conditions !
      Ce n’est pas le Progrès qui est responsable du chômage, le Progrès n’est qu’un gain de temps, on peut en faire ce qu’on veut. C’est la Concurrence excessive, dans la mesure où elle élimine les moins performants, qui est responsable du chômage, qui n’est que du temps de loisir stocké sur un nombre limité de têtes. Ceux qui restent au travail ne supporteraient pas qu’ils aient un revenu égal, évidemment.
      D’autant moins que les entreprises bénéficiant d’une main d’oeuvre bon marché puissent faire une concurrence déloyale aux autres !
      Le moment n’est-il pas venu de diminuer la concurrence et le stress en privilégiant l’emploi et les salaires ? au détriment des prix, évidemment. Les prix sont du pouvoir d’achat en miettes, retiré aux salariés et invisible aux yeux des banques. Or le moteur de l’ Économie est le crédit !
      Il faut changer de chemin ! Il faut redonner aux banques des emprunteurs crédibles dont l’emploi est stable, quitte à en diminuer la durée !
      Il faut donc que les entreprises aient intérêt à payer et à embaucher : le remplacement des cotisations – ou système du chacun pour soi – par la TVA diviserait par 2 le coût de l’augmentation des salaires ou de l’embauche à valeur ajoutée égale, et mettrait hors jeu toutes les concurrences déloyales comme le travail au noir, le bricolage – facilité par les 35 h – la robotisation et les délocalisations !
      Une indexation de la masse salariale sur 50 % de la valeur ajoutée avec déduction maximale de 2 SMIC obligerait la plupart des entreprises à faire ce qu’elles souhaitent toutes qu’elles voudraient que les autres fassent.
      A l’intérieur de cette taxe de 50 %, comprise dans celle-ci une taxe de 20 à 30 % assortie d’un crédit d’impôt avec déduction maximale d’1 SMIC récupérerait les rentes de situation des entreprises dominantes.
      Seule la participation effective de l’entreprise , en dehors du crédit d’impôt, serait déductible de la taxe de 50 % réservée à la masse salariale.
      Une redistribution partielle de la TVA la rendrait non seulement juste mais progressive et en rapport avec les revenus, l’allocation étant forfaitaire. Cela devrait s’appliquer à la TIPP qui est aussi injuste que la TVA.
      N’ayant plus de déficits dus aux concurrences déloyales l’ ÉTAT pourrait prêter aux pays pauvres sans intérêt autre que de développer nos exportations, devenues très compétitives, car hors TVA, donc hors taxes.
      Faire payer nos cotisations retraite et sécu, sans parler des cotisations chômage- plus elles ont augmenté en 50 ans – x 48 pour les salariales et par 24 pour les patronales- plus le chômage a augmenté ! logique : elles entrent dans les prix et la TVA s’y ajoute ! – n’est pas très intelligent, ils n’y ont pas droit !

      C’est cela que nous devons proposer à l’ Europe et au Monde, presque aussi paumés que la France. Le réchauffement climatique catastrophique impose un changement complet de l’ Économie !

      • Précision :  » Nous serions très compétitifs à l’export, car hors TVA et donc « hors charges » et non hors taxes.
        Concernant une demande insuffisante – on fait une politique de l’offre pour une raison de compétitivité mal conçue – elle s’explique dans le cas de la mondialisation par remplacement d’une demande consistante de la part des millions de chômeurs ayant perdu leur emploi – ce qui permettait à nos banques de faire crédit et donc de la croissance, le moteur de l’ Économie étant le crédit,les prix – surtout au détriment des salaires, comme toujours – représentant du pouvoir d’achat en miettes invisible pour les banques – par une demande dérisoire de millions d’exploités au profit d’une minorité de part et d’autre, minorité vite repue et spéculant, ce que les banques centrales favorisent par leur politique de Q/E !

    • Il est certain que Maurice Allais avait totalement raison, si vous désirez, un autre article à été réalisé sur Maurice Allais: http://leseveilles.info/2016/08/05/maurice-allais-etait-devint/

      En ce qui concerne l’inflation, il est sur que le spectre de l’inflation qui dérange tant les monétaristes n’est pas forcément fondé! Il faut de l’inflation, une inflation maitrisé et ce n’est pas qu’en faisant tourner la planche à billet qu’on recréera de l’inflation au contraire, cela va réduire la valeur de la monnaie et donc créer de la désinflation voir à terme de la déflation. Il est certain que le phénomène de mondialisé, ne permet plus d’avoir des politiques monétaires ciblées et donc efficaces.

      Ce qui est aussi interessant c’est de voir nos politiques citer Ricardo et penser que la théorie des avantages comparatifs est encore d’actualité. Comme la prouvé Allais, une concurrence compétitive et bénéfique ce fait avec des pays ayant des niveaux de vies similaires et des contraintes similaires (juridiques, sociales…)

    •  » On aide les pays pauvres à s’équiper … » Le Japon semble l’avoir compris, après la Chine.Aider les pays pauvres par des prêts d’ ÉTAT à ÉTAT, c’est donner à ses entreprises exportatrices des débouchés supplémentaire, tout en mettant ces pays à l’abri des capitaux privés spéculatifs trop mobiles et néfastes à la valeur de leur monnaie.
      Remplacer les cotisations par la TVA c’est aussi protéger ses emplois d’une concurrence déloyale venant de pays à niveau de vie inférieur.
      Vendre sans charges à l’export c’est aussi faire bénéficier les pays sous développés du savoir faire des pays riches à moindre coût. C’est donc les aider à se développer.
      Avec des conséquences multiples évidentes pour des spécialistes dont je ne suis pas !

  2. Vous avez raisons, la France en avait déjà fait les frais sous Napoleon II, avec le premier traité de libre-échange avec l’empire Britannique. Nous ne pouvons être compétitif avec les externalités que nous avons, c’est certain! Vous énoncez des moyens plutôt cohérent, face à ses problèmes. C’est du bon sens après tout!

    • Étant étudiant, disons lycéen, je n’étais pas d’accord avec Mme de Sévigné qui disait que le bon sens était la chose du monde la moins bien partagée.Je pensais alors au peuple représentant la masse.
      Maintenant, après ma vie active, je pense que c’est toujours le cas, avec une précision : au peuple uniquement, quand il est humble, pas à l’élite qui se croît au dessus.

  3. Kenneth Boulding, économiste affirme :
    «Toute personne croyant qu’une croissance exponentielle peut continuer à l’infini dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste.»
    Dans son ouvrage de 1999  » La crise de la mondialisation » Maurice Allais écrit aussi au sujet de l’effondrement de la Bourse New yorkaise en 1929 :
    « la presque totalité des meilleurs économistes, dont par exemple le grand économiste américain Irving FISHER, considérait que la hausse de la Bourse américaine était parfaitement justifiée par la prospérité de l’économie, la stabilité générale des prix et les perspectives favorables de l’économie américaine. »

    • Les premiers cours d’économie reçu à la Faculté d’économie de Lyon, ont toujours stipulés que l’économie est cyclique et c’est vrai hier encore plus qu’aujourd’hui! l’éxcès de liquidité à permit la réduction de ces cycles dans le temps, ce qui explique que les crises se rapprochent à tel point qu’il n’y a plus de cycle comme actuellement. La mondialisation telle qu’elle visant à faire du monde un seul pays et donc une seule politique économique créer les difficultés que nous connaissons.

  4. Nouriel Roubini, un des rares économistes avec Paul Jorion à avoir prédit le krach économique d’aujourd’hui, annonce que le pire est devant nous ! Nous assistons en ce moment à un débat pitoyable pour savoir si nous sommes oui ou non en récession. En fait il ne s’agit ni d’une récession, ni d’un krach, mais d’une crise systémique. De quel système s’agit-il ?
    Le fonctionnement de notre économie possède en effet deux tares majeures : la croissance perpétuelle et la création de la monnaie à partir de dettes.
    Ceci, comme le post précédent, est tiré du blog de Gilles BONAFI

  5. Les mesures que je détaille plus haut obligeraient les banques à être responsables de leurs prêts et dissuaderaient les spéculations en Bourse à découvert.
    On peut rêver !

    • Vous avez totalement raison, le débat de la récession est hors de propos, nous ne sommes plus dans des crises économiques cycliques mais bien systémiques! Le pire de la politique économique actuelle c’est qu’en plus d’être inefficace, il s’agit d’un non sens total. Créer de l’argent à partir de la dette. Toutes entreprises auraient déjà mit la clé à la porte avec une telle stratégie! L’éxcès de liquidité permet la propagation de cette économie, les liquidités sont comme le sang dans le corps humain, il va de partout et pour les liquidités c’est pareil, ce qui permet de rendre endémique cette politique monétariste et donc endémique les crises économiques.

  6. Je vous propose une synthèse postée sur La Tribune aujourd’hui en réponse à un article de Michel Santi sur « Ces années trente qui hantent l’ Europe  » , article où il regrette les possibilités de dévaluation anciennes :
    Les taux d’intérêt bas permis par l’ Euro ne sont plus en cause et ne suffisent pas non plus pour empêcher la déflation qui menace et relancer la croissance en panne. Cette déflation est due à la mondialisation ou libre échange avec des pays pauvres. La preuve : la dette des pays européens continue à croître malgré une balance commerciale excédentaire, due surtout à l’ ALLEMAGNE.
    La baisse de l’euro – contrariée par les excès allemands – entraînée par la Q/E enrichit les exportateurs et appauvrit l’ensemble des européens, tout en aggravant les inégalités, qu’il faudrait justement réduire.
    Mieux qu’une dévaluation, impossible avec l’ Euro, serait le remplacement des cotisations sociales par la TVA, qui pourrait être rendue juste et même progressive par une redistribution partielle et forfaitaire de son produit, les entreprises exportatrices récupérant la TVA payée sur les matières 1ères. Ce système devrait aussi s’appliquer à la TIPP qu’il faudra bien augmenter si on veut vraiment lutter contre le réchauffement climatique qui s’accélère.
    Cela mettrait aussi hors jeu les concurrences déloyales, le consommateur ne pouvant plus fuir la solidarité avec ses concitoyens. Les autres pays seraient obligés de suivre.
    L’ÉTAT verrait ses moyens accrus, l’importation et la robotisation contribuant au financement de s retraites et de la Sécu. Il pourrait instituer une taxe de 20 % sur la valeur ajoutée d’où l’on pourrait déduire un SMIC assorti d’un crédit d’impôt, ce qui ne lui coûterait pas cher car cette taxe permettrait de récupérer bon nombre de rentes de situation. Il pourrait supprimer les réductions de charges et l’assistance deviendrait inutile. Mais seule la participation de l’entreprise serait prise en compte pour le calcul suivant de 50 %, évitant ainsi les abus des intermittents du spectacle.
    Une indexation de la masse salariale sur 50 % de la valeur ajoutée, dont on pourrait déduire au maximum 2 fois le SMIC – on pourrait payer plus sur les 50 % restants ou payer 50 % sur le dépassement -applicable aux banques, qui ne pourraient donc plus spéculer, aurait pour résultat d’empêcher beaucoup de licenciements, la masse salariale devenant cruciale pour les bénéfices inclus dans les 50 % restants. Le Progrès serait synonyme de diminution du temps de travail , et non de chômage, car c’est l’excès de concurrence, et surtout les concurrences déloyales qui en sont responsables. Logique inverse, dixit Séguin , c’est le non-emploi qu’il faut taxer !
    L’emploi et les salaires deviendraient prioritaires et la croissance pourrait repartir les banques trouvant en face une demande d’emprunteurs solvables et assurés d’un emploi, pas seulement les fonctionnaires,dans la mesure nécessaire seulement , n’étant plus indispensable pour le plein emploi.
    Ces mesures, applicables à l’ Europe et au Monde, constituent un nouveau modèle d’ Économie vertueux grâce à peu de mesures vraiment radicales, les nombreuses étant forcément cosmétiques.

    • Vous avez raison sur le fond, il faut taxer le non-emploi plutôt que le soutenir par l’assistanat! Le problème par rapport à ce que vous dites c’est qu’il y a un conflit d’intérêt important en europe et même en France, prenez par exemple les commissaires et députés européens, la majeur partie d’entre eux sont affiliés à des multinationales qui prônent la division pour mieux régner. Le bon sens qui profiterait alors à l’économie réelle, mais c’est sur moins aux multinationales semble ne pas plaire aux politiques, comme ci ces dernières étaient étroitement liées!

  7. Bien sûr ! C’est là le vrai problème, Les élites, dont ils font partie, ne sont pas honnêtes. Ils sont « juges et parties », pour employer la vieille formule, d’autant plus si les mesures proposées viennent « d’en bas « , comme disait l’ex 1er ministre RAFFARIN.
    C’est là où nous touchons au spirituel : « il est d’un bon citoyen de préférer les paroles qui sauvent aux paroles qui plaisent » disait Démosthène il y a 2350 ans environ.
    J’ajouterais d’un citoyen du ciel encore plus!
    Celui qui croit au ciel a l’avantage sur celui qui n’y croit pas, car pour ce dernier il n’est pas économique de dire la vérité. C’est encore, une fois de plus, logique !
    Nous sommes loin de l’opium du peuple !
    La croix est le signe + la verticale l’emportant sur l’horizontal en l’occurrence: il faut choisir, certains voudraient les deux, le bien-être ici et là-haut ! Crucial dilemme !

  8. Forum Économie de Boursier.com le 4 Avril 2014

    L’ objectif de 3 % de déficit encore reporté au nom de la Croissance !

    Croissance, que de crimes en ton nom !
    Les gros voudraient bien partager…le surplus ! Plus tard ! C’est-à-dire jamais! La croissance est partie à l’ Est avant d’aller vers le Sud ! Et on trouvera encore longtemps des pauvres à exploiter ailleurs ! Maurice Faure, le dernier signataire du traité de Rome, qui vient de mourir, avait des raisons d’être pessimiste !
    En attendant, chez nous, des gens désespèrent et se suicident ( 2 dirigeants de PME par jour, 1 agriculteur tous les 2 jours, etc…) sans compter ceux qui se suicident à petit feu par la drogue ou par l’alcool.
    C’est cela la concurrence, à l’abri de laquelle sont les dirigeants, incompétents mais repus et imbus d’eux-mêmes. Ils disent qu’il faut partager mais ne le font pas, qu’il faut être performant pour avoir le droit de vivre dignement, comme si il n’y en avait pas assez pour tout le monde !
    Or, contre le chômage, la Croissance n’est pas nécessaire !

    On n’arrête pas le progrès, constate le bon sens populaire. Augmenter la productivité permettrait aussi de diminuer le temps de travail. Qu’est-ce qui l’empêche ? La Concurrence ! Dans un texte publié en 1973, intitulé « Le rôle de l’ ÉTAT sans l’ Économie ou le procès du libéralisme  » j’écrivais :
    « Dans ce contexte, l’intérêt de l’argent placé d’un coté, dû de l’autre, la publicité et les investissements encouragés par la fiscalité, les rabais proposés au consommateur, aggravent le mouvement et je ne vois pas comment on pourrait résoudre le problème en poussant la croissance, sinon par le vide, c’est-à-dire le chômage. Inutile d’essayer d’en sortir tant qu’on n’y a rien compris. »
    Concernant les délocalisations j’ai fait changer d’avis le Pr Pierre Bauchet en 1996, Président de l’ Université Paris I Sorbonne à l’époque, rejoignant celui de Maurice Allais , seul Prix Nobel d’ Économie Français .
    La concurrence est utile jusqu’à un certain point. Une part de solidarité aussi ! Entre autres mesures radicales, car peu nombreuses, 3 , une dose de solidarité consisterait en une taxe de 20 % d’où l’on pourrait déduire un SMIC amélioré assorti d’un crédit d’impôt.
    Ce serait un excellent moyen de reprendre et de partager les marge-arrières des entreprises dominantes et bénéficiant de rentes de situation dues à la dépendance excessive de leurs fournisseurs par rapport au marché !
    Rien que cette mesure peut améliorer beaucoup la situation !
    On ne peut rien contre la logique , Fillon, Macron et Vals non plus !

  9. Du temps de Plogoff près de la pointe du raz dans le Finistère où la France voulait construire une centrale nucléaire, près de la baie des trépassés, on disait que la Droite c’était « ferme ta gueule ! » et la Gauche « cause toujours! ».
    Je n’ai jamais trouvé une critique devant mes raisonnements, que le silence c’est-à-dire du vide, un silence total.
    Quitte à favoriser des aventures extrémistes comme Trump aux États-Unis : où allons nous s’il n’existe plus de courage de la vérité ? N’est-ce pas la fin de l’histoire ?…donc du monde ?

    La Nasa prédit la fin prochaine de notre civilisation
    le Mercredi 19 Mars 2014 à 07:20
    Selon une étude financée par le Centre de vols spatiaux Goddard de la Nasa, notre civilisation industrielle n’a plus que quelques décennies à vivre. En cause : un problème de gestion de ressources naturelles et une mauvaise répartition des richesses.

    Le retour de la fin du monde!
    Cette fois, c’est sûr, désolé, notre civilisation occidentale, industrielle, telle que nous la connaissons, la pratiquons, va disparaître dans les prochaines décennies, et ce en raison d’un problème de gestion de ressources naturelles et d’une mauvaise répartition des richesses.
    Le constat est établi par des scientifiques de la Nasa qui ont cherché et répertorié avec un nouvel outil mathématique, baptisé « HANDY », pour Human and Nature Dynamical, toutes les raisons qui ont entraîné la chute de grandes civilisations comme celle des Mayas ou l’empire romain.
    Le même phénomène se répète depuis 5.000 ans
    A chaque fois, une même série de facteurs serait en jeu : le climat, la population -la démographie-, l’eau, l’agriculture ou encore l’énergie.  Dit autrement, par Rue89 : lorsque les hommes tirent trop sur leurs ressources et lorsqu’ils organisent leurs sociétés entre de très riches élites et des masses de pauvres, la civilisation craque. C’est le même phénomène qui se répète depuis 5.000 ans.
    A partir de là, ces scientifiques expliquent qu’il y a deux scénarios pour nous : dans le premier, les élites accaparent tellement de ressources que les plus pauvres connaissent la famine, disparaissent mais comme c’est cette catégorie d’humain qui fait tourner la machine économique, et bien au final le système s’effondre. Dans le second, c’est la simple surconsommation des ressources qui entraine le déclin de toutes les catégories de population. Seule solution selon ces experts qui sont aussi cités par le Guardian : rééquilibrer le partage des richesses, consommer moins, s’appuyer sur des ressources renouvelables et limiter l’essor démographique. Tout un programme… politique !

  10. Une réflexion retrouvée et en rapport exact avec le sujet :
    Forum Économie de Boursier.com du 27 01 2015

    Moi aussi, j’aimerais comprendre la création monétaire

    Pourquoi les taux d’intérêt sont bas ? Parce qu’il y a trop d’argent en circulation ou plutôt parce qu’il n’est pas assez bien réparti, parce qu’il n’est pas entre les mains d’ une demande consistante et crédible, demande existante mais exclue du fait de salaires insuffisants du fait d’une mondialisation les tirant vers le bas ou d’une exclusion totale de l’emploi.
    C’est une simple question de demande, pas du tout une question d’offre ! La politique de l’offre est une politique de compétitivité perpétuelle qui écrase la demande et enrichit une minorité repue.
    Dans ma récente lettre au Président Hollande j’ ai écrit : «  Le Progrès ne crée pas de richesse, il crée un gain de temps, qui n’est de l’argent que par la plus-value qu’entraîne une plus grande production ou une moins grande quantité de travail à payer par licenciement d’une partie de la main d’ oeuvre employée, gain partagé avec les consommateurs par baisse du prix de vente, d’ où l’expression « Le temps, c’est de l’argent ! »
    C’est cette augmentation de la production qui justifie la création de monnaie bancaire, le moteur de l’ Économie étant le crédit. Encore faut-il que les banques aient devant elles une demande crédible et qu’elles n’aient pas la tentation de spéculer, ce que la politique de Q/E de la BCE ne peut qu’alimenter !
    Dans le passé, si les banques prêtaient trop la loi de l’offre et de la demande amenait les banques centrales à augmenter les taux d’escompte et la demande baissait ! Que s’est-il passé ?
    C’est là qu’intervient la mondialisation ou prolifération de l’offre et écrasement de la demande du fait d’une concurrence déloyale généralisée, l’exploitation d’une main d’ oeuvre asiatique énorme et
    représentant une demande très faible, demande confisquée par des intermédiaires relativement peu nombreux et donc insuffisante par rapport à une offre massive.
    La solution trouvée, les robots, n’en est pas une : ils travaillent encore plus que les chinois (70 H par semaine ) , travaillent plus vite, ne demandent pas d’augmentation et ne consomment que de l’énergie mais beaucoup alors que c’est justement le plus gros problème !
    D’où la nécessité de détacher les cotisations salariales et patronales et égales aux salaires nets de l’emploi par de la TVA, rendant les concurrences déloyales, car sans charges,2 fois moins rentables !
    De même l’indexation de la masse salariale sur 50 % de la valeur ajoutée rendrait les licenciements sans intérêt et permettrait de relancer la demande par la stabilité de l’emploi et la hausse des salaires, mettant aussi hors jeu les concurrences déloyales.
    Quand on voit les économistes divisés sur l’ avantage ou l’inconvénient d’une monnaie forte on ne peut que se méfier des spéculations intellectuelles !
    « Un pays qui dévalue s’appauvrit » répondit Alain Juppé, 1er Ministre en Novembre 1995 à Giscard d’ Estaing et Philippe Séguin qui demandaient une dévaluation du Franc, phrase figurant dans un texte de réflexion sur le commerce international que je lui avais adressé une dizaine de jours auparavant.
    Entre temps j’ai retrouvé un article découpé, oublié et retrouvé du 25 Octobre 1988 dans La Croix où Jean Boissonnat, rédacteur en chef de l’ Expansion à l’époque, écrivait « Or, chaque dévaluation est un appauvrissement puisqu’elle signifie que nous vendons moins cher notre travail et que nous achetons plus cher le travail des autres. »
    Dans le même sens Pierre de Calan, membre de l’ Institut, ex PDG des chantiers de l’ Atlantique écrivait le 13 Novembre 1991 « L’activité de reprendra, le chômage ne se réduira sensiblement que le jour où l’allègement des charges qui pèsent sur les entreprises permettra à celles-ci d’accroître leurs débouchés intérieurs et extérieurs sans qu’on leur administre les drogues de l’inflation ou de la dévaluation. »
    La baisse de l’ Euro ne règle en rien le problème essentiel, la dette, qui ne peut que s’accroître, car cette baisse de l’ EURO nous appauvrit !

  11. La baisse de l’euro n’appauvrit pas tout le monde, elle augmente les inégalités surtout car elle profite aux entreprises exportatrices et à leurs employés, au détriment de l’intérêt général.

  12. L’article de Pierre de Calan s’intitulait « Le fond des choses » dans le journal La Croix. IL Contestait les déclarations de l’ économiste Alain Cotta qui venait de publier un livre « La France en panne ».
    Il terminait son article en érivant :  » En économie comme en tout domaine, l’eau claire de la vérité ne se trouve pas dans les quelques flaques éparpillées sur la margelle. Il faut avoir l’intelligence et le courage de la chercher au fond du puits. »
    En fait il n’y a rien de tel que de réfléchir dans le contexte, comme pour apprendre une langue il faut un certain temps vivre dans le pays, le plus tôt étant le mieux.

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